BPCO-BELGIQUE

BPCO-BEL Espace de discussion et de partage sur la Broncho-Pneumonie Chronique Obstructive en Belgique

Vous n'êtes pas identifié(e).

Annonce

Au vu de l'absence d'inscription sur le forum, ce qui se traduit par un manque total d'intérêt du sujet, le forum ne sera plus mis à jour et probablement fermé prochainement !

#1 LE CANCER DU POUMON » LE CANCER DU POUMON EN CINQ QUESTIONS » 10-06-2016 06:49:48

powershot
Réponses : 0

Le cancer du poumon, ou cancer bronchique, est l’un des plus fréquents au monde. Tour d’horizon en cinq questions.

Qu’est-ce que le cancer du poumon ?

C’est une tumeur maligne qui se développe le plus souvent à partir de cellules des bronches, au niveau d’un poumon. On distingue les cancers à petites cellules (20 %), d’évolution rapide mais assez sensibles à la chimiothérapie, et les cancers non à petites cellules (80 %).

Qui est concerné ?

Le cancer bronchique touche environ 40 000 personnes par an, en majorité des hommes. Il est fréquent et représente la première cause de décès par cancer en France. lorsqu'il est détecté précocement, les chances de guérison sont améliorés.

Quels facteurs de risque ?

Le tabac (cigarette, pipe, narguilé, cannabis…) est responsable de plus de 80 % des cancers du poumon, dont la quasi-totalité des cancers à petites cellules. Un fumeur court ainsi 10 fois plus de risques qu’un non-fumeur. Quel que soit l’âge, arrêter de fumer est toujours bénéfique.
L’exposition régulière à certaines substances, comme l’amiante, est également en cause dans certaines formes de cancer du poumon.

Comment le dépister ?

Il n’y a pas de dépistage organisé pour le cancer du poumon, difficile à détecter de façon fiable et précoce. La mise en place de techniques de dépistage chez les sujets à haut risque (gros fumeurs) est à l'étude.

Quand consulter ?

La moitié des patients présentent des symptômes tels que : crachats de sang, toux, essoufflement, perte de poids importante, fatigue persistante ou douleurs. Il est conseillé de consulter si un de ces symptômes apparaît ou persiste de façon inhabituelle.

Et l’I-O dans tout ça ?
L’Immuno-oncologie (I-O) vise à réactiver l’immunité anti-tumorale des patients. Des recherches sont encore en cours dans le cadre de cette pathologie, notamment en ce qui concerne les approches visant à lever les freins de l’immunité.

#2 L'APNÉE DU SOMMEIL » DÉPISTAGE DE L’APNÉE DU SOMMEIL » 06-06-2016 20:27:03

powershot
Réponses : 1

apnée du sommeil
Le ronflement est un bruit, d’intensité variable, qui résulte de la vibration des tissus du pharynx, du palais mou et de la luette lors du passage de l’air. Contrairement à ce qu’on observe le jour, ces tissus perdent du tonus lors du sommeil et la position horizontale durant le repos fait en sorte que la gravité repousse la langue et les autres tissus vers le fond de la cavité buccale. On parle d’apnée du sommeil lorsqu’il y a une interruption de la respiration.  Selon la définition de l’APSS on parle d’apnée obstructive du sommeil lorsqu’on enregistre une interruption de la respiration de 10 secondes, tout en observant des efforts au niveau des muscles inspiratoires. Le tout est accompagné d’une baisse du taux d’oxygène dans le sang.  On parle d’apnée centrale lorsqu’on remarque un arrêt respiratoire, sans que les muscles inspiratoires ne fassent d’effort pour que la respiration s’effectue.

Il existe plusieurs questionnaires et indices cliniques pouvant mener à soupçonner la présence d’apnée du sommeil chez une personne, dont ‘L’Échelle de Somnolence d’Epworth’. Toutefois, présentement seul des tests de polysomnographie (tests du sommeil) sont reconnus pour diagnostiquer cette condition. Pour déterminer la sévérité de la maladie, on compile la moyenne d’arrêts respiratoires, à l’heure. Il est normal d’observer jusqu’à 5 arrêts respiratoires à l’heure, un cas léger d’apnée du sommeil se caractérise par une moyenne d’arrêts se situant entre 5 et 15 arrêts, un cas modéré entre 15 et 30 et on verra des indices se situant à plus de 30 arrêts à l’heure dans les cas sévères.

Le rôle du dentiste est de dépister, parmi ses patients, ceux qui pourraient bénéficier de traitement et de les référer, le cas échéant, pour une évaluation médicale plus approfondie. L’équipe dentaire est parfaite pour ce rôle : les dentistes voient plus de 50% de la population, 2 fois par année. Ils sont aussi en mesure de bien évaluer les structures anatomiques impliquées dans la pathologie. Plusieurs ressources sont disponibles pour prendre en charge ces patients. De nombreux hôpitaux disposent de laboratoires du sommeil et des compagnies privées offrent des services de tests du sommeil, dans la majorité des régions du pays. Il est très important de préciser que la plupart des intervenants médicaux impliqués dans le diagnostic de l’apnée du sommeil sont peu familiers avec les appareils dentaires et leurs indications. Il est recommandé que le dentiste désirant s’impliquer dans ce champ de pratique s’entende sur un protocole de prise en charge de patients avec  les autres médecins qui seront en charge du diagnostic.

LES CONSÉQUENCES DE L’APNÉE DU SOMMEIL

Selon des données canadiennes publiées en 2009, 3% de la population de plus de 18 ans ont reçu un diagnostic d’apnée du sommeil. Chez les gens de plus de 45 ans, cette proportion passe à 5%. Toujours selon la même enquête, parmi la population adulte n’ayant pas été diagnostiquée, 26% d’entre eux présentent des symptômes et des facteurs de risques de développer des troubles d’apnée du sommeil. Les hommes seraient atteints dans une plus grande proportion que les femmes selon un ratio d’environ 3 pour 1. 5

Parmi les maladies qui sont aggravées ou déclenchées par l’apnée du sommeil, on note principalement l’hypertension artérielle, le diabète type 2, l’obésité, la dépression, la perte de libido, des troubles de concentration et des pertes de mémoire.  Certains articles récents font même un lien entre la présence d’apnée du sommeil et la maladie d’Alzheimer (7). D’autres statistiques démontrent un taux d’accident de voiture jusqu’à 15 fois plus élevé qu’une population normale. En résumé, l’apnée du sommeil diminue significativement l’espérance de vie et la qualité de vie du patient. Toutefois, dû au fait que la condition se développe lentement, le patient ne réalisera que très rarement l’étendue de son problème.

Tout dentiste prudent doit savoir que ce n’est pas à lui de diagnostiquer l’apnée du sommeil chez un patient. Toutefois, certains cas peuvent être traités par des dentistes, sous ordonnance. Il a été démontré que les appareils dentaires réduisent les épisodes d’apnée efficacement sur une période prolongée et ont un excellent taux d’utilisation.

LES TRAITEMENTS

Le traitement visera à corriger le ronflement et les apnées pour ainsi prévenir les complications secondaires dues aux perturbations du sommeil, aux problèmes de la respiration et de l’oxygénation sanguine.

Un premier effort sera fait pour obtenir une hygiène de sommeil normale : horaire régulier, sans somnifère ou alcool avant le sommeil. On doit viser un poids idéal et l’arrêt tabagique. Si le ronflement et les apnées sont prédominants sur le dos, des conseils pour éviter au patient la position dorsale seront fournis.

L’APPC

Le traitement le plus populaire pour l’apnée du sommeil est l’APPC ou Appareil à Pression Positive Continue (CPAP en anglais). Cet appareil, constitué d’une moteur de ventilation et d’un masque facial, fonctionne en soufflant de l’air sous pression dans les voies respiratoires, les dégageant et permettant à la personne de respirer. L’APPC est un traitement très efficace, mais son principal inconvénient est l’abandon de traitement : beaucoup de personnes ne suivent pas le traitement de façon continue et l’abandonnent au bout de quelques années. Selon les recommandations de la Canadian Sleep Society, l’APPC est particulièrement indiqué dans les cas d’apnée sévère, modérée ou accompagnés de gros symptômes, en première ligne.

Le coût d’un APPC peut varier, impliquant plusieurs milliers de dollars, tout dépendant du type de machine sélectionné et des accessoires inclus. Au Québec, le régime de la RAMQ ne couvre pas l’achat de ces appareils, qui sont par ailleurs généralement bien couverts par les régimes d’assurance privée.

LES APPAREILS DENTAIRES

Les appareils dentaires, quant à eux, utilisent surtout le principe de l’avancement mandibulaire. D’autres appareils retenant la langue en position antérieure sont aussi disponibles, mais leur usage est plutôt marginal. En stabilisant la mandibule dans une position avancée, on se trouve à reconfigurer les voies respiratoires supérieures, facilitant le passage de l’air et éliminant les épisodes d’obstruction respiratoire. Les appareils dentaires sont particulièrement indiqués dans les cas de ronflement seulement, dans les cas d’apnée légère ou modérée, sans trop de symptômes. On peut aussi les utiliser dans les cas d’apnée sévère, en cas d’échec du APPC.

Il n’existe pas d’échelle fixe de prix pour le traitement et le suivi de ces appareils, mais en discutant avec différents praticiens, la valeur de ces services implique des déboursés de plusieurs milliers de dollars. Le remboursement auprès des assureurs peut être problématique et fonctionne souvent au cas par cas.

Une étude récente comparant l’APPC aux appareils dentaires dans un groupe de cas sévères, conclut que les 2 alternatives de traitement ont une efficacité globale comparable: bien que l’APPC est plus efficace qu’un appareil dentaire, le fait que le patient utilise l’appareil dentaire pour un nombre d’heures plus élevé que l’APPC fait que l’efficacité globale de ces 2 options de traitement est comparable.

#3 TRAITEMENTS » INNOVAIR NEXTHALER » 06-06-2016 10:52:40

powershot
Réponses : 0

Une nouvelle forme pharmaceutique de l'association fixe de béclométasone et de formotérol, présentée en poudre pour inhalation.
NEXTHALER est un dispositif d'inhalation multidose autodéclenché par l'inspiration, permettant la délivrance du produit indépendamment du débit inspiratoire.

INNOVAIR NEXTHALER

INNOVAIR NEXTHALER 100 µg/6 µg/dose poudre pour inhalation (béclométasone/formotérol) est indiqué chez l'adulte en traitement continu de l'asthme persistant, dans les situations où l'administration par voie inhalée d'un médicament associant un corticoïde et un bronchodilatateur bêta-2 agoniste de longue durée d'action est justifiée :
chez les patients insuffisamment contrôlés par une corticothérapie inhalée et la prise d'un bronchodilatateur bêta-2 agoniste de courte durée d'action par voie inhalée "à la demande",
ou chez les patients contrôlés par l'administration d'une corticothérapie inhalée associée à un traitement continu par bêta-2 agoniste de longue durée d'action par voie inhalée.

NOTE :
INNOVAIR NEXTHALER ne correspond pas au traitement adapté de la crise d'asthme aiguë.

Chaque dose contient 100 µg de béclométasone et 6 µg de formotérol.
La dose délivrée au travers de l'embout buccal est de 81,9 µg de béclométasone et 5 µg de formotérol.

A PROPOS DE L'INHALATEUR NEXTHALER

Le dispositif NEXTHALER est un inhalateur multidose permettant de délivrer un aérosol extrafin. Il est déclenché par l'inspiration et permet la délivrance du produit indépendamment du débit inspiratoire, dans l'intervalle de limites que la population des patients concernés peut atteindre avec l'inhalateur.

Le dispositif NEXTHALER est composé d'un boîtier constitué d'une coque inférieure munie d'une fenêtre affichant le nombre de doses restantes et d'un couvercle intégral. Après ouverture, le couvercle, qui contrôle également le mécanisme de décompte des doses, libère un embout buccal au travers duquel le médicament est inhalé.

CONSEILS AUX PATIENTS

Dans la mesure du possible, les patients doivent se tenir debout ou en position assise à la verticale lors de chaque inhalation.
L'administration compte trois étapes : ouverture du couvercle, inhalation et fermeture du couvercle. La succession de ces gestes déclenche le mécanisme de décompte des doses. Si le couvercle est ouvert puis refermé sans que le patient ait inhalé la dose, celle ci est renvoyée dans le réservoir de poudre à l'intérieur de l'inhalateur, la dose suivante pourra être inhalée en toute sécurité.

IL SERA RECOMMANDÉ AU PATIENT DE RETENIR SA RESPIRATION PENDANT 5 À 10 SECONDES (OU PLUS S'IL NE RESSENT PAS DE GÊNE) AVANT D'EXPIRER.
En effet, la déposition pulmonaire est optimale lorsque le patient exerce une inhalation rapide et profonde au travers de l'inhalateur.

Le patient ne doit pas expirer dans l'inhalateur avant ou après l'administration de la dose, afin de ne pas nuire au bon fonctionnement du dispositif.
Après la première ouverture du sachet, le médicament doit être utilisé dans un délai de 6 mois et conservé à une température ne dépassant pas 25 °C.

APRÈS L'INHALATION, LES PATIENTS DOIVENT SE RINCER LA BOUCHE, SE GARGARISER À L'EAU OU ENCORE SE BROSSER LES DENTS.

Posologie : tenir compte des propriétés de l'inhalateur
Compte tenu de sa distribution en particules extrafines, un ajustement de la posologie peut être nécessaire lorsque INNOVAIR NEXTHALER est initié en remplacement d'une spécialité délivrant des particules non extrafines. Cette précaution n'apparaît pas nécessaire lors du remplacement d'INNOVAIR solution pour inhalation en flacon pressurisé par INNOVAIR NEXTHALER poudre pour inhalation.

La posologie est individuelle et doit être ajustée en fonction de la sévérité de la maladie, que ce soit à l'initiation ou pendant les phases d'adaptation du traitement.
Chez l'adulte âgé de 18 ans et plus, la posologie recommandée est de 1 à 2 inhalations 2 fois par jour.
La dose journalière maximale est de 4 inhalations par jour.

#4 TRAITEMENTS » SEEBRI BREEZHALER (glycopyrronium) » 04-06-2016 13:40:08

powershot
Réponses : 0

Nouveau principe actif dans la prise en charge de la BPCO

flixotide

SEEBRI BREEZHALER 44 µg/dose poudre pour inhalation en gélule se compose de glycopyrronium, un nouveau principe actif anticholinergique de longue durée d'action.
Administré par voie inhalée, ce médicament est indiqué dans le traitement bronchodilatateur continu chez les patients adultes présentant une BPCO.

SEEBRI BREEZHALER 44 µg/dose poudre pour inhalation en gélule (glycopyrronium) est indiqué chez l'adulte en traitement bronchodilatateur continu pour soulager les symptômes de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

SEEBRI BREEZHALER permet de délivrer (au travers de l'embout buccal de l'inhalateur) une dose de 55 µg de bromure de glycopyrronium équivalant à 44 µg de glycopyrronium.
Ce médicament fait l'objet d'une surveillance supplémentaire qui permettra l'identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté.

A PROPOS DU GLYCOPYRRONIUM
Le bromure de glycopyrronium est un antagoniste des récepteurs muscariniques de haute affinité (anticholinergique). Il agit en inhibant l'effet bronchoconstricteur de l'acétylcholine dans les cellules des muscles lisses des voies aériennes, ce qui entraîne leur relaxation.

La longue durée d'action peut être attribuée en partie à la persistance des taux de substance active dans le poumon, comme en témoigne la demi-vie d'élimination terminale du glycopyrronium qui apparaît prolongée après une inhalation avec l'inhalateur SEEBRI BREEZHALER, par rapport à une administration par voie intraveineuse.

Place de SEEBRI BREEZHALER dans la stratégie thérapeutique
Selon la synthèse d'avis de la Commission de la transparence (HAS, juillet 2013), SEEBRI BREEZHALER est un traitement symptomatique continu de la BPCO lorsque les symptômes persistent malgré l'utilisation pluriquotidienne d'un bronchodilatateur de courte durée d'action.
Il ne doit être poursuivi que si le patient en ressent un bénéfice.

MODALITÉS D'UTILISATION DE SEEBRI BREEZHALER

SEEBRI BREEZHALER est administré par voie inhalée. Les gélules ne doivent pas être avalées.

La dose recommandée est l'inhalation du contenu de 1 gélule 1 fois par jour à l'aide de l'inhalateur SEEBRI BREEZHALER, à la même heure chaque jour.
En cas d'omission d'une dose, la dose suivante doit être prise le plus tôt possible. Les patients seront avertis qu'ils ne doivent pas prendre plus d'une dose par jour.

Chaque inhalateur doit être jeté après 30 jours d'utilisation. Le patient doit utiliser l'inhalateur délivré avec chaque nouveau conditionnement.

Les instructions pour la manipulation de SEEBRI BREEZHALER sont décrites dans la monographie VIDAL. Les patients doivent recevoir des instructions adaptées pour une utilisation correcte du dispositif et l'administration du médicament.

IDENTITÉ ADMINISTRATIVE

Boîte de 30 gélules + 1 inhalateur, CIP 3400926754983
Remboursable à 65 %, prix public TTC = 34,33 euros (en France)
Modèle hospitalier, agréé aux collectivités : boîte de 6 gélules + 1 inhalateur
Laboratoire Novartis Pharma

#5 PRÉSENTATION DES MEMBRES » POURQUOI S'INSCRIRE SUR BPCO-BEL » 03-06-2016 13:33:43

powershot
Réponses : 0

Pourquoi s'inscrire, voilà une bonne question ?

Tout simplement par ce que géré un forum d'information sur une (ou plusieurs) maladies tel que le cancer demande énormément de disponibilité,
des heures et des heures passées à rechercher de véritables infos fiables, à rédigé des articles, à chercher des images pour illustré les articles et à les enregistrés pour les encodés ensuite en BB-code, etc. etc.
Alors le seul plaisir, le seul remerciement que l'on aie, c'est de voir que des personnes respectent et s'intéresse réellement à votre travail.
Le seul plaisir est de voir le nombre de membres grimpé régulièrement, alors cela vous donne l'envie de continué, de partagé vos infos avec vos membres !

Si vous estimez ce forum, si vous estimé qu'il a bien lieu d'être, alors merci de vous inscrire et pourquoi pas poser une question qui vous turlupine ...

#6 LE CANCER DU POUMON » DÉFINITION DU CANCER » 03-06-2016 07:52:34

powershot
Réponses : 0

La cellule cancéreuse est une cellule qui échappe au contrôle de son renouvellement.
Toutes les cellules de l'organisme sont soumises à un renouvellement constant et programmé: les cellules d'un même type sont organisées pour former un tissu ou un organe.

