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#1 29-05-2016 10:48:41

powershot
Administrateur
Inscription : 28-05-2016
Messages : 28

L'ASTHME EN BELGIQUE, RAPPORT DÉTAILLÉ

L’asthme est une cause majeure de morbidité dans le monde, près de 100 millions de personnes. Victimes désignées, les enfants, chez qui l’asthme est la maladie chronique la plus fréquente. Qu’en est-il en Belgique? Comment prévenir cette affection? Quel rôle la pollution joue-t-elle dans sa prévalence? Vous trouverez réponses à ces questions et d’autres encore dans le nouveau dossier thématique du CROSP «L’asthme et la pollution de l’air», rédigé par Marina Puddu et Jean Tafforeau. Morceaux choisis.
En Belgique, l’asthme représente près de 300 décès par an, soit 0,28% des décès dans la population générale. Mais l’impact de l’asthme est beaucoup plus important en terme de morbidité.

- LA POLLUTION -


FACTEUR AGGRAVANT


Les études et enquêtes réalisées montrent que la prévalence de l’asthme diagnostiqué varie de 2 à 8% et qu’elle croît d’année en année.
La pollution peut-elle ici être mise en cause? En théorie, oui, mais il ne s’agit encore que d’une hypothèse, expliquent les auteurs. Même si l’asthme semble être plus fréquent dans les pays industrialisés, peu de résultats montrent que la pollution de l’air est directement responsable de l’apparition de nouveaux cas d’asthme dans nos pays. Toutefois, les polluants provenant notamment du transport routier et des industries ont un impact négatif sur le système respiratoire et sont en cela un facteur aggravant de l’asthme notamment. En Belgique, on constate ces dernières années une amélioration de la qualité de l’air ambiant, suite à une diminution des polluants émis par les industries, mais les émissions provenant du transport routier sont par contre en augmentation…

IMPACT SOCIAL ET ÉCONOMIQUE


Que ce soit pour les malades, leur entourage ou pour la société, la charge que représente l’asthme au niveau social et économique est énorme. Les petits asthmatiques risquent des difficultés d’apprentissage et ont plus souvent besoin d’un accompagnement scolaire. L’asthme peut également affecter leur développement psychologique. Chez les adultes, cela peut entraîner une diminution de la productivité au travail, voire une perte d’emploi.
Ce rapport fait état de coûts directs médicaux (médicaments, consultations, hospitalisations) s’élevant pour la Belgique en 1996 à 2441 euros par patient. Sans compter les coûts annexes tels que l’aménagement de l’habitat, l’achat de housses anti-acariens etc, ainsi que les coûts indirects représentés par une perte d’emploi, la dégradation de la qualité de vie et les ‘inchiffrables’, telle la souffrance engendrée…

ELÉMENTS DE PRÉVENTION


Eviter les complications, limiter les symptômes, tels sont les objectifs d’une prévention de l’asthme, rapportent les auteurs.
En terme de prévention primaire, il s’agira d’éviter toute condition favorable au développement de la maladie, afin de prévenir ou retarder sa survenue chez des sujets prédisposés. Les femmes enceintes elles-mêmes allergiques peuvent déjà modifier leurs habitudes tabagiques, optimiser leur alimentation et éviter toute exposition aux sensibilisants.
Après la naissance, l’allaitement maternel est à encourager bien que ceci reste toujours controversé. Enfin, l’amélioration de la qualité de l’air intérieur par l’éviction des allergènes et l’aménagement de l’habitat représente un réflexe préventif capital.
Le dépistage et la détection précoce de l’asthme sont à encourager dans le cadre d’une prévention secondaire. Beaucoup de jeunes asthmatiques s’ignorent…
Enfin, l’asthme établi, il est conseillé en terme de prévention tertiaire, d’assurer l’éviction des allergènes et des facteurs déclencheurs dans le but de prévenir les crises d’asthme et de réduire les traitements médicamenteux. Education du patient et du personnel soignant, évaluations, et suivi de la maladie et des soins sont les maîtres mots d’une bonne prise en charge du patient asthmatique.

RECOMMANDATIONS


Le dépistage à grande échelle est aussi une mesure préventive à envisager, estiment Marina Puddu et Jean Tafforeau. D’après une récente enquête bruxelloise, 50% des enfants asthmatiques en milieu scolaire sont méconnus et ne bénéficient donc pas d’une prise en charge adaptée. Or il n’existe malheureusement pas pour l’instant de test efficace et fiable de dépistage de l’asthme.
Avant l’âge de deux ans, les asthmes et les allergies sont encore trop souvent sous-diagnostiqués, sous-traités ou mal traités, d’où la nécessité d’une détection précoce.
Il faudrait également centrer les efforts sur une réduction des coûts globalement élevés du traitement de l’asthme, qui de ce fait est moins bien suivi surtout dans les familles à faibles revenus.
Les auteurs plaident encore pour une meilleure information des patients, de leur entourage et du personnel soignant, notamment en ce qui concerne les directives nationales et internationales largement appliquées en matière de traitement de l’asthme.
Il serait par ailleurs opportun que les évolutions thérapeutiques en la matière fassent l’objet d’une formation continue des médecins.
Enfin, le développement de nouveaux médicaments et l’étude scientifique clinique d’un traitement optimal de l’asthme représentent aussi une stratégie importante de lutte contre la maladie.
Un asthmatique l’est en général à vie. La guérison totale est rare. Ces interventions, éléments conseillés d’une politique de santé en matière de lutte contre l’asthme en Belgique, peuvent au moins contribuer à réduire le déclenchement des crises d’asthme et, par là, améliorer un tant soit peu la qualité de vie des malades.

Myriam Marchand


Cordialement,
L'administrateur de BPCO-BEL
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