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BPCO-BEL Espace de discussion et de partage sur la Broncho-Pneumonie Chronique Obstructive en Belgique

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#1 03-06-2016 07:52:34

powershot
Administrateur
Inscription : 28-05-2016
Messages : 28

DÉFINITION DU CANCER

La cellule cancéreuse est une cellule qui échappe au contrôle de son renouvellement.
Toutes les cellules de l'organisme sont soumises à un renouvellement constant et programmé: les cellules d'un même type sont organisées pour former un tissu ou un organe.

Régulièrement, des cellules meurent par vieillissement ou par dysfonctionnement et sont remplacées, afin que les tissus et les organes conservent leur fonction. Cette régulation est sous contrôle.
Dans certains cas, certaines cellules anormales échappent à ce phénomène de régulation et acquièrent le pouvoir de se multiplier indéfiniment, en changeant parfois leur type initial et envahissent le tissu ou l'organe dont elles sont issues, altérant ainsi le fonctionnement de celui-ci.
Au niveau cellulaire, ce contrôle est initié à partir des chromosomes qui contiennent l'information génétique. Sous l'influence de certains facteurs, l'information contenue peut être modifiée et le fonctionnement de la cellule perturbé.
Il existe cependant des systèmes de réparation de l'information contenue sur les chromosomes , mais ces systèmes de réparation peuvent être débordés et le processus de cancérisation débute, les cellules se développent indépendamment de tout contrôle, d'abord au sein même du tissu ou de l'organe, puis migrent dans tout l'organisme, sous forme de métastases .
Un cancer se caractérise donc par le type de cellules dont il est originaire (carcinome ou sarcome) et par la différenciation plus ou moins importante par rapport à la cellule initiale (cancer indifférencié, peu différencié ou pas différencié)

ANATOMIE DU POUMON

ANATOMIE DU POUMON

Les poumons sont des organes vitaux: ils sont le siège des échanges gazeux entre l'air et le sang.
L'oxygène de l'air inspiré passe dans le sang tandis que le gaz carbonique relargué par les cellules est rejeté dans l'air expiré.

Les poumons sont au nombre de deux, un droit et un gauche; ils sont formés de lobes , deux pour le gauche, trois pour le droit.

On distingue deux parties dans les poumons: les bronches qui forment un réseau de tubes qui se divisent en ramifications de plus en plus petites pour se terminer par les alvéoles pulmonaires, dont la paroi est très fine, de l'ordre de 0.1 à 0.3 µm, lieu des échanges gazeux.

FACTEURS DE RISQUE

Le tabagisme

Le tabagisme demeure le principal facteur de risque, il est responsable de 80 à 90% des cas de cancers du poumon. Le risque augmente avec le nombre de cigarettes fumées par jour et le nombre d'années de tabagisme: le tabagisme se quantifie en paquets-années.
La fumée de cigarette inhalée au niveau de l'arbre bronchique constitue un agent agressif qui va altérer le processus physiologique de protection des poumons.
En effet, les bronches forment un réseau de tubes  qui amènent l'air au contact des alvéoles pulmonaires où se fera l'échange gazeux entre l'oxygène et le gaz carbonique. Ces tubes sont tapissés d'une couche de cellules recouvertes d'une substance protectrice, le mucus. Certaines cellules possèdent de fins cils qui battent de manière synchrone afin de faire circuler le mucus vers le haut des poumons et d'éliminer les particules inhalées piégées par le mucus.
Les particules de fumée inhalées détruisent rapidement ce mécanisme d'épuration en altérant les cils et la muqueuse respiratoire s'épaissit.
Les particules nocives ne sont donc plus éliminées, elles stagnent dans le mucus et agressent alors directement les cellules des bronches et du tissu pulmonaire, faisant le lit du cancer.

Le tabagisme passif

Le tabagisme passif est également un facteur de risque: l'inhalation passive de la fumée de tabac augmente le risque de développer un cancer du poumon

Autres particules

D'autres particules auxquelles un sujet peut être exposé dans sa vie professionnelle telles l'amiante, le radon, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le chrome, le nickel, l'arsenic, sont identifiées comme carcinogènes . Elles renforcent aussi les effets du tabac.

Certaines maladies

Certaines maladies, en fragilisant le tissu pulmonaire, peuvent faire le lit du développement d'un cancer du poumon (tuberculose, maladie infectieuse pulmonaire).

Alimentation

L'alimentation pauvre en fruits et légumes frais est aujourd'hui reconnue comme facteur de risque de développer tout type de cancer.

Il peut se passer plusieurs années, jusqu'à 30 ans, entre le début de l'exposition à un facteur de risque et l'expression clinique du cancer.