Régulièrement, des cellules meurent par vieillissement ou par dysfonctionnement et sont remplacées, afin que les tissus et les organes conservent leur fonction. Cette régulation est sous contrôle.
Dans certains cas, certaines cellules anormales échappent à ce phénomène de régulation et acquièrent le pouvoir de se multiplier indéfiniment, en changeant parfois leur type initial et envahissent le tissu ou l'organe dont elles sont issues, altérant ainsi le fonctionnement de celui-ci.
Au niveau cellulaire, ce contrôle est initié à partir des chromosomes qui contiennent l'information génétique. Sous l'influence de certains facteurs, l'information contenue peut être modifiée et le fonctionnement de la cellule perturbé.
Il existe cependant des systèmes de réparation de l'information contenue sur les chromosomes , mais ces systèmes de réparation peuvent être débordés et le processus de cancérisation débute, les cellules se développent indépendamment de tout contrôle, d'abord au sein même du tissu ou de l'organe, puis migrent dans tout l'organisme, sous forme de métastases .
Un cancer se caractérise donc par le type de cellules dont il est originaire (carcinome ou sarcome) et par la différenciation plus ou moins importante par rapport à la cellule initiale (cancer indifférencié, peu différencié ou pas différencié)

ANATOMIE DU POUMON

ANATOMIE DU POUMON

Les poumons sont des organes vitaux: ils sont le siège des échanges gazeux entre l'air et le sang.
L'oxygène de l'air inspiré passe dans le sang tandis que le gaz carbonique relargué par les cellules est rejeté dans l'air expiré.

Les poumons sont au nombre de deux, un droit et un gauche; ils sont formés de lobes , deux pour le gauche, trois pour le droit.

On distingue deux parties dans les poumons: les bronches qui forment un réseau de tubes qui se divisent en ramifications de plus en plus petites pour se terminer par les alvéoles pulmonaires, dont la paroi est très fine, de l'ordre de 0.1 à 0.3 µm, lieu des échanges gazeux.

FACTEURS DE RISQUE

Le tabagisme

Le tabagisme demeure le principal facteur de risque, il est responsable de 80 à 90% des cas de cancers du poumon. Le risque augmente avec le nombre de cigarettes fumées par jour et le nombre d'années de tabagisme: le tabagisme se quantifie en paquets-années.
La fumée de cigarette inhalée au niveau de l'arbre bronchique constitue un agent agressif qui va altérer le processus physiologique de protection des poumons.
En effet, les bronches forment un réseau de tubes  qui amènent l'air au contact des alvéoles pulmonaires où se fera l'échange gazeux entre l'oxygène et le gaz carbonique. Ces tubes sont tapissés d'une couche de cellules recouvertes d'une substance protectrice, le mucus. Certaines cellules possèdent de fins cils qui battent de manière synchrone afin de faire circuler le mucus vers le haut des poumons et d'éliminer les particules inhalées piégées par le mucus.
Les particules de fumée inhalées détruisent rapidement ce mécanisme d'épuration en altérant les cils et la muqueuse respiratoire s'épaissit.
Les particules nocives ne sont donc plus éliminées, elles stagnent dans le mucus et agressent alors directement les cellules des bronches et du tissu pulmonaire, faisant le lit du cancer.

Le tabagisme passif

Le tabagisme passif est également un facteur de risque: l'inhalation passive de la fumée de tabac augmente le risque de développer un cancer du poumon

Autres particules

D'autres particules auxquelles un sujet peut être exposé dans sa vie professionnelle telles l'amiante, le radon, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le chrome, le nickel, l'arsenic, sont identifiées comme carcinogènes . Elles renforcent aussi les effets du tabac.

Certaines maladies

Certaines maladies, en fragilisant le tissu pulmonaire, peuvent faire le lit du développement d'un cancer du poumon (tuberculose, maladie infectieuse pulmonaire).

Alimentation

L'alimentation pauvre en fruits et légumes frais est aujourd'hui reconnue comme facteur de risque de développer tout type de cancer.

Il peut se passer plusieurs années, jusqu'à 30 ans, entre le début de l'exposition à un facteur de risque et l'expression clinique du cancer.

SIGNES CLINIQUES

Au début de la maladie, les symptômes sont très banals

  • toux persistante

  • enrouement

  • douleur thoracique

  • crachats sanglants

  • essoufflement

  • asthénie, amaigrissement inexpliqué

  • bronchites ou infections pulmonaires à répétition

Parfois, c'est par une métastase que le cancer est découvert:

  • douleur osseuse, tassement d'une vertèbre (métastase osseuse)

  • ictère (signe d’une métastase hépatique)

  • trouble du comportement, vertiges (métastase cérébrale)

DIAGNOSTIC

C'est l'aggravation d'un symptôme banal qui va orienter vers la recherche d'un cancer du poumon. En dehors de tout symptôme, une radiographie du thorax de routine peut parfois révéler de manière fortuite un cancer du poumon.

EXAMENS COMPLEMENTAIRES

Imagerie

La radiographie pulmonaire, le scanner avec injection de produit de contraste et aujourd'hui de plus en plus souvent, le scanner par émission de positons (SCANPET) sont les examens essentiels en imagerie.

Fibroscopie bronchique

Par la visualisation directe de l'arbre bronchique, elle permet de faire les prélèvements nécessaires à la confirmation du diagnostic: la biopsie de la lésion permet de préciser le type de cellules en cause.
Parfois la biopsie ne donne rien et on est amené à pratiquer une biopsie transpariétale (c'est-à-dire à travers le thorax) dirigée sous scanner voire même une thoracotomie exploratrice par incision du thorax sous anesthésie générale.

Bilan d'extension

Quel que soit le type de cancer, on recherche
des ganglions
une hépatomégalie

On pratique:
un scanner des glandes surrénales
une échographie du foie

Pour les cancers non à petites cellules opérables, le bilan d'opérabilité comporte:
un examen cardiaque avec électrocardiogramme
un examen sanguin

- TRAITEMENTS

CHIRURGIE
L'opération consiste en l’ablation d’un lobe ou d'un poumon ainsi que d’un curage ganglionnaire associé.
La décision de lobectomie ou de pneumonectomie est prise en fonction de la localisation et du volume tumoral.

L'intervention se déroule sous anesthésie générale, dure entre 2 et 3 heures, le retour à domicile s'effectue au bout d'une quinzaine de jours et nécessite une prise en charge par un kinésithérapeute, afin de réapprendre à contrôler et à optimiser sa respiration.

RADIOTHÉRAPIE
La radiothérapie agit localement et directement sur la lésion, de façon très précise. La première étape appelée simulation ou repérage, consiste à préparer une coque personnalisée permettant de définir les champs d'irradiation; elle se fait à l'aide d'un scanner qui donne des images en 3 dimensions de la tumeur et de ses rapports anatomiques.
Le traitement dure entre six et huit semaines, à raison de séances quotidiennes d'une dizaine de minutes.
Les effets secondaires principaux sont des douleurs à la déglutition dues à une inflammation de l'œsophage (œsophagite radique)

CHIMIOTHÉRAPIE
Le traitement cytotoxique est en général administré par perfusions intraveineuses et combine plusieurs molécules, en fonction du type de cancer, de son stade et de l'état du patient. Les combinaisons peuvent être modifiées en cours de traitement selon la tolérance du sujet et l'évolution de la maladie.

ASSOCIATIONS CHIMIOTHERAPIE/ RADIOTHERAPIE

L'association des deux thérapeutiques renforce les bénéfices de chacune.
Les deux thérapeutiques peuvent être appliquées:

en même temps, c'est la radiochimiothérapie concomitante
en alternance, les séances de chimiothérapie alternent avec les séances de radiothérapie
de manière séquentielle, c'est à dire l'une après l'autre.
L'administration concomitante s'avère aujourd'hui assurer le meilleur contrôle de la tumeur.

Les cancers broncho-pulmonaires à petites cellules, exceptionnellement opérables, sont traités par chimiothérapie et radiothérapie.

NOUVELLES TECHNIQUES
De nouvelles techniques moins invasives sont en cours d'évaluation.

La cryochirurgie consiste à introduire par la trachée une sonde dans la bronche jusqu'à la lésion  afin de détruire la tumeur à l’aide de protoxyde d’azote atteignant une température de -30°Celsius.

La thérapie photodynamique utilise des substances excitables par un flux lumineux. Toutes les pathologies liées à une croissance tissulaire rapide peuvent bénéficier de cette nouvelle technique.

Principe : les cellules qui se multiplient rapidement exigent plus de "nourriture" que les autres, en l’occurrence, la substance photosensible.
Après administration, celle-ci se concentre donc de préférence dans ces cellules. Un rayon de lumière est dirigé avec une grande précision sur le tissu atteint et comme la substance active s’accumule sélectivement dans les cellules pathologiques, la thérapie photodynamique est un procédé hautement sélectif : les dégâts causés au tissu normal avoisinant sont infimes.

#7 TRAITEMENTS » FORADIL 12 µg » 02-06-2016 11:15:04

powershot
Réponses : 0

INDICATION

· Traitement symptomatique continu de l'asthme

o chez des patients nécessitant des prises quotidiennes de bêta2 agonistes à action rapide et de courte durée,

o et/ou en cas de symptômes nocturnes,

            en association avec un traitement anti-inflammatoire continu comme les corticoïdes inhalés.

· Traitement préventif de l'asthme induit par l'effort.

N.B. : le formotérol n'est pas un traitement de la crise d'asthme. En cas de crise d'asthme, utiliser un bêta2 mimétique d'action rapide et de courte durée par voie inhalée ou en fonction de la gravité par voie injectable.

· Traitement symptomatique de l'obstruction bronchique au cours de la bronchopneumopathie chronique obstructive.

Cette spécialité est particulièrement adaptée aux sujets chez qui il a été mis en évidence une mauvaise synchronisation main/poumon nécessaire pour une utilisation correcte des aérosols doseurs classiques sans chambre d'inhalation.

Posologie FORADIL 12 µg Poudre pour inhalation Boîte de 30 Gélules (+ 1 inhalateur)
1 inhalation (soit 1 gélule) contient 12 µg de fumarate de formotérol

POSOLOGIE :

ASTHME

Réservé aux adultes et aux enfants de plus de 5 ans :

· Traitement symptomatique continu de l'asthme :

o dose usuelle : 12 µg 2 fois par jour (soit 1 gélule à inhaler matin et soir)

o dose maximale : 24 µg 2 fois par jour (soit 2 gélules à inhaler matin et soir)

· Traitement préventif de l'asthme induit par l'effort :

o 12 à 24 µg (soit 1 à 2 gélules) à inhaler environ 15 à 30 minutes avant l'effort.

BRONCHOPNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE (BPCO)

Adultes (âgés de 18 ans et plus)

La dose usuelle est de 12 µg 2 fois par jour (soit une gélule à inhaler matin et soir).

En traitement continu, la dose journalière ne doit pas dépasser 2 gélules par jour.

Si besoin, des inhalations supplémentaires peuvent néanmoins être prises occasionnellement pour soulager les symptômes, sans toutefois dépasser une dose totale maximum de 4 gélules par jour (soit 48 µg par jour traitement continu et inhalations supplémentaires comprises) sans dépasser 2 gélules à chaque prise.

MODE D'ADMINISTRATION

Inhalation par distributeur avec embout buccal.

LES GELULES NE DOIVENT PAS ETRE AVALEES.

Elles doivent être administrées par voie inhalée à l'aide de l'appareil adéquat réservé à cet effet.

Pour une utilisation correcte,  il est souhaitable que le médecin s'assure par lui-même du bon usage de l'appareil par le patient :

1. retirer le capuchon de protection

2. tenir fermement le socle et faire pivoter l'embout buccal dans le sens de la flèche

3. placer la gélule dans le logement prévu à cet effet. Important : sortir la gélule de son emballage au dernier moment

4. refermer l'inhalateur en remettant l'embout buccal dans sa position initiale

5. appuyer sur les 2 boutons poussoirs en maintenant l'inhalateur en position verticale, puis relâcher,

6. expirer à fond

7. placer l'embout dans la bouche et serrer les lèvres, incliner la tête en arrière, inspirer rapidement et très profondément par la bouche

8. retirer l'inhalateur de la bouche en retenant sa respiration aussi longtemps que possible. Puis, respirer normalement. Ouvrir l'inhalateur pour vérifier qu'il ne reste plus de poudre. S'il reste de la poudre, renouveler l'inhalation

9. après utilisation, sortir la gélule vide, replacer l'embout buccal et remettre le capuchon de protection.

Entretien : nettoyer l'embout buccal et le logement de la gélule avec un linge sec afin d'enlever tout résidu de poudre.

Contre indications
Antécédent d'allergie au formotérol ou à l'un des composants.

Effets indésirables Foradil
Exacerbations sévères

Des études cliniques contrôlées contre placebo, menées pendant au moins 4 semaines, ont montré une augmentation de l'incidence des exacerbations sévères dans le groupe traité par Foradil (0,9 % pour une dose de 10 à 12 µg 2 fois/j - 1,9 % pour une dose de 24 µg 2 fois/j) par rapport au groupe de patients sous placebo (0,3 %).

Expérience clinique chez l'adolescent et l'adulte :

Dans 2 études pivot contrôlées menées pour l'enregistrement aux Etats-Unis, incluant un effectif total de 1095 patients de 12 ans et plus, des exacerbations sévères (aggravation aiguë de l'asthme menant à l'hospitalisation) sont survenues plus fréquemment dans le groupe de patients sous Foradil 24 µg 2 fois/j (9/271 - 3,3 %) que dans le groupe de patients sous Foradil 12 µg 2 fois/j (1/275 - 0.4 %), le groupe placebo (2/277 - 0,7 %) ou le groupe salbutamol (2/272 - 0,7 %). Les patients ne recevaient pas de traitement corticoïdes concomitants.

Une étude complémentaire a été ensuite menée chez 2085 patients afin de comparer la survenue d'événements indésirables graves liés à l'asthme dans chacun des groupes (faible et forte dose de Foradil). Les résultats de cette étude de 16 semaines n'ont pas montré de relation dose-effet. Le pourcentage de patients ayant présenté des exacerbations sévères dans cette étude a été un peu plus élevé dans le groupe Foradil que dans le groupe placebo (pour les 3 groupes traités en double aveugle : Foradil 24 µg 2 fois/j (2/527 - 0,4 %), Foradil 12 µg 2 fois/j (3/527 - 0.6 %) et placebo (1/514 - 0,2 %) et pour le groupe traité en ouvert : Foradil 12 µg 2 fois/j et jusqu'à 2 inhalations supplémentaires (1/517 - 0,2 %).

Expérience clinique chez l'enfant de plus de 5 ans

La tolérance de Foradil 12 µg 2 fois/j versus 24 µg 2 fois/j et le placebo a été évaluée dans une large étude clinique multicentrique, randomisée en double aveugle, de 52 semaines incluant 518 enfants asthmatiques (5 à 12 ans) nécessitant un traitement quotidien par bronchodilatateur et anti-inflammatoire. Les enfants sous Foradil 24 µg 2 fois/j (11/271 - 6,4 %) et Foradil 12 µg 2 fois/j (8/171 - 4,7 %) ont eu plus d'exacerbations sévères que les enfants sous placebo (0/176 - 0 %).

Les effets indésirables sont rangés par fréquence, du plus fréquent au moins fréquent, selon les critères suivants : très fréquent ( ³ 1/10) ; fréquent ( ³ 1/100 et 1/10), peu fréquent ( ³ 1/1000 et 1/100), rare ( ³ 1/10.000 et 1/1000), très rare (1/10.000), cas isolés inclus.

TROUBLES DU SYSTÈME IMMUNITAIRE :

Très rare : réaction d'hypersensibilité (incluant hypotension, urticaire, oedème angioneurotique, prurit, exanthème, réactions cutanées)

TROUBLES PSYCHIATRIQUES :

Peu fréquent : agitation, anxiété, nervosité, insomnie

Troubles du système nerveux :

Fréquent : céphalées, tremblements

Peu fréquent : sensations vertigineuses, dysgueusie

TROUBLES CARDIAQUES :

Fréquent : palpitations

Peu fréquent : tachycardie

Allongement de l'intervalle QT (fréquence indéterminée)

Très rare : oedèmes périphériques

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux :

Rare : bronchospasme, irritation de la gorge (avec toux et enrouement)

Troubles gastro-intestinaux :

Très rare : nausées

Troubles musculo-squelettiques et des tissus annexes :

Peu fréquent : crampes musculaires, myalgies

Troubles du métabolisme et de la nutrition : hypokaliémie, hyperglycémie (fréquence indéterminée)

#8 BPCO KÉSAKO ? » BPCO : ATTENTION À LA CARENCE EN VITAMINE D » 01-06-2016 15:38:59

powershot
Réponses : 0

Une supplémentation en vitamine D, chez les patients souffrant de BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) présentant des carences, entraîne une diminution de la durée et de l'intensité des symptômes lors des poussées de la maladie, selon une étude publiée le 2 décembre 2014 dans la revue Lancet Respiratory Medicine.

Essoufflement, toux quotidienne, bronchites à répétition... la BPCO tue chaque année 17.000 personnes en France. Près de 8% de la population souffriraient de cette maladie respiratoire. Le traitement le plus souvent recommandé consiste à suivre un programme ambulatoire de réadaptation à l'effort, en vue de retrouver un peu d'aisance et un minimum d'activité.

Une poussée d'aggravation des symptômes de la BPCO est communément appelée exacerbation. La toux s'intensifie, les expectorations sont plus fréquentes, l'essoufflement est plus important.

On parle de BPCO modérée lorsque le débit respiratoire est compris entre 80% et 50% de la norme, de BPCO sévère lorsque celui-ci est compris entre 50% et 30% de la norme, et très sévère en-deça.

Une étude belge publiée en septembre 2012 , avait montré que la supplémentation en vitamine D3 de patients souffrant de formes très sévères de BPCO se traduisait, à terme, par une amélioration de la force musculaire respiratoire et de la consommation d'oxygène.

Des chercheurs britanniques ont cherché à déterminer si une telle supplémentation pouvait également profiter à des patients souffrant de formes "modérées" ou "sévères" de la maladie. 240 patients ont ainsi été répartis au hasard en deux groupes, l'un se voyant administré de la vitamine D3 (six doses de 3mg en douze mois), le second un placebo.

Premier constat : dans le groupe considéré dans son ensemble, la prise de vitamine D3 ne modifie pas le temps moyen de survenue de la première exacerbation, ni celui de la première infection des voies respiratoires supérieures.

En revanche, chez les patients présentant initialement des taux de vitamine D3 faibles (inférieurs à 50 nmol/L), "les symptômes [lors des exacerbations] se sont avérés significativement plus courts, et d'intensité moindre", observe le professeur Adrian Martineau, principal auteur de l'étude.

"Nos résultats suggèrent que les patients atteints de BPCO [pourraient bénéficier] d'une mesure de leur taux de vitamine D, et qu'ils devraient recevoir une supplémentation si celui-ci est jugé faible", conclut le chercheur.

#9 TRAITEMENTS » FLIXOTIDE » 31-05-2016 16:59:09

powershot
Réponses : 0

Flixotide ® est un corticoïde qui se prend par voie inhalée. C'est un traitement continu anti-inflammatoire pour l'asthme persistant. Attention, il ne permet pas le traitement de la crise d'asthme. Son efficacité ne se manifeste qu'au bout de plusieurs jours.
Indications

flixotide
flixotide

L'administration de Flixotide se fait par inhalation à l'aide d'un distributeur avec embout buccal. Après avoir secoué le flacon et ôté le capuchon, le patient doit :
Expirer fort
Mettre l'embout au bord des lèvres et tenir la cartouche métallique vers le haut
Inspirer en pressant la cartouche
Retirer l'embout et retenir sa respiration pendant 10 secondes environ
Se laver la bouche après la prise du médicament et nettoyer l'embout

La dose est, la plupart du temps, répartie en 2 prises par jour. Pour un asthme peu stable, selon l'évolution de l'état de santé de la personne, la dose journalière sera adaptée et augmentée jusqu'à 3 voire 4 prises. Pour les enfants âgés d'au moins 4 ans, si l'asthme est stable grâce à une dose journalière de 100 microgrammes, cette dose pourra être prise en une seule fois dès que la gêne est moindre et que la maladie est contrôlée. En cas d'accentuation de l'asthme, la dose devra être réévaluée. La dose est définie en fonction du type d'asthme et doit être adaptée selon le bilan des examens de chaque individu. Dans tous les cas, on recherchera à obtenir l'efficacité à une dose minimale.
Chez l'adulte

Asthme persistant léger : (en journée, symptômes survenant plus d'une fois par semaine et moins d'une fois par jour. Le soir, symptômes apparaissant plus de deux fois par mois): 100 à 150 microgrammes 2 fois par jour. Une fois le matin et une fois le soir.
Asthme persistant modéré : (en journée, symptômes fréquents et le soir, crises réveillant le sujet pendant la nuit. Symptômes d'asthme nocturne survenant plusieurs fois dans la semaine) : 150 à 500 microgrammes 2 fois par jour. Une fois le matin et une fois le soir.
Asthme persistant sévère : (symptômes permanents, crises régulières, symptômes d'asthme nocturne réguliers, le sujet est obligé de limiter son activité à cause de la maladie) : 500 à 1000 microgrammes 2 fois par jour. Une fois le matin et une fois le soir.

Chez l'enfant de plus de 4 ans

Asthme faible : 50 à 100 microgrammes 2 fois par jour.
Asthme sévère : 200 microgrammes 2 fois par jour.

Chez l'enfant de 1 à 4 ans

La posologie habituelle est de 50 à 100 microgrammes 2 fois par jour. Elle est difficile à définir pour l'asthme sévère chez l'enfant de 1 à 4 ans. Il faut savoir que plus la dose est faible, mieux l'enfant se porte. Il suffit de trouver la quantité journalière minimale qui permet de stabiliser son état de santé. Des flacons faiblement dosés existent pour faciliter l'administration du traitement chez l'enfant.
Contre-indications

Le pharmacien vous délivrera Flixotide seulement sur prescription médicale. Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d'hypersensibilité à la fluticasone et d'intolérance à cette substance.
Effets indésirables

Flixotide présente quelques effets indésirables :
Possibilité d'infection de la bouche qui, la plupart du temps, se résorbe seule ou avec un traitement approprié. Mais il est rare que cela nécessite l'arrêt du traitement par inhalation. Ces risques d'infection augmentent avec la fréquence des prises.
Risques d'irritation au niveau du pharynx, de dysphonie, de voix rauque. Risques qui sont diminués avec un rinçage de la bouche après l'inhalation.
L'inhalation peut déclencher la toux et moins fréquemment, un spasme des bronches qui se manifeste par une respiration bruyante et difficile. Il est dans ce cas nécessaire d'arrêter le traitement et de chercher une alternative.
Des réactions d'hypersensibilité avec manifestations cutanées ont été rapportées. Rarement, des personnes ont indiqué avoir eu le visage et le pharynx gonflés.

Cas de surdosage

Le surdosage de ce traitement peut aggraver l'affection respiratoire.


Source : ANSM http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr

#10 TRAITEMENTS » SERETIDE » 31-05-2016 16:41:09

powershot
Réponses : 0

Composition

seretide-diskus-500

Principes actifs
Salmeterolum (ut Salmeteroli xinafoas).
Fluticasoni-17-propionas.
Excipient
Diskus: Lactosum monohydricum q.s. ad pulverem (le lactose contient des lactoprotéines [0,1–0,2% p/p]).
Nébuliseur-doseur: Norfluranum (HFA 134a, gaz propulseur exempt de CFC); propellentium ad aerosolum.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Inhalateur pulvérulent multidoseur contenant 60 doses unitaires de 50 µg de salmétérol et 100 µg de propionate de fluticasone.
Inhalateur pulvérulent multidoseur contenant 60 doses unitaires de 50 µg de salmétérol et 250 µg de propionate de fluticasone.
Inhalateur pulvérulent multidoseur contenant 60 doses unitaires de 50 µg de salmétérol et 500 µg de propionate de fluticasone.
Nébuliseur-doseur à 120 inhalations de 25 µg de salmétérol et 50 µg de propionate de fluticasone (éjecté par la soupape).
Nébuliseur-doseur à 120 inhalations de 25 µg de salmétérol et 125 µg de propionate de fluticasone (éjectés par la soupape).
Nébuliseur-doseur à 120 inhalations de 25 µg de salmétérol et 250 µg de propionate de fluticasone (éjectés par la soupape).

INDICATIONS/POSSIBILITÉS D’EMPLOI

Diskus/Nébuliseur-doseur: Traitement de longue durée de l'asthme bronchique chez les adultes et les enfants à partir de 4 ans chez lesquels un traitement associé (bronchodilatateur et corticostéroïde inhalé) est indiqué. En cas de crise aiguë d'asthme, Seretide n'est pas le produit de premier choix.
Un traitement associé par un agoniste-ß à longue durée d'action et un corticostéroïde inhalé ne devrait être instauré que lorsqu'un corticostéroïde inhalé n'entraîne pas à lui seul le succès thérapeutique souhaité.
Diskus: Traitement symptomatique à long terme des patients présentant une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et qui, malgré un traitement régulier par un bronchodilatateur, souffrent de symptômes.

POSOLOGIE/MODE D’EMPLOI

Seretide est réservé à l'inhalation (orale).
Pour assurer un effet thérapeutique optimal, il faut utiliser Seretide régulièrement, même lorsque le patient ne présente pas de symptômes. La dose ne doit être augmentée que sur prescription médicale. Le médecin doit régulièrement évaluer l'état du patient.
Utilisation en cas d'asthme: Prescrire la dose la plus faible permettant d'assurer un contrôle efficace des symptômes.
Si l'asthme d'un patient n'est pas suffisamment contrôlé sous une monothérapie par des corticostéroïdes inhalés, un passage à Seretide à une dose thérapeutique équivalente du corticostéroïde peut améliorer le contrôle de l'asthme. Un traitement associé par un agoniste-ß à longue durée d'action et un corticostéroïde inhalé ne devrait être instauré que lorsqu'un corticostéroïde inhalé n'entraîne pas à lui seul le succès thérapeutique souhaité. Chez les patients dont l'asthme est bien contrôlé sous corticostéroïdes inhalés, le passage à Seretide permet de réduire la dose de corticostéroïdes tout en préservant le même contrôle de l'asthme (voir «Propriétés/Effets»).
Les patients reçoivent une dose de propionate de fluticasone de Seretide adaptée au degré de sévérité de la maladie. Les agonistes-ß à longue durée d'action ne doivent pas être utilisés en cas de crise d'asthme aiguë.
Le patient doit être averti qu'avant le tout premier emploi du nébuliseur-doseur, il faut activer le mécanisme de nébulisation jusqu'à ce que le compteur des doses affiche le chiffre 120. Si le nébuliseur-doseur n'a pas été utilisé pendant une semaine ou plus, il faut également actionner le mécanisme de nébulisation deux fois avant l'emploi.
Posologie usuelle
Diskus
Adultes et adolescents à partir de 12 ans:
Asthme bronchique: 2 fois par jour, 1 dose unitaire de Seretide Diskus à la concentration choisie (100, 250 ou 500 µg de propionate de fluticasone et toujours 50 µg de salmétérol).
BPCO: 2 fois par jour, 1 dose unitaire de Seretide 500 Diskus (= 500 µg de propionate de fluticasone et 50 µg de salmétérol).
Enfants de 4 ans et plus:
Asthme bronchique: 2 fois par jour, 1 dose unitaire de Seretide 100 Diskus (= 100 µg de propionate de fluticasone et 50 µg de salmétérol).
Nébuliseur-doseur:
Adultes et adolescents à partir de 12 ans: 2 fois par jour 2 doses unitaires de Seretide à la concentration retenue (soit 50, 125 ou 250 µg de propionate de fluticasone et 25 µg de salmétérol par dose unitaire).
Enfants de plus de 4 ans: 2 fois par jour 2 doses unitaires de Seretide 50 (soit 50 µg de propionate de fluticasone et 25 µg de salmétérol par dose unitaire).
Lors de l'emploi de Seretide Nébuliseur-doseur, le recours à une chambre à inhaler est recommandé.

DISKUS/NÉBULISEUR-DOSEUR:

Enfants de moins de 4 ans: Les études disponibles à l'heure actuelle ne sont pas suffisantes pour que l'on puisse recommander l'utilisation de ce médicament chez les enfants de moins de 4 ans.

POSOLOGIES PARTICULIÈRES

En cas d'asthme grave, il convient de répéter régulièrement les examens de contrôle car il peut apparaître des situations engageant le pronostic vital. Les patients atteints d'asthme sévère présentent des symptômes permanents, des exacerbations fréquentes, des valeurs du DEP (débit expiratoire de pointe) inférieures à 60% de la valeur normale et une variabilité du DEP de plus de 30%, phénomènes qui ne se normalisent pas malgré l'administration d'un bronchodilatateur. Chez ces patients, il convient d'utiliser une corticothérapie à forte dose, en inhalation ou par voie orale. Une aggravation soudaine des symptômes peut imposer une augmentation de la dose de corticoïde, qui doit être effectuée sous surveillance médicale.
Pour ce faire, il ne faut toutefois pas augmenter la fréquence d'administration de la préparation combinée. Si la situation est instable, envisager de passer à des préparations contenant un seul principe actif.
Il n'est pas nécessaire d'ajuster la posologie chez les personnes âgées ou en cas d'altération de la fonction rénale.
L'effet du salmétérol apparaît en l'espace de 10 à 20 minutes. C'est pourquoi, en cas de crise aiguë d'asthme, il convient d'administrer un agoniste-ß dont l'effet apparaît rapidement.
Il faut dire aux patients de ne pas arrêter le traitement ou le réduire de leur propre initiative, même s'ils se sentent mieux sous traitement par Seretide.

CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité à l'un des composants de Seretide.

Mises en garde et précautions

Seretide n'est pas adapté au traitement des crises aiguës d'asthme. Dans de telles situations, il convient d'utiliser un bronchodilatateur dont l'effet apparaît rapidement et est de courte durée (par exemple salbutamol).
Il faut surveiller la réponse au traitement en pratiquant des explorations fonctionnelles respiratoires.
Il faut dire au patient qu'en cas de dyspnée aiguë ou s'aggravant rapidement, il doit immédiatement consulter le médecin ou l'hôpital le plus proche si des inhalations supplémentaires d'un ß2-stimulant d'effet rapide et de courte durée n'apportent pas une amélioration suffisante.

La nécessité d'augmenter la dose d'agoniste-ß2 d'effet bref peut indiquer une aggravation de la maladie sous-jacente. Ces patients doivent être examinés par un médecin.
Une aggravation brusque et progressive de l'asthme peut engager le pronostic vital. C'est pourquoi, dans de tels cas, il convient de réexaminer le patient et d'envisager une augmentation de la posologie de la corticothérapie déjà existante. Le cas échéant, il faut passer à des produits contenant un seul principe actif.
Chez les patients asthmatiques, il ne faut pas arrêter brutalement le traitement par Seretide mais diminuer progressivement la dose sous contrôle médical, faute de quoi une exacerbation est possible. Chez les patients présentant une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), l'arrêt du traitement par Seretide risque de provoquer une décompensation symptomatique. Cet arrêt doit donc également être effectué sous surveillance médicale.
Une survenue accrue de pneumonies a été rapportée dans des études sur Seretide auprès de patients souffrant de BPCO (voir «Effets indésirables»). Le médecin doit par conséquent être attentif à ce sujet, étant donné que les symptômes cliniques d'une pneumonie peuvent souvent être similaires aux symptômes d'une exacerbation de la BPCO.

Chez les patients à risque, il est recommandé de mesurer quotidiennement le débit expiratoire de pointe.
Comme tous les médicaments qui contiennent des agonistes-ß2, Seretide doit être utilisé avec prudence chez les patients hypertendus, de même qu'en cas de sténose sous-aortique hypertrophique idiopathique, de troubles cardio-vasculaires accompagnés d'arythmies, d'infarctus du myocarde récent et de diabète.
Il faut également être prudent en cas d'hyperthyroïdie.
Des effets cardiovasculaires tels qu'une augmentation de la tension artérielle systolique et de la fréquence cardiaque peuvent occasionnellement survenir avec tous les médicaments sympathomimétiques, principalement à une posologie supérieure à celle thérapeutiquement recommandée. Pour cette raison, le salmétérol et le propionate de fluticasone seront utilisés avec précaution chez les patients souffrant de maladies cardiovasculaires préexistantes. Une diminution transitoire du potassium sérique peut survenir avec tous les médicaments sympathomimétiques à dose thérapeutique élevée. Par conséquent, le salmétérol et le propionate de fluticasone seront utilisés avec prudence chez les patients qui ont une prédisposition à présenter des taux sériques de potassium faibles.
Il faut être particulièrement prudent chez les patients atteints de tuberculose pulmonaire active ou latente ou de mycoses pulmonaires. Il ne faut pas utiliser Seretide quand un traitement tuberculostatique ou antifongique approprié ne peut pas être assuré en même temps.

Prudence en cas d'insuffisance hépatique: Etant donné que le salmétérol et le propionate de fluticasone sont essentiellement éliminés par le foie, leur accumulation est possible en cas d'insuffisance hépatique; les patients concernés doivent donc être étroitement surveillés.
Les corticoïdes administrés en inhalation, notamment en traitement prolongé à fortes doses, peuvent provoquer des effets secondaires systémiques. Toutefois, le risque d'apparition de tels effets est inférieur à celui encouru avec les corticoïdes oraux (voir aussi «Surdosage»).

Outre un syndrome de Cushing et des symptômes cushingoïdes, les effets secondaires systémiques suivants sont possibles: inhibition de la fonction corticosurrénalienne, parfois associée à des épisodes hypoglycémiques, ralentissement de la croissance chez l'enfant et l'adolescent, diminution de la densité osseuse, cataracte et glaucome. Chez l'asthmatique, il est donc important de choisir la dose de stéroïde inhalé la plus faible possible qui permette de maintenir une bonne efficacité.

Dans les cas d'urgence ou dans des situations liées au patient lui-même et susceptibles de provoquer un stress, il faut toujours penser à la possibilité d'une réduction de la réponse adrénergique et envisager une corticothérapie appropriée (voir «Surdosage»).

Chez l'enfant, les effets à long terme des corticoïdes inhalés ne sont par parfaitement connus. Par principe, le médecin doit soigneusement observer la croissance des enfants soumis à une corticothérapie prolongée.
Il faut tenir compte du fait que, lors du remplacement de la corticothérapie orale par des inhalations de propionate de fluticasone, la diminution de la capacité de réserve surrénalienne peut persister pendant un certain temps.
Chez les patients chez lesquels une corticothérapie prolongée par voie systémique ou par inhalation de fortes doses a déjà provoqué une diminution de la fonction corticosurrénalienne, il faut être très prudent lors de l'arrêt ou de la réduction de la dose du corticoïde.

Après le remplacement d'une corticothérapie générale par Seretide, il faut particulièrement surveiller les patients dont la fonction corticosurrénalienne est encore perturbée, afin qu'en cas de danger, par exemple blessures, intervention chirurgicale ou infection grave, la fonction corticosurrénalienne soit suffisante. Chez certains patients, de telles circonstances exigent l'administration supplémentaire de corticoïdes systémiques; il est en outre recommandé de remettre au patient une carte de santé mentionnant qu'en cas de situation stressante, il aura besoin de corticoïdes systémiques.
Dans de rares cas, une corticothérapie inhalée peut révéler une affection sous-jacente s'accompagnant d'une éosinophilie (par exemple syndrome de Churg-Strauss). Ces cas ont habituellement été mis en rapport avec l'arrêt d'une corticothérapie systémique ou avec la réduction de sa posologie. Aucun lien de causalité direct n'a été établi.
De même, lors du remplacement d'une corticothérapie générale par des corticoïdes inhalés, il peut apparaître des allergies autres que bronchiques, qui étaient précédemment supprimées par la corticothérapie générale.

Il ne faut jamais arrêter brutalement un traitement par Seretide sans envisager de traitement de remplacement.
De très rares cas d'une augmentation de la glycémie (voir «Effets indésirables») ont été rapportés. Il faut en tenir compte avant d'instaurer un traitement chez des patients diabétiques.
Les résultats d'une étude menée chez des sujets sains à propos des interactions révèlent que le ritonavir (un puissant inhibiteur du cytochrome P450 3A4) peut fortement augmenter les taux plasmatiques de propionate de fluticasone, ce qui peut déboucher sur une diminution des concentrations plasmatiques de cortisol. Depuis la mise sur le marché des médicaments contenant du propionate de fluticasone, on a signalé des interactions cliniquement notables chez les patients recevant à la fois du ritonavir et du propionate de fluticasone; ces interactions ont entraîné des effets secondaires systémiques typiques des corticoïdes, dont un syndrome de Cushing et une inhibition corticosurrénalienne. Il ne faut donc utiliser simultanément du ritonavir et du propionate de fluticasone que si le bénéfice thérapeutique escompté pour le patient l'emporte sur le risque d'effets secondaires systémiques dus aux corticoïdes (voir «Interactions»).

Les données d'une étude américaine de grande ampleur (SMART) qui a analysé la tolérance du salmétérol ou du placebo en plus du traitement utilisé habituellement chez les asthmatiques n'ont pas mis en évidence de différence entre les deux groupes de traitement pour ce qui concerne le paramètre primaire (événements indésirables graves dans la région des voies respiratoires ou événements indésirables graves en rapport avec l'asthme, comprenant les cas de décès). Une autre analyse a mis en évidence un nombre plus important de décès, faible mais statistiquement significatif, en rapport avec l'asthme sous salmétérol au cours d'un traitement de 28 semaines (13 cas sur 13176 patients) par rapport au placebo (3 cas sur 13179 patients). Ce résultat a entraîné un arrêt prématuré de ces études. Dans une analyse par sous-groupes, aucune différence significative n'a été démontrée au sein du groupe de Caucasiens, mais un risque éventuellement accru a pu être mis en évidence chez les Afro-américains en ce qui concerne les effets indésirables sévères au niveau des voies respiratoires (20 patients versus 7 patients), les effets indésirables sévères en rapport avec l'asthme (19 patients versus 4 patients) et les décès en rapport avec l'asthme (7 patients versus 1 patient). Dans le groupe des patients qui utilisaient le salmétérol au début de l'étude, dans le cadre de leur traitement habituel, mais aucun corticostéroïde inhalé, le nombre de décès en rapport avec l'asthme était plus élevé que dans le groupe sous placebo (9 patients versus 0 patient). Entre le groupe sous placebo et le groupe sous salmétérol des Caucasiens qui ont utilisé au début de l'étude un corticostéroïde inhalé dans le cadre de leur traitement habituel, on a observé également une petite différence concernant les cas de décès d'ordre respiratoire mais celle-ci n'était pas significative (7/4586 vs 3/4637). Pour ce qui concerne les décès en rapport avec l'asthme, on n'a toutefois pas observé de différence (1/4586 vs 1/4637).