SIGNES CLINIQUES

Au début de la maladie, les symptômes sont très banals

  • toux persistante

  • enrouement

  • douleur thoracique

  • crachats sanglants

  • essoufflement

  • asthénie, amaigrissement inexpliqué

  • bronchites ou infections pulmonaires à répétition

Parfois, c'est par une métastase que le cancer est découvert:

  • douleur osseuse, tassement d'une vertèbre (métastase osseuse)

  • ictère (signe d’une métastase hépatique)

  • trouble du comportement, vertiges (métastase cérébrale)

DIAGNOSTIC

C'est l'aggravation d'un symptôme banal qui va orienter vers la recherche d'un cancer du poumon. En dehors de tout symptôme, une radiographie du thorax de routine peut parfois révéler de manière fortuite un cancer du poumon.

EXAMENS COMPLEMENTAIRES

Imagerie

La radiographie pulmonaire, le scanner avec injection de produit de contraste et aujourd'hui de plus en plus souvent, le scanner par émission de positons (SCANPET) sont les examens essentiels en imagerie.

Fibroscopie bronchique

Par la visualisation directe de l'arbre bronchique, elle permet de faire les prélèvements nécessaires à la confirmation du diagnostic: la biopsie de la lésion permet de préciser le type de cellules en cause.
Parfois la biopsie ne donne rien et on est amené à pratiquer une biopsie transpariétale (c'est-à-dire à travers le thorax) dirigée sous scanner voire même une thoracotomie exploratrice par incision du thorax sous anesthésie générale.

Bilan d'extension

Quel que soit le type de cancer, on recherche
des ganglions
une hépatomégalie

On pratique:
un scanner des glandes surrénales
une échographie du foie

Pour les cancers non à petites cellules opérables, le bilan d'opérabilité comporte:
un examen cardiaque avec électrocardiogramme
un examen sanguin

- TRAITEMENTS

CHIRURGIE
L'opération consiste en l’ablation d’un lobe ou d'un poumon ainsi que d’un curage ganglionnaire associé.
La décision de lobectomie ou de pneumonectomie est prise en fonction de la localisation et du volume tumoral.

L'intervention se déroule sous anesthésie générale, dure entre 2 et 3 heures, le retour à domicile s'effectue au bout d'une quinzaine de jours et nécessite une prise en charge par un kinésithérapeute, afin de réapprendre à contrôler et à optimiser sa respiration.

RADIOTHÉRAPIE
La radiothérapie agit localement et directement sur la lésion, de façon très précise. La première étape appelée simulation ou repérage, consiste à préparer une coque personnalisée permettant de définir les champs d'irradiation; elle se fait à l'aide d'un scanner qui donne des images en 3 dimensions de la tumeur et de ses rapports anatomiques.
Le traitement dure entre six et huit semaines, à raison de séances quotidiennes d'une dizaine de minutes.
Les effets secondaires principaux sont des douleurs à la déglutition dues à une inflammation de l'œsophage (œsophagite radique)

CHIMIOTHÉRAPIE
Le traitement cytotoxique est en général administré par perfusions intraveineuses et combine plusieurs molécules, en fonction du type de cancer, de son stade et de l'état du patient. Les combinaisons peuvent être modifiées en cours de traitement selon la tolérance du sujet et l'évolution de la maladie.

ASSOCIATIONS CHIMIOTHERAPIE/ RADIOTHERAPIE

L'association des deux thérapeutiques renforce les bénéfices de chacune.
Les deux thérapeutiques peuvent être appliquées:

en même temps, c'est la radiochimiothérapie concomitante
en alternance, les séances de chimiothérapie alternent avec les séances de radiothérapie
de manière séquentielle, c'est à dire l'une après l'autre.
L'administration concomitante s'avère aujourd'hui assurer le meilleur contrôle de la tumeur.

Les cancers broncho-pulmonaires à petites cellules, exceptionnellement opérables, sont traités par chimiothérapie et radiothérapie.

NOUVELLES TECHNIQUES
De nouvelles techniques moins invasives sont en cours d'évaluation.

La cryochirurgie consiste à introduire par la trachée une sonde dans la bronche jusqu'à la lésion  afin de détruire la tumeur à l’aide de protoxyde d’azote atteignant une température de -30°Celsius.

La thérapie photodynamique utilise des substances excitables par un flux lumineux. Toutes les pathologies liées à une croissance tissulaire rapide peuvent bénéficier de cette nouvelle technique.

Principe : les cellules qui se multiplient rapidement exigent plus de "nourriture" que les autres, en l’occurrence, la substance photosensible.
Après administration, celle-ci se concentre donc de préférence dans ces cellules. Un rayon de lumière est dirigé avec une grande précision sur le tissu atteint et comme la substance active s’accumule sélectivement dans les cellules pathologiques, la thérapie photodynamique est un procédé hautement sélectif : les dégâts causés au tissu normal avoisinant sont infimes.


Cordialement,
L'administrateur de BPCO-BEL
Mon autre site : http://monmyelome.be/

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