Il a été observé dans une étude d'interactions que l'administration simultanée de kétoconazole systémique augmente l'exposition au salmétérol. Ceci peut entraîner un allongement de l'intervalle QTc. L'administration simultanée d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 (p.ex. kétoconazole) et de salmétérol est donc déconseillée (voir «Interactions» et «Pharmacocinétique»).

Comme dans le cadre d'autres traitements par inhalation, une survenue de bronchospasmes paradoxaux (caractérisés par des sifflements respiratoires directement après l'administration) est possible. Si cela se produit, il faut administrer des bronchodilatateurs à inhaler de courte durée d'action. Le traitement par Seretide doit être interrompu et le patient doit être examiné. Au besoin, Seretide doit être remplacé par un autre traitement.
On a rapporté des effets indésirables pharmacologiques de l'agoniste ß2-adrénergique, p.ex. des tremblements, des palpitations cardiaques et des céphalées. Ces effets sont généralement de nature transitoire et diminuent au cours du traitement régulier (voir «Effets indésirables»).

INTERACTION

Les patients traités par un agoniste-ß2 (par exemple Seretide) ne doivent jamais recevoir de ß-bloquants non sélectifs (par exemple propranolol). La prudence est également de rigueur lors de l'administration de ß-bloquants cardiosélectifs.
Il n'existe pas d'études concernant les interactions entre Seretide et d'autres agonistes-ß2 ou des anticholinergiques.
Le principe actif salmétérol pourrait avoir des effets additifs avec les deux classes de substances.

Une étude dans laquelle des sujets sains ont reçu à plusieurs reprises des doses de salmétérol et d'érythromycine, n'a cependant révélé, avec l'érythromycine utilisée à une posologie de 500 mg trois fois par jour, aucune différence significative en ce qui concerne les effets sur la pharmacodynamie.
En raison de son important métabolisme de premier passage et de sa clairance plasmatique élevée dans l'intestin et le foie, due au cytochrome P450 3A4, Seretide Diskus utilisé en inhalation entraîne normalement de faibles concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone.

Les résultats d'une étude menée chez des sujets sains à propos des interactions révèlent toutefois que le ritonavir (un puissant inhibiteur du cytochrome P450 3A4) peut fortement augmenter les taux plasmatiques de propionate de fluticasone, ce qui peut déboucher sur une diminution des concentrations plasmatiques de cortisol. Depuis la mise sur le marché des médicaments contenant du propionate de fluticasone, on a signalé des interactions cliniquement notables chez les patients recevant à la fois du ritonavir et du propionate de fluticasone; ces interactions ont entraîné des effets secondaires systémiques typiques des corticoïdes, dont un syndrome de Cushing et une inhibition corticosurrénalienne. Il ne faut donc utiliser simultanément du ritonavir et du propionate de fluticasone que si le bénéfice thérapeutique escompté pour le patient l'emporte sur le risque d'effets secondaires systémiques dus aux corticoïdes.

Des études ont montré que d'autres inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 (l'érythromycine, le kétoconazole) ne provoquent qu'une faible augmentation des taux plasmatiques de propionate de fluticasone. Il faut étroitement surveiller tout traitement concomitant par Seretide Diskus et de puissants inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 (par exemple kétoconazole), car il y a un risque d'augmentation de l'exposition systémique au propionate de fluticasone.
Les inhibiteurs de la MAO, les antidépresseurs tricycliques, la L-dopa, la L-thyroxine, l'ocytocine et certains anti-arythmiques peuvent renforcer les effets indésirables cardio-vasculaires des ß-sympathomimétiques et, donc, ceux de Seretide. Avec les xanthines, il y a un risque d'hypokaliémie.

L'administration simultanée de kétoconazole et de salmétérol a entraîné une augmentation significative de l'exposition plasmatique au salmétérol (multiplication par 1,4 de la Cmax et par 15 de l'AUC). Ceci peut provoquer un allongement de l'intervalle QTc (voir «Mises en garde et précautions» et «Pharmacocinétique»).

Lors de l'administration simultanée de Seretide, les agonistes-ß2 d'effet bref sont efficaces et doivent être fournis aux patients à titre de «médicaments de secours».

GROSSESSE/ALLAITEMENT

GROSSESSE:

L'expérience acquise en matière d'emploi de Seretide au cours de la grossesse est limitée. Une utilisation pendant la grossesse ne devrait être envisagée que si le bénéfice escompté pour la mère justifie les risques potentiels pour le fœtus.
Par rapport à d'autres corticostéroïdes inhalés, une étude épidémiologique rétrospective n'a fourni aucun indice de risque accru de malformations congénitales significatives après une exposition au propionate de fluticasone pendant le premier trimestre de la grossesse (cf. «Propriétés/Effets»).

Des expérimentations animales montrent que l'administration systémique de doses extrêmement fortes des deux composantes de l'association ou de l'association elle-même induit sur le fœtus les effets prévisibles pour les agonistes-ß2 et les corticoïdes.

Toutefois, des études plus approfondies, réalisées avec des substances de ces deux classes, révèlent qu'aux doses thérapeutiques, il n'y a pas lieu de craindre ces effets. La prudence est donc de rigueur lors d'une utilisation de Seretide pendant la grossesse.

En clinique, on utilise les agonistes-ß2 par voie parentérale à fortes doses pour obtenir une relaxation de l'utérus et différer l'accouchement. Il n'existe pas d'études sur les effets du salmétérol pendant le travail ou l'accouchement. Chez des rates traitées par des doses orales fortes, un léger allongement de la durée de la gestation a été constaté. Il ne faut donc pas utiliser ce médicament pendant l'accouchement, sauf nécessité impérieuse.

ALLAITEMENT:

Etant donné que les taux plasmatiques de salmétérol et de fluticasone sont très faibles après l'inhalation d'une dose thérapeutique, on peut supposer que les concentrations dans le lait maternel sont également très faibles. Néanmoins, faute d'expérience en ce domaine, il ne faut pas utiliser Seretide pendant l'allaitement, sauf si le bénéfice escompté pour la mère justifie les risques potentiels pour l'enfant.

FERTILITÉ

On ne dispose pas de données sur la fertilité humaine. Les expérimentations animales n'ont fourni aucun indice d'une influence du propionate de fluticasone ou du xinafoate de salmétérol sur la fertilité des femelles ou des mâles (voir «Données précliniques»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
Il n'existe aucune étude portant spécifiquement sur l'influence de Seretide sur l'aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser des machines; cependant, les propriétés pharmacologiques des deux substances ne suggèrent aucune perturbation à cet égard.

EFFETS INDÉSIRABLES

Tous les effets indésirables associés aux composants individuels xinafoate de salmétérol et propionate de fluticasone sont listés ci-dessous. Il n'existe pas d'effets indésirables attribuables à l'association des deux substances actives au-delà des effets indésirables des monosubstances.
Les effets indésirables sont classés ci-dessous par classe d'organes et par fréquence. Les fréquences des effets indésirables sont définies comme suit: «très fréquents» (>1/10), «fréquents» (=1/100 et 1/10) «occasionnels» (=1/1000 et 1/100), «rares» (=1/10'000 et 1/1000) et «très rares» (1/10'000). La plupart des fréquences ont été déterminées à partir des données cumulées d'études cliniques (23 études sur l'asthme, 7 études sur la BPCO). Les effets indésirables très rares ont été saisis sur la base de rapports spontanés. Les rapports spontanés ne permettent qu'une estimation très approximative de l'incidence réelle des effets indésirables en question.
Infections et infestations

Fréquents: Infection de la muqueuse bucco-pharyngée à Candida albicans, pneumonie (chez des patients souffrant de BPCO).
Rare: Infection œsophagienne à Candida albicans.
Affections du système immunitaire
Réactions d'hypersensibilité comme:
Occasionnels: Réactions cutanées d'hypersensibilité, dyspnée.
Rares: Réactions anaphylactiques.
Affections endocriniennes
Les effets indésirables systémiques possibles englobent (voir «Mises en garde et précautions»):
Occasionnels: cataracte.
Rares: glaucome.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Occasionnels: Hyperglycémie.
Affections psychiatriques
Occasionnels: Anxiété, troubles du sommeil.
Rares: Modifications du comportement telles qu'hyperactivité ou irritabilité (surtout chez l'enfant).
Affections du système nerveux
Très fréquents: Céphalées (voir «Mises en garde et précautions»).
Occasionnels: Tremblement (voir «Mises en garde et précautions»).
Affections cardiaques
Occasionnels: Palpitations cardiaques (voir «Mises en garde et précautions»), tachycardie, fibrillation auriculaire.
Rares: Arythmies cardiaques, y compris tachycardie supraventriculaire et extrasystoles.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquents: Enrouement, dysphonie.
Occasionnels: Irritations de la muqueuse bucco-pharyngée.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels: Contusions.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquents: Crampes musculaires, arthralgies.
Données post-commercialisation:
Affections du système immunitaire
Réactions d'hypersensibilité telles que:
Angio-œdème (surtout œdèmes du visage et œdèmes bucco-pharyngés).
Affections endocriniennes
Les effets indésirables systémiques possibles englobent (voir «Mises en garde et précautions»):
Syndrome de Cushing, symptômes cushingoïdes, inhibition de la fonction corticosurrénalienne, retards de croissance chez les enfants et adolescents, diminution de la densité minérale osseuse.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Bronchospasme paradoxal (voir «Mises en garde et précautions»).

Salmétérol:
Comme les autres agonistes ß2, le salmétérol peut provoquer un allongement en fonction de la dose de l'intervalle QTc. Des allongements de l'intervalle QTc dépassant le seuil de 0,45 s ne sont apparus qu'à des posologies supérieures au domaine thérapeutique recommandé. On a signalé des effets indésirables liés aux propriétés pharmacologiques des agonistes ß2, tels que tremblement ou céphalées. En général, ces effets indésirables ne sont que temporaires et s'atténuent pendant le cours du traitement.

Propionate de fluticasone:
En cas de muguet, il est recommandé d'utiliser un antifongique local; le traitement avec Seretide Diskus peut être poursuivi. On peut dans une large mesure éviter les effets indésirables tels que muguet ou enrouement en inhalant le médicament juste avant un repas ou en se rinçant la bouche à l'eau ou en effectuant des gargarismes à l'eau après l'utilisation.
Le remplacement d'une corticothérapie systémique par Axotide ou Seretide peut donner lieu à l'apparition d'allergies, par exemple rhinite allergique ou eczémas, qui avaient été préalablement supprimés par la corticothérapie systémique. Il faut traiter ces allergies par des antihistaminiques et par des corticoïdes à effet local. Après l'arrêt de la corticothérapie systémique, certains patients ne se sentent pas bien, malgré une stabilité ou une amélioration de leur fonction respiratoire. Chez ces patients, il faut contrôler la fonction corticosurrénalienne.
D'une manière générale, les corticoïdes administrés en inhalation risquent de provoquer des effets indésirables systémiques, surtout s'ils sont utilisés à forte dose et pendant longtemps (voir aussi «Mises en garde et précautions», «Surdosage» et «Interactions»).

Association salmétérol/propionate de fluticasone:
Comme avec les autres traitements par inhalation, il ne faut pas oublier d'envisager l'éventualité d'un bronchospasme paradoxal. Si un tel phénomène se produit, il faut immédiatement faire inhaler des bronchodilatateurs à courte durée d'action, arrêter le traitement par Seretide, examiner le patient et au besoin passer à un autre traitement.
Dans les études effectuées chez les patients présentant une BPCO, des cas de pneumonie ont été rapportés. Dans l'étude TORCH menée sur trois ans, 16% des patients traités par Seretide faisaient état de pneumonie, par rapport à 9% des patients du groupe sous placebo (voir «Propriétés/Effets»).
Diskus: Dans des cas isolés, on a signalé l'apparition de réactions allergiques sévères, y compris un choc anaphylactique, après l'inhalation de médicaments à visée pulmonaire contenant du lactose/des lactoprotéines. La cause était une allergie sous-jacente aux lactoprotéines.

SURDOSAGE

Les informations actuellement disponibles concernant le surdosage de Seretide, salmétérol et/ou propionate de fluticasone sont présentées ci-dessous:
Les symptômes et signes attendus d'un surdosage de salmétérol sont typiques d'une stimulation excessive des récepteurs ß2-adrénergiques tels que tremblements des muscles squelettiques (en particulier, des mains), céphalées, augmentation de la fréquence cardiaque, élévation de la tension artérielle systolique et hypokaliémie.
L'inhalation aiguë de doses supérieures à la posologie recommandée peut provoquer une inhibition temporaire de l'axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien; celle-ci n'impose généralement pas de mesures d'urgence et disparaît en quelques jours.

Cependant, l'inhalation prolongée de doses supérieures à celles recommandées peut entraîner une inhibition significative de la fonction corticosurrénalienne. De très rares cas d'insuffisance corticosurrénalienne aiguë ont été signalés, surtout chez des enfants qui avaient inhalé pendant longtemps (plusieurs mois, voire des années) des doses supérieures à la posologie recommandée. Chez ces enfants on a observé, entre autres, une hypoglycémie et, en conséquence, des troubles de la conscience et/ou des convulsions. Des situations telles qu'un traumatisme, une intervention chirurgicale, une infection ou une réduction rapide de la dose de propionate de fluticasone pourraient déclencher la survenue d'une insuffisance corticosurrénalienne aiguë.
Il est déconseillé de prescrire Seretide à des doses supérieures aux posologies autorisées. Il est important de contrôler régulièrement le traitement et de ramener la dose par paliers à la plus faible posologie recommandée permettant un contrôle efficace de la maladie à traiter (voir «Posologie/Mode d'emploi»).

Il n'existe aucun traitement spécifique du surdosage de Seretide. Dans le cas d'un surdosage, le patient doit recevoir un traitement de soutien et être surveillé si nécessaire.
La marche à suivre ultérieure dépendra des exigences cliniques ou des recommandations éventuelles du centre d'information toxicologique.

Propriétés/Effets
Code ATC: R03AK06
Mécanisme d'action
Seretide contient les principes actifs salmétérol et propionate de fluticasone, dont les mécanismes d'action sont différents.
Salmétérol: Le salmétérol stimule sélectivement les récepteurs ß2-adrénergiques et procure, du fait de sa longue chaîne latérale qui se lie à l'exo-site du récepteur, une protection efficace contre la bronchoconstriction induite par l'histamine et induit une bronchodilatation de longue durée (plus de 12 heures).

Des tests effectués in vitro montrent que le salmétérol, de même que d'autres substances ß-adrénergiques, inhibe la libération des médiateurs des mastocytes (comme l'histamine, les leucotriènes et la prostaglandine D2) dans le poumon humain.

Chez l'homme, le salmétérol inhibe la réaction immédiate et retardée aux allergènes inhalés; l'inhibition de la réaction retardée persiste plus de 30 heures, après l'utilisation d'une dose unique, lorsque l'effet bronchodilatateur n'est déjà plus décelable. Une dose unique suffit à diminuer l'hyperréactivité bronchique.

Propionate de fluticasone: Le propionate de fluticasone exerce une action anti-inflammatoire. Son administration par inhalation lui permet d'agir directement dans le poumon et de réduire la fréquence de survenue de symptômes et d'exacerbations de l'asthme. Utilisé en inhalation à la posologie usuelle, le propionate de fluticasone a l'avantage de maintenir la fonction corticosurrénalienne dans les limites physiologiques.
Utilisés de façon régulière dans l'asthme, le salmétérol diminue les symptômes de bronchoconstriction et le propionate de fluticasone améliore la fonction pulmonaire et prévient une exacerbation de la maladie.

EFFICACITÉ CLINIQUE
ASTHME

Une importante étude de 12 mois (Gaining Optimal Asthma ControL, étude GOAL) a analysé l'efficacité et la sécurité d'emploi de Seretide par rapport à une monothérapie par stéroïdes inhalés chez 3416 patients asthmatiques. Comme paramètre cible a été défini le degré du contrôle de l'asthme. La dose a été augmentée à intervalles de 12 semaines jusqu'au «contrôle total de l'asthme»** ou au dosage maximal de la médication à l'étude. Un patient avait atteint un «bon contrôle de l'asthme»* ou le «contrôle total de l'asthme» lorsque les critères ci-dessous étaient remplis pendant au moins 7 des 8 dernières semaines de traitement. L'étude a montré que
71% des patients sous Seretide ont obtenu un «bon contrôle de l'asthme»*, tandis que ce degré du contrôle de l'asthme a été atteint chez 59% des patients sous le stéroïde inhalé seul.
41% des patients sous Seretide ont atteint le «contrôle total de l'asthme»**, tandis que le même degré du contrôle de l'asthme a été observé chez 28% des patients sous le stéroïde inhalé seul.
Un «bon contrôle de l'asthme» et un «contrôle total de l'asthme» ont été obtenus plus rapidement sous Seretide que sous monothérapie par stéroïde inhalé et avec une dose de corticostéroïdes plus faible.

Par ailleurs, l'étude GOAL a montré que le taux d'exacerbations dans le groupe Seretide était de 29% inférieur à celui du groupe traité par le corticostéroïde inhalé seul.
la thérapie visant à obtenir un «contrôle total de l'asthme» ou un «bon contrôle de l'asthme» a permis d'améliorer la qualité de vie des patients. 61% des patients ont rapporté une réduction minimale ou aucune réduction de la qualité de vie après le traitement par Seretide, par rapport à seulement 8% des patients au début de l'étude. La qualité de vie a été évaluée au moyen d'un questionnaire spécifique de l'asthme.

* «Bon contrôle de l'asthme»: =2 jours avec des symptômes d'asthme et avec un score de symptômes supérieur à 1 (un score de symptômes de 1 est défini comme «des symptômes d'asthme pendant une brève période de la journée»), utilisation d'une médication d'urgence =2 jours et =4 fois/semaine, valeurs matinales de DEP =80% de la valeur normale, pas de réveil nocturne, pas d'exacerbations et pas d'effets indésirables ayant entraîné un changement thérapeutique.

** «Contrôle total de l'asthme»: pas de symptômes, pas d'utilisation de médication d'urgence, toutes les valeurs matinales du DEP supérieures à =80% de la valeur normale, pas de réveil nocturne, pas d'exacerbations et pas d'effets indésirables ayant entraîné un changement thérapeutique.

Dans deux autres études, les patients traités par Seretide, par rapport aux patients qui ont reçu des stéroïdes inhalés en monothérapie, ont atteint une meilleure fonction pulmonaire, passé plus de jours sans symptômes asthmatiques et utilisé moins de médication d'urgence, bien que le groupe Seretide ait reçu une dose de corticostéroïdes inférieure de 60% à celle du groupe de référence. Le contrôle des paramètres inflammatoires (mesurés par des biopsies bronchiques et des lavages bronchiques) a été maintenu dans les deux groupes.

D'autres études ont permis de démontrer qu'un traitement par Seretide, par rapport aux composantes individuelles ou au placebo, améliore significativement les symptômes asthmatiques et la fonction pulmonaire et réduit significativement la consommation des médications d'urgence. Les résultats de l'étude GOAL ont montré que ces améliorations sous Seretide persistent pendant au moins 12 mois.

BPCO

Dans l'étude TORCH (TOwards a Revolution in COPD Health), menée sur trois ans, les effets thérapeutiques de Seretide Diskus 50/500 µg, 1 inhalation 2 fois par jour, du salmétérol, Diskus 50 µg, 1 inhalation 2 fois par jour, du propionate de fluticasone (PF), Diskus 500 µg, 1 inhalation 2 fois par jour ou d'un placebo ont été examinés chez 6112 patients présentant une BPCO, en termes de mortalité toutes causes confondues («all-cause mortality»). Les patients présentant une BPCO modérée à sévère et dont la valeur initiale de VEMS (avant l'utilisation d'un bronchodilatateur) était 60% de la valeur normale prédite ont été attribués par randomisation à un traitement médicamenteux effectué en double insu. Les patients étaient autorisés à se soumettre au cours de l'étude à un traitement courant de la BPCO, à l'exception d'autres corticostéroïdes à inhaler, de bronchodilatateurs à action prolongée (y compris l'association) et de l'administration chronique de corticostéroïdes systémiques. Au bout de trois ans, l'état de survie de l'ensemble des patients a été établi, qu'ils aient ou non arrêté la médication à l'étude. Le critère primaire était la diminution de la mortalité globale, établie après trois ans sous Seretide, par comparaison avec le placebo.
En 3 ans, Seretide a réduit de 17,5% le risque de décès en comparaison avec le placebo (Hazard Ratio de 0,825 (IC à 95% 0,68; 1,00, p=0,052; tous corrigés sur analyses intérimaires). La comparaison du salmétérol avec le placebo (p = 0,180) a révélé une diminution de la mortalité globale de 12% en trois ans, celle du PF avec le placebo (p=0,525) une augmentation de 6%.
Une analyse de soutien, effectuée selon le modèle de risque proportionnel selon Cox, a révélé un rapport de risques («hazard ratio») de 0,811 (IC à 95% 0,670; 0,982, p=0,031) pour Seretide par rapport au placebo. Cela représente une diminution du risque de décès de 19% en trois ans. Le modèle a été corrigé pour des facteurs majeurs (état tabagique, âge, sexe, origine ethnique, VEMS initial et indice de masse corporelle (BMI)). Il n'y avait aucun indice évoquant une différence entre les effets thérapeutiques pour ces facteurs.
Le pourcentage des patients décédés dans les 3 ans pour des causes relevant d'une BPCO a été de 6,0% pour le placebo, de 6,1% pour le salmétérol, de 6,9% pour le PF et de 4,7% pour Seretide.
Seretide a réduit de 25% (IC à 95%: 19% à 31%; p0,001) le taux d'exacerbations moyennes à sévères par rapport au placebo, de 12% par rapport au salmétérol (IC à 95%: 5% à 19%, p=0,002) et de 9% (IC à 95%: 1% à 16%, p=0,024) par rapport au PF. Le salmétérol et le PF ont entraîné respectivement une réduction significative des taux d'exacerbations de 15% (IC à 95%: 7% à 22%; p >0,001) et de 18% (IC à 95%: 11% à 24%; p>0,001) par rapport au placebo.

La qualité de vie relative à la santé, établie au moyen du questionnaire «St George's Respiratory Questionnaire» (SGRQ), a pu être améliorée par tous les traitements par rapport au placebo. L'amélioration moyenne sur trois ans s'élevait à -3,1 unités (IC à 95%: -4,1 à -2,1; p0,001) pour Seretide par rapport au placebo, à -2,2 unités (p0,001) par rapport au salmétérol et à -1,2 unités (p=0,017) par rapport au PF.
Pendant la phase thérapeutique de 3 ans, les valeurs de VEMS chez les sujets traités par Seretide étaient supérieures à celles constatées chez les sujets maintenus sous placebo (différence moyenne sur 3 ans de 92 ml, IC à 95%: 75 à 108 ml; p0,001). Seretide s'est aussi montré plus efficace que le salmétérol ou le propionate de fluticasone en ce qui concerne l'amélioration du VEMS (différence moyenne de 50 ml, p0,001 pour le salmétérol et de 44 ml, p0,001 pour le PF).

La probabilité estimée de subir, dans les 3 ans, une pneumonie en tant qu'événement indésirable, était de l'ordre de 12,3% pour le placebo, de 13,3% pour le salmétérol, de 18,3% pour le PF et de 19,6% pour Seretide (Hazard Ratio pour Seretide par rapport au placebo: 1,64, IC à 95%: 1,33 à 2,01, p0,001). Il n'y avait aucune augmentation des cas de décès relevant d'une pneumonie; le nombre des décès survenus au cours du traitement pour lesquels une pneumonie a été classée comme cause primaire s'élevait à 7 pour le placebo, 9 pour le salmétérol, à 13 pour le PF et à 8 pour Seretide. Aucune différence significative n'a été observée en ce qui concerne la probabilité de fractures osseuses (5,1% pour le placebo, 5,1% pour le salmétérol, 5,4% pour le PF et 6,3% pour Seretide; Hazard Ratio pour Seretide par rapport au placebo: 1,22, IC à 95%: 0,87 à 1,72, p=0,248). L'incidence d'événements indésirables, tels qu'affections oculaires, affections osseuses et troubles de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, a été négligeable, aucune différence entre les divers traitements n'ayant été observée. Il n'y avait pas non plus d'indices suggérant une majoration d'événements indésirables au niveau cardiaque dans les groupes traités par le salmétérol.

Lors d'une application régulière de Seretide 500 Diskus en cas de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), une amélioration rapide et significative de la fonction pulmonaire et une diminution des exacerbations ont été démontrées dans le cadre de deux études cliniques contrôlées avec placebo d'une durée de 6 à 12 mois.
Médicaments contenant du propionate de fluticasone (PF) dans le traitement de l'asthme pendant la grossesse

Une étude observationnelle épidémiologique de cohorte, réalisée de façon rétrospective à partir de dossiers électroniques de patients au Royaume-Uni, a analysé le risque de malformations congénitales significatives (MCS) après l'exposition, au cours du premier trimestre de la grossesse, à l'inhalation de PF seul ou l'inhalation d'une association de salmétérol/PF en comparaison avec un CSI (corticostéroïde inhalé) sans PF. Cette étude n'a inclus aucun groupe de comparaison sous placebo.

131 MCS diagnostiquées ont été identifiées sur 5362 grossesses avec exposition aux CSI au cours du premier trimestre de la grossesse dans la cohorte des asthmatiques. 1612 femmes (30%) avaient été exposées au PF ou au salmétérol/PF, avec 42 cas diagnostiqués de MCS. L'odds ratio ajusté pour une MCS diagnostiquée en l'espace d'un an sous exposition au PF versus CSI sans PF était de 1,1 (IC à 95%: 0,5 à 2,3) chez les femmes sous un traitement anti-asthmatique correspondant au 2e palier d'après la GINA, et de 1,2 (IC à 95%: 0,7 à 2,0) chez les femmes sous un traitement anti-asthmatique correspondant au palier 3 ou supérieur d'après la GINA. Aucune différence du risque de MCS n'a été constatée entre l'exposition au PF seul et l'exposition au salmétérol/PF dans le premier trimestre de la grossesse. Le risque absolu de MCS à travers tous les degrés de sévérité de l'asthme était de 2,0 à 2,9 cas sur 100 grossesses avec exposition au PF. Ce taux est comparable à celui observé dans une étude portant sur 15'840 grossesses sans exposition aux médicaments anti-asthmatiques, documentées dans la «General Practice Research Database» (2,8 MCS sur 100 grossesses).

PHARMACOCINÉTIQUE

Après inhalation de l'association médicamenteuse aux doses thérapeutiques, la pharmacocinétique de chacune des deux composantes, à savoir le salmétérol et le propionate de fluticasone, a été comparable à celle enregistrée après administration isolée de chacune des deux composantes. C'est pourquoi la pharmacocinétique de ces deux substances est décrite séparément.
Dans une étude d'interactions avec permutations, contrôlée avec placebo, dans laquelle 15 volontaires sains ont été examinés, l'administration simultanée de salmétérol (50 µg 2× par jour; en inhalation) et de l'inhibiteur du CYP3A4, le kétoconazole (400 mg 1× par jour; voie orale) pendant une durée de 7 jours a entraîné une augmentation significative de l'exposition plasmatique au salmétérol (multiplication par 1,4 de la Cmax et par 15 de l'AUC). Aucune augmentation de l'accumulation du salmétérol n'a été constatée lors d'une administration de doses répétées. Chez 3 volontaires, l'administration simultanée de salmétérol et de kétoconazole a été arrêtée en raison d'un allongement de l'intervalle QTc accompagné d'une tachycardie sinusale. Chez les 12 autres volontaires, l'administration simultanée de salmétérol et de kétoconazole n'a pas entraîné d'effet statistiquement significatif sur le pouls, la kaliémie ou l'intervalle QTc (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»).

Absorption
Salmétérol: Une bronchodilatation efficace (amélioration du VEMS =15%) est obtenue au bout de 10 à 20 minutes après l'inhalation; il faut s'attendre à l'effet maximal au bout de 3 heures environ et la durée d'action est d'au moins 12 heures.
Mis en solution, le xinafoate de salmétérol, un sel ionique, se dissocie de sorte que la fraction de salmétérol et celle d'acide 1-hydroxy-2-naphtoïque sont absorbées, distribuées, métabolisées et éliminées indépendamment l'une de l'autre. Le salmétérol agit localement dans le poumon. C'est pourquoi, il n'existe pas de corrélation entre le taux plasmatique et l'effet thérapeutique.
Propionate de fluticasone: Chez les sujets sains, la biodisponibilité absolue du propionate de fluticasone administré en inhalation varie de 10 à 30% de la dose nominale, selon la forme galénique utilisée. L'absorption systémique de la substance est essentiellement pulmonaire, cette absorption étant assez rapide initialement puis plus lente. Le reste de la dose inhalée peut être dégluti mais ne contribue que très peu à l'exposition systémique en raison de la faible solubilité dans l'eau et de l'important effet de premier passage qui fait que la biodisponibilité orale est inférieure à 1%. L'exposition systémique augmente de façon linéaire avec la dose inhalée.

Distribution
Salmétérol: Il n'existe que peu d'études concernant la pharmacocinétique du salmétérol inhalé, car les concentrations plasmatiques atteintes aux doses thérapeutiques sont très faibles (inférieures à 200 pg/ml), ce qui rend un dosage techniquement difficile. Après l'administration chronique d'une dose inhalée de 50 µg de salmétérol (sous forme de poudre) deux fois par jour, du salmétérol a été décelé en l'espace de 5 à 45 minutes dans le plasma chez 7 asthmatiques. Les taux plasmatiques retrouvés étaient très faibles, les concentrations maximales moyennes, établies au bout de 20 minutes, étaient de 167 pg/ml environ; aucune accumulation de salmétérol n'a été constatée après l'administration de doses répétées. La liaison du salmétérol aux protéines plasmatiques humaines est en moyenne de 96% (in vitro), et ce sur un éventail de concentrations allant de 8 à 7722 ng/ml, c'est-à-dire à des concentrations nettement plus élevées que celles obtenues aux doses thérapeutiques.

Propionate de fluticasone: La distribution du propionate de fluticasone se caractérise par une clairance plasmatique élevée (1150 ml/min), par un volume de distribution important à l'état d'équilibre (environ 300 l) et une demi-vie terminale d'environ 8 heures. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est élevé (91%).
Salmétérol/propionate de fluticasone: une analyse de la pharmacocinétique réalisée au sein d'une population de patients et ayant utilisé des données de sujets asthmatiques (neuf études cliniques portant sur le propionate de fluticasone (PF) et cinq études sur le salmétérol) a fait les constatations suivantes:
Après l'administration du salmétérol-PF (50/100 µg), on a observé une exposition au PF plus élevée qu'après l'administration du PF seul (100 µg); ceci tant chez les adolescents et les adultes (rapport 1,52 [IC à 90% 1,08; 2,13]) que chez les enfants (rapport 1,20 [IC à 90% 1,06; 1,37]).

L'exposition au PF observée avec salmétérol-PF (50/100 µg) a été plus élevée chez les enfants que chez les adolescents et les adultes (rapport 1,63 [IC à 90% 1,35; 1,96]).
La pertinence clinique de ces résultats n'est pas connue. Cependant, dans des études cliniques comparatives durant jusqu'à 12 semaines, portant sur l'association salmétérol-PF (50/100 µg) et sur le PF (100 µg), aucune différence au niveau des effets sur l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien n'a été constatée ni chez les adolescents et les adultes ni chez les enfants.
L'exposition au PF lors de l'administration d'une dose plus élevée de salmétérol-PF (50/500 µg) a été analogue à celle observée avec une dose équivalente de PF seul.
L'exposition au salmétérol établie chez les enfants traités par salmétérol-PF (50/100 µg) a été supérieure à celle observée chez les adolescents et les adultes (rapport 1,23 [IC à 90% 1,10; 1,38]).

La pertinence clinique de ces résultats n'es pas connue. Cependant, dans les études cliniques effectuées sur une période allant jusqu'à 12 semaines, aucune différence n'a été observée au niveau des effets cardiovasculaires ou entre les rapports sur l'apparition de tremblements chez les adultes et les adolescents ni chez les enfants.

Métabolisme
Salmétérol: Le salmétérol-base est métabolisé quasi intégralement par hydroxylation au moyen de l'enzyme cytochrome P450 CYP3A4 en a-hydroxysalmétérol. Une étude dans laquelle des sujets sains ont reçu à plusieurs reprises des doses de salmétérol et d'érythromycine n'a cependant révélé, à une posologie de 500 mg d'érythromycine trois fois par jour, aucune différence clinique significative au niveau des effets sur la pharmacodynamie.

Après l'administration d'une dose usuelle de salmétérol, de l'acide hydroxynaphtoïque (xinafoate) peut être décelé dans la circulation. Cependant, cette fraction n'a pas d'activité pharmacologique décelable. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est très élevé (plus de 99%) et la demi-vie est d'environ 12 jours. L'état d'équilibre est atteint au bout d'environ 2 mois et la concentration plasmatique d'acide hydroxynaphtoïque est alors d'environ 100 ng/ml.
Une étude d'interactions entre le salmétérol et le kétoconazole a révélé par contre une augmentation significative de l'exposition plasmatique au salmétérol (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»).
Propionate de fluticasone: Le propionate de fluticasone est très rapidement éliminé de la circulation systémique, essentiellement en étant métabolisé, par l'intermédiaire de l'enzyme CYP3A4 du cytochrome P450, en un dérivé acide carboxylique inactif.

Elimination
Salmétérol: Le salmétérol-base hydroxylé est essentiellement éliminé dans les fèces. Une quantité notable de salmétérol-base sous forme inchangée n'a été démontrée ni dans les urines, ni dans les fèces. La demi-vie d'élimination terminale est d'environ 5,5 heures (1 sujet).
Propionate de fluticasone: La clairance rénale du propionate de fluticasone est négligeable (0,2%) et celle de son métabolite inférieure à 5%.
Cinétique dans des situations cliniques particulières
En raison de la faible biodisponibilité orale du principe actif (1%) et de son élimination rénale minime (0,2%), il n'y a pas lieu de craindre une augmentation significative de l'exposition systémique chez les patients souffrant d'asthme sévère ou de troubles de la fonction hépatique ou rénale.

Données précliniques

On a mené des études approfondies, chez diverses espèces animales, pour évaluer la toxicité du xinafoate de salmétérol et du propionate de fluticasone. Des effets toxiques n'ont été observés qu'à des doses dépassant largement les doses recommandées chez l'homme. Il s'agissait des effets prévisibles pour des agonistes-ß2 puissants et des corticoïdes.
Ni le salmétérol ni le propionate de fluticasone n'ont de potentiel génotoxique.
Dans les études de longue durée, le salmétérol a induit des tumeurs bénignes de la musculature lisse du mésovarium chez la souris et de l'utérus chez la rate. Comme les rongeurs sont considérés comme fortement prédisposés au développement des tumeurs de ce type, le salmétérol n'est cependant pas considéré comme oncogène chez l'homme.

L'administration concomitante de salmétérol et de propionate de fluticasone à fortes doses a provoqué des interactions cardio-vasculaires. Des rats ont présenté, temporairement, une myocardite auriculaire et une artérite coronaire focale, qui ont disparu après réduction des doses. Chez les chiens, l'augmentation de la fréquence cardiaque a été plus importante après l'administration concomitante des deux substances qu'après l'administration de salmétérol seul. Chez l'homme, on n'a pas observé d'effets indésirables cardiaques cliniquement notables, graves.

L'administration simultanée des deux substances n'a pas modifié les autres effets toxiques des classes de substances.
L'importante expérience acquise en clinique montre que les effets toxiques décrits plus haut ne surviennent pas après l'utilisation des posologies recommandées.

Toxicologie de la reproduction
Le propionate de fluticasone administré par voie sous-cutanée à des doses allant jusqu'à 50 µg/kg/jour (jusqu'à 100 µg/kg/jour chez des rats mâles avant le jour 36) n'a influencé ni la fertilité, ni le comportement d'accouplement des rats des générations F0 et F1; le médicament a été administré pendant les périodes de gamétogenèse, d'accouplement, de gestation, de mise bas et d'allaitement.
Aucun effet sur la fertilité n'a été constaté chez des rats mâles et femelles traités pendant la période de gamétogenèse par des doses orales de xinafoate de salmétérol allant jusqu'à 2 mg/kg/jour. Une étude similaire sur la fertilité après administration orale de salmétérol base à la dose élevée de 10 mg/kg/jour n'a pas non plus révélé une influence.
Nébuliseur-doseur: A des concentrations très élevées dépassant très largement les doses probables chez le patient, le gaz propulseur exempt de CFC HFA134a n'a pas montré d'effets toxiques chez plusieurs espèces animales pendant une durée de deux ans.

REMARQUES PARTICULIÈRES

CONSERVATION

Conserver Seretide Diskus à une température inférieure à 30 °C et à l'abri de l'humidité.
Conserver Seretide Nébuliseur-doseur à une température inférieure à 30 °C, protégé du gel et de l'exposition directe aux rayons UV.
Instructions pour la manipulation du Diskus
Il faut conserver Seretide Diskus en position fermée et n'actionner le levier permettant la libération d'une dose que juste avant utilisation.
Instructions pour la manipulation du nébuliseur-doseur
Le récipient du nébuliseur-doseur est sous pression; il ne doit être ni endommagé, ni forcé ou jeté dans le feu, même lorsqu'il est vide.
Le nébuliseur-doseur Seretide contient les principes actifs salmétérol et propionate de fluticasone en suspension dans un gaz propulseur exempt de CFC, le norflurane. La suspension est conditionnée dans un récipient métallique composé d'un alliage d'aluminium et fermé avec une soupape de dosage. Le récipient métallique est entouré par une boîte en matière synthétique qui comprend le mécanisme de nébulisation et le diffuseur. Le récipient métallique est muni d'un compteur de doses qui indique les bouffées restantes. Le nombre de bouffées restantes s'affiche dans une fenêtre placée sur l'arrière de la boîte en matière synthétique.
Remettre le bouchon de l'embout buccal après chaque usage du nébuliseur-doseur.

Publié le 18.05.2016

#11 DOCUMENTATION / CONVENTION » Oxygénothérapie de courte durée » 31-05-2016 09:09:36

powershot
Réponses : 0

Un traitement de courte durée au moyen de l’oxygène peut être prescrit dans 3 situations : hypoxémie aiguë, hypoxémie chez les patients palliatifs et cluster headache.

Si vous avez besoin d’oxygène à domicile pour une période plus longue, vous pouvez prétendre au remboursement via une convention.

HYPOXÉMIE AIGUË

Le médecin prescripteur doit demander une autorisation de remboursement au médecin-conseil de la mutualité tant pour l’oxygène gazeux que pour un oxyconcentrateur. Il n’y a pas de formulaire standard pour la demande de remboursement. Dans la demande, l’hypoxémie doit être cliniquement documentée. Pour cette raison, la demande doit comprendre les éléments suivants :
le type d’oxygénothérapie souhaitée (oxygène gazeux ou oxyconcentrateur)
et
le diagnostic de l’affection qui est à l’origine de l’hypoxémie aiguë (p.ex. COPD, insuffisance cardiaque chronique, etc.)
et
une description des plaintes qui prouvent une telle affection (p.ex. cyanose, tachypnée, etc.)
et/ou
le résultat des tests de saturation récents

Vu la situation aiguë, les mutualités délivreront les autorisations le plus rapidement possible (pour 1, 2 ou 3 périodes de maximum 1 mois chacune), si la demande est correctement cliniquement documentée sur la base des éléments précités.

Le patient doit en outre disposer d’une prescription mensuelle établie chaque fois pour maximum 1 mois, avec les éléments suivants :

  • oxygène gazeux en DCI

  • le dosage (en litre par minute et nombre d’heures par jour)

  • le cas échéant, l’humidificateur d’oxygène ou utilisation d’un oxyconcentrateur

Il est conseillé de mentionner aussi le dosage et, le cas échéant, l’humidificateur sur la prescription de l’oxyconcentrateur.

Le médecin prescripteur conserve dans le dossier médical du patient les pièces justificatives qui démontrent que l’hypoxémie est cliniquement documentée (voir ci-avant lors de la demande). Il conserve également dans le dossier médical l’évaluation du traitement prescrit qui démontre que la situation du patient s’améliore grâce à l’oxygénothérapie.

HYPOXÉMIE CHEZ LES PATIENTS PALLIATIFS

Ceci ne s’applique qu’aux patients qui répondent au statut de patient palliatif.

Si cela n’a pas encore été fait, le médecin généraliste informe le médecin-conseil de la mutualité de ce statut palliatif. Il utilise :
soit, le formulaire de demande de l’intervention forfaitaire pour soins palliatifs à domicile
soit, le formulaire pour l’exonération des tickets modérateurs pour les personnes vivant en communauté

Le remboursement de l’oxygénothérapie peut commencer à partir de la date de notification.
Une demande préalable auprès du médecin-conseil n’est pas nécessaire, mais la réglementation du chapitre IV est également d’application dans ce cas-ci.

La prescription mensuelle pour le patient doit comporter les mêmes éléments qu’en cas d’hypoxémie aiguë.

Le médecin doit en outre indiquer la mention « tiers payant applicable» sur la prescription.
Le médecin prescripteur conserve dans le dossier médical du patient les pièces justificatives qui :
démontrent que l’hypoxémie est cliniquement documentée (voir ci-avant lors de la demande)
mentionnent le statut de patient palliatif (date ou copie de l’avis à la mutualité)

Il conserve également, dans le dossier médical, l’évaluation du traitement prescrit qui démontre que la situation du patient s’améliore grâce à l’oxygénothérapie.

CLUSTER HEADACHE

Pour la première demande, l’autorisation du médecin-conseil est subordonnée à un rapport circonstancié joint d’un neurologue, d’un neurochirurgien ou d’un neuropsychiatre avec :
le diagnostic de « cluster headache » et
une justification du démarrage de l’oxygénothérapie en raison de la situation clinique du patient

Il n’y a pas de formulaire standard pour la demande de remboursement. Si le médecin généraliste fait la demande, il doit joindre le rapport du médecin spécialiste.
 
L’AUTORISATION A UNE DURÉÉ DE VALIDITÉ ILLIMITÉE.
 
Le patient doit en outre disposer d’une prescription mensuelle comprenant les éléments suivants :
l’oxygène gazeux en DCI prescrit selon les besoins, avec des accessoires spécifiques adaptés à un haut débit
le dosage (en litre par minute)
le cas échéant, l’humidificateur d’oxygène

DÉLIVRER EN CAS D’OXYGÉNOTHÉRAPIE DE COURTE DURÉE

Vu la situation aiguë, le pharmacien délivre immédiatement. En cas d’oxygénothérapie de courte durée, la délivrance de l’oxygène et des accessoires se fait par :
le pharmacien
ou le pharmacien hospitalier qui ne peut délivrer qu’aux bénéficiaires vivant en communauté (vivre en communauté signifie séjourner p.ex. dans une maison de repos pour personnes âgées, une maison de repos et de soins, une maison de soins psychiatriques, etc.)
ou les « firmes facilitaires » (fournisseurs) sur demande du pharmacien et en concertation avec celui-ci

Pour l’oxyconcentrateur, la délivrance se fait également par le pharmacien, le pharmacien hospitalier (pour les bénéficiaires vivant en communauté) ou les « firmes facilitaires » (fournisseurs) sur demande du pharmacien et en concertation avec celui-ci.

REMBOURSER L’OXYGÉNOTHÉRAPIE DE COURTE DURÉE

L’oxygène médical gazeux et l’oxyconcentrateur sont, sous les conditions réglementaires (voir ci-dessus « Prescrire de l’oxygénothérapie de courte durée »), remboursés en catégorie A. Il n’y a donc aucune part à charge du patient pour l’oxygène en tant que tel. La mutualité paie au pharmacien, au pharmacien hospitalier ou au fournisseur via le pharmacien :
le forfait pour l’installation et l’intervention de l’assurance soins de santé pour la location de la bouteille de gaz et de l’oxyconcentrateur
les accessoires et l’éventuel humidificateur d’oxygène

Le pharmacien (hospitalier) reçoit également un forfait pour la coordination de la tarification et l’accompagnement du traitement au moyen de l’oxygène gazeux ou de l’oxyconcentrateur.

Si la livraison est effectuée par un fournisseur qui pour la location de la bouteille de gaz, les accessoires et l’éventuel humidificateur d’oxygène facture plus que le montant maximum de l’intervention de l’assurance, le pharmacien ou le pharmacien hospitalier peut facturer pour ces éléments, un supplément au patient; ce supplément ne peut à aucun moment être supérieur à 20% du montant maximum de l’intervention.




LIENS UTILES :
- Plus d’informations sur l’oxygénothérapie de longue durée à domicile.
- Autorisation de remboursement d’un oxyconcentrateur pour lequel le régime du tiers payant est autorisé
- Attestation pour installation - livraison de l’oxygène médical gazeux

#12 DOCUMENTATION / CONVENTION » Rééducation fonctionnelle dans un centre spécialisé » 31-05-2016 08:55:11

powershot
Réponses : 0

QUE DEVEZ-VOUS FAIRE POUR QU’UN CENTRE DE RÉÉDUCATION FONCTIONNELLE PUISSE VOUS TRAITER ?

Adressez-vous à un centre de rééducation fonctionnelle, dont les coordonnées figurent dans la liste des centres de rééducation fonctionnelle.

Les pneumologues qui ne travaillent pas pour un tel centre de rééducation fonctionnelle peuvent également vous proposer un programme de traitement et de rééducation fonctionnelle adapté.
Votre mutualité interviendra également dans ces frais, mais sur la base d’une autre réglementation (nomenclature des prestations de santé).

QUE DOIT FAIRE LE CENTRE DE RÉÉDUCATION FONCTIONNELLE POUR POUVOIR VOUS TRAITER ?

Le centre de rééducation fonctionnelle doit :

Si votre mutualité marque son accord, le centre peut vous traiter.

QUE DEVEZ-VOUS PAYER ?

La mutualité intervient dans le coût du programme de rééducation fonctionnelle (régime du tiers payant).

Si vous êtes traité(e) en tant que patient ambulatoire, vous devez payer une quote-part personnelle (ticket modérateur) pour chaque prestation de rééducation fonctionnelle effectuée dans le cadre du programme de rééducation fonctionnelle.

Si vous suivez ce programme de rééducation fonctionnelle au cours d’une hospitalisation, vous payez les frais habituels liés à votre séjour hospitalier.

Pour les consultations chez les médecins, vous payez chaque fois une part personnelle.

Les jours où vous suivez un programme de rééducation fonctionnelle, vous ne pouvez pas plus obtenir d’intervention ce même jour pour une prestation de kinésithérapie ou de physiothérapie.

LIENS UTILES :

- Liste des centres conventionnés
- Convention conclue entre chaque centre de rééducation

#13 DEPISTAGE » FIBROSCOPIE BRONCHIQUE » 31-05-2016 08:14:43

powershot
Réponses : 0

POURQUOI UNE FIBROSCOPIE ?

Parmi les examens de diagnostic du cancer bronchique, la fibroscopie bronchique est l'examen-clé.

Cet examen permet d'observer l'intérieur de la trachée et des bronches et de réaliser des prélèvements.

COMMENT SE DÉROULE LA FIBROSCOPIE BRONCHIQUE ?

PRÉCAUTIONS

Une prise de sang est réalisée systématiquement avant l'examen pour vérifier l'hémostase (la coagulation) du patient.

Les patients qui prennent des anti-coagulants oraux doivent stopper le traitement qui est remplacé par des injections d'héparine ou son équivalent.

Il en va de même pour les personnes traitées par aspirine qui est remplacée par une autre molécule.

La fibroscopie s'effectue à jeun : il ne faut plus s'alimenter 2 heures avant le début de l'examen. Il ne faut pas fumer non plus.

DÉROULEMENT

Un tube fin, cylindrique et souple, pourvu d'une source de lumière (le fibroscope) est introduit par une narine à l'intérieur de la trachée et des bronches.

Le tube est relié à une micro-caméra, parfois raccordée à une télévision. Ce dispositif permet au médecin de visualiser plus précisément l'état de la paroi des bronches et d'y repérer des anomalies éventuelles.

Des prélèvements de tissu (biopsie), des lavages (en introduisant du sérum physiologique) ou des brossages bronchiques (de la paroi à l'aide d'une petite brosse introduite dans l'endoscope) peuvent être réalisés au cours de cet examen, afin de « récolter » des cellules qui seront ensuite analysées.

La fibroscopie est habituellement réalisée sous anesthésie locale et dure entre 10 et 20 minutes. Le patient est assis face au médecin. Cet examen n'est pas douloureux, mais il est désagréable.

La saturation du sang en oxygène est contrôlée en permanence. Il est parfois nécessaire de réaliser l'examen sous oxygène

Il est demandé d'attendre 2 heures à l'issue de cette exploration, pour manger à nouveau, l'anesthésie locale pouvant entraîner des "fausses routes".

La fibroscopie ne génère en général aucun effet secondaire majeur. Seuls peuvent survenir quelques saignements du nez, des petits crachats de sang (lorsqu'une biopsie a été effectuée) ou encore une fièvre transitoire.

Une fibroscopie peut être normale même en présence d'un cancer.

#14 TRAITEMENTS » SYMBICORT turbuhaler » 30-05-2016 10:30:47

powershot
Réponses : 0

Symbicort
Symbicort est indiqué en traitement continu de l'asthme persistant, dans les situations où l'administration par voie inhalée d'un médicament associant un corticoïde et un bronchodilatateur bêta2 agoniste de longue durée d'action est justifiée :

  • chez les patients insuffisamment contrôlés par une corticothérapie inhalée et la prise d'un bronchodilatateur bêta-2 agoniste de courte durée d'action par voie inhalée à la demande.

  • chez les patients contrôlés par l'administration d'une corticothérapie inhalée associée à un traitement continu par bêta-2 agoniste de longue durée d'action par voie inhalée.

NOTE :

le dosage Symbicort 100/6 microgrammes par dose n'est pas adapté au traitement de l'asthme persistant sévère.

VOIE INHALÉE.

Symbicort ne doit pas être utilisé pour l'initiation d'un traitement antiasthmatique. La posologie est individuelle. Le dosage de Symbicort sera prescrit en fonction de la sévérité de la maladie.

Que ce soit à l'initiation ou pendant les phases d'adaptation du traitement de fond, si les dosages disponibles de l'association fixe de Symbicort ne permettent pas d'ajuster la posologie de chacun des principes actifs en fonction de l'état clinique du patient, béta2-agonistes et corticosteroïdes devront être administrés individuellement.

Il convient de toujours rechercher la posologie minimale efficace permettant d'obtenir le contrôle des symptômes.

Le médecin vérifiera régulièrement que le dosage de Symbicort prescrit est adapté pour un traitement optimal du patient. Lorsque celui-ci est obtenu avec la posologie minimale recommandée, l'administration d'un corticoïde seul pourra être envisagée comme étape suivante dans la recherche du traitement minimal efficace.

Il existe deux modalités thérapeutiques d'administration de Symbicort 100/6 microgrammes par dose :

A. Symbicort 100/6 microgrammes par dose utilisé en traitement continu de fond :

Symbicort est utilisé comme traitement continu de fond et un bronchodilatateur d'action rapide est utilisé séparément pour soulager les symptômes d'asthme.

B. Symbicort 100/6 microgrammes par dose utilisé à la fois en traitement continu de fond et, en cas de besoin, pour soulager les symptômes d'asthme :

Symbicort est utilisé à la fois en traitement continu de fond et, en cas de besoin, en réponse à la survenue de symptômes d'asthme pour les soulager.

A. Symbicort 100/6 microgrammes par dose utilisé en traitement continu de fond

Il convient d'informer les patients qu'ils doivent avoir en permanence à leur disposition leur bronchodilatateur d'action rapide en traitement de secours pour soulager les symptômes aigus d'asthme.

POSOLOGIE PRÉCONISÉE

Adultes (18 ans et plus) :
1-2 inhalations deux fois par jour.

Certains patients peuvent nécessiter jusqu'à une dose maximum de 4 inhalations deux fois par jour.

Adolescents (12-17 ans) :
1-2 inhalations deux fois par jour.

Enfants (6 ans et plus) :
2 inhalations deux fois par jour.

En pratique courante, lorsque les symptômes ont régressé avec deux prises quotidiennes, un rythme d'administration en une prise par jour peut éventuellement être envisagé dans le cadre de la recherche de la dose minimale efficace si le médecin estime nécessaire de maintenir un traitement par bêta-2 mimétique longue durée d'action pour le contrôle des symptômes.

Une augmentation de la consommation de bronchodilatateur à action rapide est le signe d'une déstabilisation de la maladie sous-jacente et nécessite une réévaluation du traitement de l'asthme.

ENFANTS DE MOINS DE 6 ANS :

Symbicort n'est pas recommandé chez les enfants de moins de 6 ans.

B. Symbicort 100/6 microgrammes par dose utilisé à la fois en traitement continu de fond et, en cas de besoin, pour soulager les symptômes d'asthme :

Les patients prennent quotidiennement Symbicort en traitement continu de fond et utilisent aussi Symbicort en cas de besoin en réponse à la survenue de symptômes d'asthme pour les soulager. Les patients devront être informés qu'ils doivent avoir en permanence Symbicort à leur disposition en traitement de secours.

L'utilisation de Symbicort en traitement continu de fond et pour soulager les symptômes d'asthme sera envisagée notamment chez des patients :

ayant un contrôle insuffisant de l'asthme avec recours fréquent aux bêta-2 mimétiques de courte durée d'action inhalés,
ayant eu des antécédents d'exacerbations d'asthme ayant nécessité une intervention médicalisée.

Une surveillance médicale attentive des effets indésirables dose-dépendants est nécessaire chez les patients consommant de façon fréquente des doses journalières élevées de Symbicort pour soulager leurs symptômes d'asthme.

POSOLOGIE PRÉCONISÉE :

Adultes (18 ans et plus) :

La dose recommandée en traitement continu de fond est de 2 inhalations par jour, administrées en deux prises par jour (1 inhalation matin et soir), ou en une prise (2 inhalations le matin ou le soir). En cas de besoin, pour soulager les symptômes, les patients prendront 1 inhalation supplémentaire de Symbicort. Si les symptômes persistent après quelques minutes, l'inhalation sera renouvelée.

Ne pas prendre plus de 6 inhalations en une seule fois.

Une dose totale quotidienne de plus de 8 inhalations n'est généralement pas nécessaire ; toutefois, une dose totale allant jusqu'à 12 inhalations pourra être utilisée sur une période limitée. Il convient de fortement recommander aux patients utilisant plus de 8 inhalations par jour de prendre un avis médical. Ils devront être réévalués et leur traitement de fond reconsidéré.

Enfants et adolescents de moins de 18 ans :

Chez les enfants et les adolescents, il n'est pas recommandé d'utiliser Symbicort selon la modalité thérapeutique décrite ci-dessus au paragraphe B : utilisation de Symbicort à la fois en traitement continu de fond et pour soulager les symptômes d'asthme.

MODE D'EMPLOI DU DISPOSITIF TURBUHALER :

Le fonctionnement du dispositif est lié à l'inspiration : la poudre contenue dans le récipient est délivrée dans les voies aériennes lorsque le patient inspire au travers de l'embout buccal.

Il convient de recommander au patient :

  • de lire attentivement le mode d'emploi dans la notice d'information jointe avec chaque inhalateur

  • d'inspirer à fond au travers de l'embout buccal pour assurer la diffusion optimale de la poudre dans les voies aériennes

  • de ne jamais souffler dans l'embout buccal

  • de bien refermer le capuchon du Turbuhaler après chaque utilisation

  • de se rincer la bouche à l'eau après les inhalations du traitement continu de fond, afin de diminuer le risque de candidose oro-pharyngée. En cas d'apparition de candidose oropharyngée, les patients devront également se rincer la bouche à l'eau après chacune des inhalations supplémentaires réalisées «à la demande».

Il convient d'informer le patient sur le fait que la quantité de produit délivrée au cours de chaque inhalation étant très faible, l'administration ou le goût du médicament ne sont le plus souvent pas perçus.

- MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS -

Il faut informer les patients de toujours avoir sur eux leur médicament d'urgence pour pouvoir faire face à une crise asthmatique. En cas de détresse respiratoire s'aggravant rapidement et si des inhalations additionnelles ne conduisent pas rapidement à une amélioration suffisante, le patient doit consulter un médecin ou se rendre à l'hôpital le plus proche. Une utilisation accrue des bronchodilatateurs d'action rapide indique une détérioration de la maladie sous-jacente et exige une réévaluation du traitement. Une évaluation de la situation par le médecin doit être prise en considération si le traitement par Symbicort ne s'avère pas suffisamment efficace ou si le nombre d'inhalations nécessaires est supérieur au nombre maximal recommandé. Une détérioration rapide et progressive de l'asthme ou de la BPCO peut menacer le pronostic vital et le patient doit immédiatement être soigné par un médecin. Dans une telle situation, l'administration d'un corticostéroïde supplémentaire par inhalation ou par voie orale est éventuellement nécessaire. En présence d'une infection, une antibiothérapie est indiquée.
Une vaste étude américaine a été menée comparativement à un placebo pour évaluer la sécurité d'emploi du salmétérol, un autre agoniste bêta2, comparativement à un placebo, chez des patients prenant en plus le traitement habituel. Cette étude a montré que le taux de décès résultant de l'asthme était plus élevé chez les patients traités par le salmétérol que chez les patients sous placebo (13/13176 [0,10%] contre 3/13179 [0,02%]). Toutefois, il n'existe pas d'études concernant la fréquence des décès dus à l'asthme chez des patients traités par le formotérol, un des principe actif de Symbicort. Il est cependant possible que l'augmentation du risque de mortalité d'origine asthmatique, constatée sous traitement par le salmétérol, corresponde à un effet de classe des agonistes bêta2, y compris le formotérol.

Les patients doivent être instruits de toujours avoir sur eux une médication d'urgence.
Il ne faut pas instaurer un traitement par Symbicort pour traiter une exacerbation grave.

Bien se rincer la bouche à l'eau après chaque utilisation afin de réduire le risque de mycoses au niveau de la muqueuse bucco-pharyngée (muguet).

Symbicort Turbuhaler contient moins de 1 mg de lactose par inhalation. Cette quantité minime ne pose généralement pas de problème chez les patients présentant une intolérance au lactose.
La prudence est de rigueur chez les patients souffrant de cirrhose hépatique (voir «Instructions spéciales pour le dosage» et «Cinétique pour certains groupes de patients»).
Comme pour d'autres traitements inhalés, il est possible que surviennent immédiatement après l'inhalation des bronchospasmes paradoxaux s'accompagnant de troubles respiratoires accrus et de sifflements respiratoires. Dans un tel cas, le traitement par Symbicort doit être interrompu et une alternative thérapeutique instaurée.

BUDÉSONIDE

Les corticoïdes administrés en inhalation peuvent provoquer des effets indésirables systémiques, surtout en cas d'utilisation à forte dose. Cependant, la probabilité de survenue de tels effets indésirables est plus faible qu'avec les corticoïdes oraux. Les effets indésirables systémiques possibles sont, en plus d'un syndrome de Cushing, une inhibition de la fonction corticosurrénalienne avec épisodes hypoglycémiques, retard de croissance chez l'enfant et l'adolescent, diminution de la densité osseuse, cataracte et glaucome. Il est donc important de prescrire le corticoïde inhalé à la dose minimale efficace qui permet de maintenir un contrôle satisfaisant.
Passage à Symbicort Turbuhaler chez les patients déjà traités par des corticostéroïdes oraux
Les patients passant d'un corticostéroïde systémique à un traitement inhalé par Symbicort Turbuhaler doivent être étroitement surveillés afin de détecter l'apparition d'une insuffisance surrénale.
Le risque d'une insuffisance surrénale peut également exister chez les patients ayant déjà nécessité par le passé des doses élevées de corticostéroïdes en urgence ou ayant été traités à long terme par des corticostéroïdes inhalés à la dose recommandée maximale.
Pour cette raison, la prudence est de rigueur lors du passage à Symbicort.
Une réduction de la dose orale ou parentérale de corticostéroïde est judicieuse en cas de traitement simultané par Symbicort dès que la situation du patient se sera stabilisée.
La réduction de la dose orale de corticostéroïde doit être progressive.
On administre généralement Symbicort à une posologie moyenne pendant une semaine en complément au traitement systémique en place. En tenant compte de la réponse du patient, la dose quotidienne orale ou parentérale de corticostéroïdes sera ensuite réduite chaque semaine de 5 mg de prednisolone (ou dose équivalente) ou, dans les cas sévères, de la moitié seulement (c'est-à-dire 2,5 mg). Dans certains cas, la réduction des doses orales doit être encore beaucoup plus lente.
Grâce à l'inhalation de Symbicort, il est souvent possible de renoncer complètement aux corticostéroïdes systémiques ou, dans les cas sévères, de poursuivre avec une dose plus faible de corticostéroïdes par voie orale.
Pendant la phase de réduction des corticostéroïdes systémiques peuvent apparaître des symptômes tels que p.ex. arthralgies et/ou myalgies, abattement ou humeur dépressive, malgré le maintien du contrôle de la maladie asthmatique ou même l'amélioration de la fonction pulmonaire.
Ces patients doivent continuer de recevoir Symbicort et le médecin surveillera l'apparition éventuelle d'une insuffisance surrénale.
Si l'on constate des symptômes d'une insuffisance surrénale tels que fatigue, céphalées, nausées ou vomissements, une augmentation transitoire de la dose de corticostéroïde systémique est nécessaire. On reprendra ensuite plus lentement la réduction posologique des corticostéroïdes systémiques. En cas de stress ou de crises d'asthme sévères, les patients se trouvant en phase de transition entre corticostéroïdes systémiques et inhalés ont besoin de doses plus élevées de corticostéroïdes systémiques.
Une insuffisance surrénale peut se manifester lors d'une intervention chirurgicale, d'une infection (en particulier gastro-entérite), d'un traumatisme ou dans des circonstances s'accompagnant de pertes électrolytiques importantes. Dans une telle situation, une corticothérapie systémique complémentaire est requise.
Lors du passage d'un traitement par corticostéroïde systémique à un traitement inhalé peuvent réapparaître des allergies (par ex. rhinite ou eczéma) ayant disparu sous l'influence de la corticothérapie systémique. Les symptômes de ces allergies doivent être traités par des antihistaminiques et/ou par des préparations topiques.
A de rares occasions, une affection sous-jacente, associée à une éosinophilie (syndrome de Churg-Strauss par ex.) risque d'apparaître à la suite d'une corticothérapie par inhalation. Ces cas ont habituellement été mis en rapport avec l'arrêt d'une corticothérapie systémique ou avec sa réduction posologique. Une relation directe de cause à effet n'a pas pu être établie.
Une prudence particulière est de rigueur chez les patients atteints de tuberculose pulmonaire et d'infections virales ou mycosiques.
Les enfants sous immunosuppresseurs sont davantage sujets aux maladies infectieuses que les enfants sains. La varicelle et la rougeole peuvent par ex. connaître une évolution sévère, parfois même fatale, chez les enfants sous corticostéroïdes. Une prudence particulière est de rigueur pour éviter une exposition aux virus en question chez ces enfants et chez les adultes non immunisés. En cas d'exposition, on envisagera un traitement par des immunoglobulines varicelle-zona ou un mélange d'immunoglobulines par voie intraveineuse. En présence de signes d'infection par la varicelle, un traitement antiviral doit être envisagé.
Le traitement antiasthmatique doit être poursuivi en cas d'infection virale des voies respiratoires supérieures. Chez les patients connaissant une détérioration rapide de leur asthme en cas infection virale des voies respiratoires, on devrait envisager une corticothérapie orale de courte durée.
L'effet à long terme des corticostéroïdes administrés par voie intranasale ou par inhalation n'est pas complètement élucidé chez l'enfant et l'adolescent. En règle générale, le médecin surveillera soigneusement l'évolution de la croissance chez l'enfant et l'adolescent traités à long terme par des glucocorticoïdes, et évaluera les bénéfices d'un traitement corticoïde contre les risques d'un retard de la croissance.

FORMOTÉROL

Comme pour tous les ß2-stimulants, les patients souffrant des maladies suivantes requièrent un suivi particulier (voir «Contre-indications»):
troubles cardiovasculaires sévères tels que cardiopathie ischémique, tachyarythmies ou insuffisance cardiaque sévère,
hyperthyroïdie,
diabète sucrée,
infarctus du myocarde,
hypertension sévère,
épilepsie,
hypokaliémie non traitée.
Les patients présentant un allongement de l'intervalle QTc doivent faire l'objet d'un suivi étroit.
L'administration de doses élevées de ß2-mimétiques peut provoquer une hypokaliémie par l'induction d'une redistribution du potassium extracellulaire vers l'espace intracellulaire par le biais de la stimulation de la Na+/K+-ATPase dans les cellules musculaires.
Dans ces situations, le contrôle de la kaliémie est recommandé.
Les bêtabloquants (y compris sous forme de collyre), en particulier non sélectifs, peuvent atténuer l'effet du formotérol, voire même déployer un effet antagoniste (voir «Interactions»).
Interactions
Budésonide
Le budésonide est essentiellement métabolisé par le CYP3A4. Les inhibiteurs de cet enzyme, comme par ex. le kétoconazole et le jus de pamplemousse, peuvent accroître la biodisponibilité systémique du budésonide administré par voie orale. La signification clinique de cette interaction lors de l'administration simultanée de Symbicort et de kétoconazole et d'autres inhibiteurs de CYP3A comme par ex. le jus de pamplemousse n'étant pas connue, une telle combinaison doit être instaurée avec prudence.
La cimétidine inhibe légèrement le métabolisme hépatique du budésonide. La prise simultanée de cimétidine est donc susceptible d'influencer légèrement la pharmacocinétique du budésonide. Cette interaction n'a toutefois pas d'implication clinique si l'on respecte les recommandations posologiques.
Formotérol
Des études d'interactions spécifiques n'ont pas été effectuées avec le formotérol.
Des médicaments tels que quinidine, disopyramide, procaïnamide, phénothiazines, antihistaminiques (terfénadine), IMAO et antidépresseurs tricycliques ont été mis en relation avec un allongement de l'intervalle QTc, ainsi qu'avec un risque accru d'arythmies ventriculaires (voir «Contre-indications»).
L'administration supplémentaire de substances sympathomimétiques peut renforcer les effets indésirables cardiovasculaires.
L'administration de formotérol à des patients sous IMAO (y compris des principes actifs à des propriétés similaires comme par ex. le furazolidone et le procarbazine) ou antidépresseurs tricycliques requiert de la prudence car l'effet des ß2-stimulants sur le système cardiovasculaire peut être renforcé.
L'administration simultanée de lévodopa, de lévothyroxine, d'ocytocine et d'alcool peut influencer négativement la tolérance cardiaque envers les ß2-sympathomimétiques.
Les bêtabloquants (y compris sous forme de collyre), en particulier non sélectifs, peuvent atténuer l'effet du formotérol, voire même déployer un effet antagoniste.
L'action des substances bêta-adrénergiques peut être renforcée lors de l'administration simultanée de formotérol.
L'administration simultanée de dérivés xanthiques, de minéralocorticoïdes ou de diurétiques peut renforcer l'éventuel effet hypokaliémiant des ß2-stimulants (voir «Mises en garde et précautions»).
Une hypokaliémie peut accroître le risque d'arythmies chez les patients sous glucosides digitaliques.

GROSSESSE/ALLAITEMENT

On ne dispose d'aucune étude menée chez des femmes enceintes avec Symbicort Turbuhaler ou avec une administration simultanée de budésonide et de formotérol.
D'une part, des études animales ont montré des effets indésirables sur le développement foetal pour le budésonide. D'autre part, les observations faites en clinique chez les femmes enceintes n'ont pas montré de risque accru de malformations. Des études de reproduction menées chez l'animal ont révélé des effets indésirables pour le foetus lors d'une exposition à des doses systémiques de formotérol très hautes.
Il n'y a pas d'études concernant l'emploi chez les femmes enceintes traitées au formotérol.
Dans ces conditions, Symbicort ne devrait être administré que si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le fœtus. En particulier pendant le premier trimestre et juste avant la naissance, Symbicort ne doit être utilisé qu'en présence de raisons impératives.
Selon les nombreuses données scientifiques disponibles, le risque d'effets indésirables chez le foetus lors d'exposition involontaire s'avère minime.
Une étude pharmacologique a montré que le budésonide inhalé passe dans le lait maternel. Il n'a cependant pas été décelé de budésonide dans le sang de nourrissons allaités. Sur la base des paramètres pharmacocinétiques, on peut considérer que la concentration plasmatique chez l'enfant atteint moins de 0,17% de la concentration plasmatique maternelle. Par conséquent, des effets du budésonide ne sont pas à attendre chez un enfant allaité dont la mère utilise des doses thérapeutiques de Symbicort.
On ignore si le formotérol ou le budésonide passent dans le lait maternel. Chez la rate, de faibles quantités de formotérol ont été retrouvées dans le lait maternel. Les mères qui allaitent ne doivent donc utiliser Symbicort que si ce traitement est absolument nécessaire.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
Aucune étude correspondante n'a été effectuée.
Effets indésirables
Symbicort contenant les deux principes actifs budésonide et formotérol, des effets indésirables de même type et de même intensité que ceux connus pour les deux substances administrées séparément peuvent apparaître. On ne dispose d'aucun indice laissant supposer d'autres effets indésirables dus à l'administration simultanée des deux principes actifs. Les effets indésirables les plus fréquents sont des tremblements et des palpitations, effets pharmacologiquement prévisibles dus aux ß2-stimulants. Ces effets indésirables sont de nature bénigne et disparaissent quelques jours après l'instauration du traitement.
Les effets indésirables possibles pouvant survenir lors du traitement par budésonide ou formotérol sont les suivants:
Infections
Fréquent: mycoses de la muqueuse bucco-pharyngée (muguet).
Troubles du système immunitaire:
Rare: réactions d'hypersensibilité immédiates et retardées, y compris exanthème, urticaire, prurit, eczéma de contact, éruption transitoire, angio-oedème et des réactions anaphylactiques.
Troubles psychiatriques
Occasionnel: agitation, inquiétude, nervosité, troubles du sommeil.
Très rare: dépression, troubles du comportement, anxiété.
Système nerveux
Fréquent: céphalées, tremblements.
Occasionnel: nausées, vertiges.
Très rare: goût amer après l'inhalation du budésonide.
Dans des cas isolés: modifications de la perception du goût.
Système cardiovasculaire
Fréquent: palpitations.
Occasionnel: tachycardie.
Rare: arythmies, comme par ex. fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire, extrasystoles.
Très rare: angor.
Dans des cas isolés: pression artérielle instable.
Troubles musculosquelettiques
Occasionnel: crampes musculaires, myalgie.
Troubles respiratoires
Fréquent: irritations légères de la muqueuse de la gorge avec troubles de la déglutition, toux, enrouement.
Très rare: spasmes bronchiques paradoxaux.
Troubles cutanés
Rare: ecchymoses.
Troubles du métabolisme
Très rare: hypokaliémie.
Dans des cas isolés: hyperglycémie.
Un traitement par des substances ß2-sympathomimétiques peut provoquer une hausse des taux sanguins d'insuline, d'acides gras libres, de glycérine et de corps cétoniques.
Probablement en relation avec la dose administrée, la durée du traitement, les corticothérapies précédentes et la sensibilité individuelle, il est possible que des signes ou symptômes d'une action glucocorticoïdienne systémique tels que insuffisance surrénale, diminution de la vitesse de croissance chez l'enfant et l'adolescent, cataracte et glaucome apparaissent dans de rares cas.
Surdosage
Budésonide
L'inhalation de doses supérieures à celles recommandées peut conduire à une inhibition de courte durée ou prolongée de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
Comme prévu, un surdosage aigu par la budésonide, même à des doses très élevées, n'entraîne aucun problème clinique. Les effets indésirables systémiques des corticoïdes peuvent se manifester lors d'un surdosage chronique par des doses très élevées.
Formotérol
Un surdosage de formotérol provoque les effets caractéristiques des ß2-stimulants: tremblements, céphalées, nausées, vomissements, palpitations, tachycardie, ainsi que hypotension, acidose métabolique, hypokaliémie et hyperglycémie. En cas de surdosage de formotérol, on recommande la mise en oeuvre d'un traitement symptomatique de soutien. L'inhalation de 90 µg de formotérol en l'espace de trois heures à des patients souffrant d'un bronchospasme aigu n'a pas donné lieu à de problèmes cliniques.
Surdosage sévère
En cas de prise orale remontant à moins d'une heure et susceptible de conduire à une intoxication sévère, les mesures suivantes sont recommandées:
lavage gastrique et administration de charbon (à répéter si nécessaire),
surveillance et correction de l'équilibre électrolytique et acido-basique,
administration de bêtabloquants cardiosélectifs en tenant compte des précautions relatives au déclenchement éventuel d'une crise d'asthme.

Symbicort contient les principes actifs budésonide et formotérol, deux substances agissant à des niveaux différents et déployant une action additive en cas d'affections obstructives des voies respiratoires. Le Turbuhaler est un inhalateur à poudre multidoses permettant l'administration de la dose prévue dans les voies respiratoires par l'inspiration du patient (à travers l'embout buccal).

MÉCANISME D'ACTION/PHAMACODYNAMIE

Les mécanismes d'action sont décrits en détail ci-dessous:
Budésonide
Le budésonide est un glucocorticoïde déployant une action anti-inflammatoire locale. Le mécanisme d'action précis des glucocorticoïdes dans le traitement de l'asthme n'a pas encore été complètement élucidé.
L'efficacité spécifique du budésonide, mesurée à son affinité pour les récepteurs glucocorticoïdiens, est 15 fois supérieure à celle de la prednisolone.
800 µg se sont avérés efficaces (baisse du cortisol jusqu'à 80% du taux normal); de plus, on a constaté chez quelques patients une baisse marquée du cortisol.
Une étude à long terme montre que les enfants et les adolescents traités par inhalation avec le budésonide aux doses peu à moyennement élevées arrivent à la taille prévue à l'âge adulte. Il faut toutefois compter avec une réduction passagère de la croissance d'environ 1 cm pendant la première année du traitement.
Formotérol
Le formotérol, qui se présente sous forme racémique, est un stimulant ß2-adrénergique sélectif puissant exerçant un effet dilatateur sur la musculature lisse des bronches chez les patients présentant une obstruction réversible des voies respiratoires. Son action est rapide (1-3 minutes après l'inhalation) et reste significative 12 heures après une seule inhalation.
Efficacité clinique de Symbicort

ASTHME

Traitement d'entretien et à la demande par Symbicort («Symbicort Maintenance and Reliever Therapy»)
Dans le cadre d'études d'une durée de 6 à 12 mois ayant inclus des patients dès l'âge de 4 ans, l'utilisation à la demande de Symbicort Turbuhaler en complément à une dose d'entretien a été comparée à un traitement comprenant la même dose d'entretien de Symbicort ou une dose de budésonide 2 à 4 fois supérieure, ces deux variantes avec en plus de la terbutaline si nécessaire. Le contrôle de l'asthme s'est amélioré dès les premiers jours de traitement et l'amélioration atteinte a dépassé les améliorations observées sous les régimes thérapeutiques de comparaison. Les patients ont utilisé en moyenne une inhalation par jour de Symbicort à la demande et ils ont ainsi obtenu une réduction statistiquement et cliniquement significative du nombre d'exacerbations graves et une amélioration de la fonction pulmonaire et des symptômes. Ces améliorations ont été obtenues avec des doses inhalées ou avalées de corticostéroïdes inférieures à celles des traitements de comparaison. Aucun signe de baisse de l'activité antiasthmatique au cours du temps n'a été observé.
Une étude de courte durée menée chez des patients avec crise d'asthme aiguë n'a pas montré de différences en ce qui concerne une amélioration de la fonction pulmonaire au cours des trois premières heures entre le traitement par Symbicort Turbuhaler d'une part et le traitement par salbutamol pMDI (nébuliseur-doseur) + chambre d'inhalation d'autre part.
Traitement d'entretien régulier
Les essais cliniques ont montré que le formotérol associé au budésonide conduisait à une amélioration des symptômes asthmatiques et de la fonction pulmonaire, ainsi qu'à une réduction des exacerbations de la maladie. Une telle association ne masque ni le début ni l'ampleur des phases d'exacerbations.
Chez l'adulte, l'action de Symbicort Turbuhaler sur la fonction pulmonaire était semblable à celle de l'association des deux substances budésonide et formotérol administrées séparément par deux inhalateurs à poudre; chez l'adulte et chez l'enfant, l'action de Symbicort Turbuhaler était supérieure à celle du budésonide seul. Une diminution de l'effet antiasthmatique en fonction de la durée du traitement n'a pas été observée.

BPCO

Lors de 2 études menées pendant 12 mois auprès de patients ayant une BPCO, Symbicort Turbuhaler s'est avéré plus efficace que l'association placebo + budésonide sur le paramètre VEMS, et a permis une réduction significative de la fréquence des exacerbations en comparaison au placebo ou au formotérol. Toutefois, les critères d'inclusion ne limitaient pas l'ampleur de la broncholyse, ce qui permet de penser qu'un recoupement important avec l'asthme chronique est également possible dans la population examinée. La participation aussi bien du formotérol que du budésonide à l'effet de Symbicort Turbuhaler a pu être démontrée de cette manière. Symbicort Turbuhaler était également supérieur au placebo sur les symptômes et la qualité de vie.
Pharmacocinétique
Les paramètres pharmacocinétiques ont été comparables, qu'il s'agisse de l'inhalation des deux substances budésonide et formotérol séparément ou de l'inhalation de l'association fixe du Symbicort Turbuhaler. Rien n'indique l'existence d'une interaction pharmacocinétique entre le budésonide et le formotérol.
Absorption
Après administration de l'association fixe, on a enregistré pour le budésonide une valeur de l'AUC légèrement supérieure, une vitesse d'absorption plus rapide et une concentration plasmatique maximale plus élevée. La concentration plasmatique maximale du formotérol a été légèrement plus basse après l'administration de l'association fixe.
Budésonide
Lors de l'inhalation du budésonide au moyen du Turbuhaler, 25-30% environ de la dose administrée parviennent dans les poumons.
Après l'inhalation d'une dose unique de 800 µg de budésonide, la concentration plasmatique maximale se monte à environ 4 nmol/l; elle est atteinte en l'espace de 30 minutes.
Après administration au moyen du Turbuhaler, la biodisponibilité systémique du budésonide se monte à 38% environ de la dose administrée.
La cinétique du budésonide est dose-dépendante pour l'intervalle posologique cliniquement significatif.
Formotérol
Le formotérol inhalé est rapidement absorbé et le pic plasmatique est atteint environ 10 minutes après l'inhalation.
Des études ont révélé qu'environ 21-37% de la dose de formotérol administrée au moyen du Turbuhaler parviennent en moyenne dans les poumons. La biodisponibilité systémique totale après inhalation se monte à environ 46%.
Distribution
Budésonide
Le budésonide a un volume de distribution d'environ 3 l/kg. La liaison aux protéines plasmatiques se monte à 90% en moyenne.
Formotérol
Le formotérol a un volume de distribution d'environ 4 l/kg. La liaison aux protéines plasmatiques se monte à 50% en moyenne.
Métabolisme
Aucune interaction métabolique ni d'autre influence réciproque ne sont attendues entre les deux substances budésonide et formotérol.
Budésonide
Le budésonide est soumis à un effet de premier passage hépatique important (90%); il est dégradé en des métabolites dotés d'une moindre action glucocorticoïdienne. Les métaboliques principaux du budésonide, le 6ß-hydroxybudésonide et le 16a-hydroxyprednisolone, déploient un effet glucocorticoïdien qui représente moins de 1% de celui du budésonide. Le budésonide est essentiellement métabolisé par le CYP3A4, un des sous-types du cytochrome P450.
Formotérol
Le formotérol est métabolisé par glucuronidation directe et par O-déméthylation. Les métabolites sont essentiellement des conjugués inactifs.
Elimination
Budésonide
Les métaboliques sont éliminés sous forme inchangée ou conjuguée essentiellement par voie rénale. On n'a détecté que des quantités peu importantes de budésonide inchangé dans les urines. Chez l'adulte sain, le budésonide connaît une clearance systémique importante (environ 1,2 l/min). La demi-vie d'élimination est en moyenne de 4 heures après administration i.v.
Formotérol
L'élimination s'effectue principalement sous forme métabolisée. 6-10% de la dose administrée sont éliminés sous forme inchangée par voie rénale; environ 20% d'une dose administrée par voie intraveineuse sont éliminés sous forme inchangée par les urines. Le formotérol connaît une clearance systémique importante (environ 1,4 l/min). La demi-vie d'élimination terminale se monte en moyenne à 17 heures.
Cinétique chez les enfants dès 6 ans
Aucune étude pharmacocinétique n'a été effectuée avec l'association fixe budésonide/formotérol chez les enfants. Il n'y a cependant aucune raison pour que la pharmacocinétique du budésonide ou du formotérol soit différente chez l'enfant de celle observée chez l'adulte.
Cinétique pour certains groupes de patients
On ne dispose d'aucune donnée relative à l'utilisation de Symbicort Turbuhaler chez des patients souffrant d'une insuffisance rénale ou hépatique. L'élimination du budésonide et du formotérol s'effectuant exclusivement sous forme métabolisée, une exposition accrue est probable chez les patients souffrant d'une cirrhose hépatique sévère.
Données précliniques
La toxicité observée en expérimentation animale avec le budésonide et le formotérol administrés simultanément ou non, se résume à des effets issus d'une activité pharmacologique accrue.
Les études de reproduction animales ont montré que les corticoïdes comme le budésonide peuvent provoquer des malformations (fente palatine, malformation squelettique). Toutefois, ces résultats d'études restent apparemment sans pertinence pour l'homme à la posologie recommandée. Les études de reproduction animales avec le formotérol à des doses représentant une forte exposition systémique ont provoqué une légère diminution de la fertilité des rats mâles et des pertes lors de l'implantation, ainsi qu'un taux de survie postnatal et un poids à la naissance plus faibles, à une exposition systémique bien supérieure à celle obtenue lors d'une utilisation clinique. Ces résultats avec le budésonide et le formotérol restent apparemment sans pertinence pour l'utilisation chez l'être humain.

REMARQUES PARTICULIÈRES

Incompatibilités
Aucune connue.
Influence sur les méthodes de diagnostic
Aucune connue.
Remarque à l'attention des fumeurs
L'efficacité de Symbicort peut être soutenue en renonçant au tabac. Ceci vaut en particulier pour les patients souffrant déjà d'un emphysème.
Remarques concernant le stockage:
Conserver Symbicort Turbuhaler à une température inférieure à 30 °C et hors de la portée des enfants.
Symbicort ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Les Turbuhaler vides doivent être éliminés selon les règles, des résidus minimes de principes actifs restant dans l'appareil. Toujours bien refermer Symbicort Turbuhaler avec le capuchon protecteur.
Symbicort Turbuhaler contient du lactose monohydraté qui peut renfermer des résidus de protéines lactiques.
Remarques concernant la manipulation
Symbicort Turbuhaler est un inhalateur de poudre. Lors de l'inhalation (inspiration), le principe actif est transporté dans les poumons avec l'air inspiré.
Il est important d'expliquer le mode d'emploi aux patients et de veiller à ce:
qu'ils lisent attentivement l'information destinée aux patients,
qu'ils inspirent vigoureusement et profondément à travers l'embout buccal pour qu'une quantité suffisante de principe actif parvienne dans les poumons,
qu'ils n'expirent jamais à travers l'embout buccal,
qu'ils se rincent bien la bouche après chaque utilisation afin de réduire le risque de muguet,
qu'ils replacent le capuchon protecteur après emploi.
Préparation de l'inhalateur Symbicort Turbuhaler avant la première utilisation
Avant la première utilisation, le Turbuhaler nécessite une préparation spéciale. Ce processus ne doit ensuite plus être répété, même si l'on n'utilise pas le Turbuhaler régulièrement:
Dévisser le capuchon protecteur. On doit entendre un déclic lors du dévissement.
Tenir le flacon d'inhalation verticalement, avec la molette de dosage vers le bas. Ne pas tenir l'appareil par l'embout buccal.
Tourner la molette de dosage rouge deux fois jusqu'à la butée, puis en sens inverse jusqu'à la position initiale. Vous devez entendre un «clic» lors de cette manipulation. Le sens initial de rotation n'a aucune importance. L'appareil est prêt pour l'inhalation.
Mode d'emploi du Turbuhaler
Dévisser le capuchon protecteur. On doit entendre un déclic lors du dévissement.
Tenir le flacon d'inhalation verticalement, avec la molette de dosage vers le bas. Ne pas tenir l'appareil par l'embout buccal.
Pour charger une dose, tourner la molette de dosage rouge jusqu'à la butée, puis en sens inverse jusqu'à la position initiale. Vous devez entendre un «clic» lors de cette manipulation. Le sens initial de rotation n'a aucune importance.
Expirer dans le vide, pas dans le Turbuhaler.
Refermer ensuite les lèvres sur l'embout buccal et le serrer légèrement entre les dents. Inspirer vigoureusement et profondément. Ne pas mâchouiller ni mordre l'embout buccal.
Retirer l'inhalateur de la bouche et retenir la respiration pendant quelques secondes. Expirer lentement. Ne pas expirer à travers l'embout buccal.
Bien replacer le capuchon protecteur.
Se rincer la bouche à l'eau après l'inhalation de la dose prescrite.
Si plus d'une inhalation est nécessaire, répéter les points 2/3/4/5/6 du mode d'emploi ci-dessus.
Remarques importantes
Ne jamais expirer à travers l'embout buccal et bien replacer le capuchon protecteur après chaque utilisation. Du fait que la dose à inhaler ne contient que très peu de principes actifs, il est possible que le patient ne sente rien ni ne perçoive de goût particulier lors de l'inhalation. Les enfants ne peuvent être traités par Symbicort Turbuhaler que sous la surveillance des adultes. Ne pas utiliser le Turbuhaler s'il est endommagé ou si l'embout buccal s'est détaché.
Entretien régulier de l'embout buccal
Essuyer l'extérieur de l'embout buccal une fois par semaine avec un linge sec. Ne jamais utiliser d'eau pour nettoyer l'embout buccal.
Quand Symbicort Turbuhaler est-il vide?
Le nombre de doses encore disponibles apparaît dans la «fenêtre» située sous l'embout buccal. Le Turbuhaler est vide lorsque le chiffre zéro sur fond rouge a atteint le milieu de la fenêtre.
Le bruit audible en secouant le Turbuhaler provient du dessiccateur et persiste même lorsque l'appareil ne contient plus aucune dose.

#15 TRAITEMENTS » SPIRIVA » 30-05-2016 09:26:07

powershot
Réponses : 0

Bronchodilatateur

Spiriva

DANS QUEL CAS LE MÉDICAMENT SPIRIVA EST-IL PRESCRIT ?

Ce médicament est un bronchodilatateur de la famille des anticholinergiques (atropiniques). Il agit localement contre la contraction anormale des muscles de la paroi des bronches. Son action est rapide (quelques minutes) et se poursuit plusieurs jours.

Il est utilisé dans le traitement continu de la bronchite chronique de type obstructif (BPCO), c'est-à-dire associée à un rétrécissement du diamètre des bronches.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants : BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive)

PRÉSENTATIONS DU MÉDICAMENT SPIRIVA

SPIRIVA : poudre pour inhalation en gélule ; boîte de 30 gélules avec dispositif pour inhalation Handihaler
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 %

Composition du médicament SPIRIVA

- Tiotropium    18 µg

Substances actives : Tiotropium, Tiotropium bromure monohydrate
Excipient : Lactose monohydrate

ATTENTION
Lorsque les doses habituellement efficaces deviennent insuffisantes et que les difficultés respiratoires s'accentuent, un traitement complémentaire (par corticoïde ou antibiotique) est nécessaire.

Des précautions sont nécessaires chez les personnes souffrant d'un adénome de la prostate, de glaucome à angle fermé ou d'un rétrécissement du col de la vessie.

Ce médicament, s'il est projeté accidentellement dans l'œil, peut provoquer un glaucome aigu chez les personnes prédisposées.

FERTILITÉ, GROSSESSE ET ALLAITEMENT

L'effet de ce médicament pendant la grossesse ou l'allaitement est mal connu. Par prudence, son usage est déconseillé chez la femme enceinte ou chez celle qui allaite.

Mode d'emploi et posologie du médicament SPIRIVA
Ouvrir le capuchon protecteur et l'embout buccal. Placer une gélule dans la chambre centrale de l'inhalateur.
Refermer l'embout buccal. Appuyer sur le bouton perforateur (bouton vert) puis relâcher. La gélule est ouverte et la poudre est prête à être inhalée.
Expirer profondément puis placer l'embout buccal à l'entrée de la bouche et inspirer.

L'inhalation doit être faite au cours d'une inspiration profonde, précédée d'une expiration forcée. Il est ensuite nécessaire de retenir sa respiration quelques instants.

Posologie usuelle :

Adulte de plus de 18 ans : inhaler le contenu d'une gélule, 1 fois par jour, de préférence à heure fixe.

CONSEILS

Lisez attentivement la notice du médicament avant son emploi.
N'hésitez pas à demander une démonstration du maniement de cet appareil à votre médecin ou votre pharmacien.
Pensez à nettoyer l'appareil d'inhalation avec de l'eau une fois par mois. Le capuchon de protection permet d'éviter l'inhalation accidentelle de poussières ou de corps étrangers qui pourraient se déposer dans l'embout en l'absence de protection ; veillez à le remettre en place après chaque inhalation.

EFFETS INDÉSIRABLES POSSIBLES DU MÉDICAMENT SPIRIVA

Très fréquent : sécheresse de la bouche.

Fréquents : constipation, candidose, sinusite, mal de gorge, saignement de nez.

Peu fréquents : réaction allergique, tachycardie, palpitations, troubles urinaires.

Comme pour tout produit inhalé, la prise de ce médicament peut provoquer une aggravation paradoxale des difficultés respiratoires : dans ce cas, ne poursuivez pas le traitement sans avis médical.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en téléchargeant le formulaire.

#16 TRAITEMENTS » ULTIBRO BREEZHALER » 30-05-2016 09:10:55

powershot
Réponses : 0

Une nouvelle association fixe de bronchodilatateurs dans la prise en charge de la BPCO

ULTIBRO BREEZHALER poudre pour inhalation en gélule est une nouvelle spécialité indiquée dans la prise en charge de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

ultibro-breezhaler

Deux principes actifs bronchodilatateurs de longue durée d'action entrent dans la composition de ce médicament, l'indacatérol et le glycopyrronium bromure.

ULTIBRO BREEZHALER est remboursable à 65 % et agréé aux collectivités dans le traitement bronchodilatateur continu pour soulager les symptômes des patients adultes atteints de BPCO modérée à très sévère, uniquement lorsque les symptômes sont déjà contrôlés par l'association d'indacatérol et de glycopyrronium administrés séparément.

ULTIBRO BREEZHALER poudre pour inhalation en gélule (indacatérol, glycopyrronium bromure) est indiqué en traitement bronchodilatateur continu pour soulager les symptômes chez les patients adultes atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Ce médicament fait l'objet d'une surveillance supplémentaire qui permettra l'identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité.
Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté.

UNE ASSOCIATION DE 2 PRINCIPES ACTIFS BRONCHODILATATEURS

Ce médicament associe deux principes actifs :
l'indacatérol, un bêta-2-agoniste de longue durée d'action ;
le glycopyrronium, un antagoniste des récepteurs muscariniques (anticholinergique) de longue durée d'action.

L'association de ces principes actifs devrait donc contribuer à l'obtention d'une bronchodilatation dans les régions aussi bien périphérique que centrale du poumon humain.

Après inhalation d'ULTIBRO BREEZHALER, le temps médian pour atteindre les concentrations plasmatiques maximales est d'environ 15 minutes pour l'indacatérol et 5 minutes de glycopyrronium.

UNE INHALATION PAR JOUR

La dose recommandée est l'inhalation du contenu d'une gélule 1 fois par jour : à la même heure chaque jour ; exclusivement à l'aide de l'inhalateur ULTIBRO BREEZHALER.
Chaque dose délivrée au travers de l'embout buccal de l'inhalateur contient :
110 µg de maléate d'indacatérol, équivalant à 85 µg d'indacatérol et 54 µg de bromure de glycopyrronium, équivalant à 43 µg de glycopyrronium.

PLACE D'ULTIBRO BREEZHALER DANS LA STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE

Selon l'avis de la Commission de la Transparence du 7 mai 2014, ULTIBRO BREEZHALER doit être réservé aux patients atteints de BPCO modérée à très sévère dont les symptômes sont déjà contrôlés par l'association d'indacatérol et de glycopyrronium administrés séparément.

CONSEILS AUX PATIENTS

Chaque inhalateur doit être jeté après 30 jours d'utilisation.
Il est recommandé d'utiliser l'inhalateur délivré avec chaque nouveau conditionnement.
Les étapes de manipulation de l'inhalateur sont décrites dans la monographie VIDAL d'ULTIBRO BREEZHALER.

ultibro-mode d'emploie

Avant de placer l'embout buccal dans sa bouche, le patient doit expirer à fond.
Une fois l'embout buccal en place, le patient doit serrer les lèvres autour de l'embout et inspirer rapidement, régulièrement et profondément. Le patient doit entendre un bourdonnement dans l'inhalateur.
Après inhalation, le patient doit retirer l'embout buccal et retenir sa respiration pendant au moins 5 à 10 secondes, ou aussi longtemps que possible, avant d'expirer.

#17 LE CANCER DU POUMON » CAUSES ET FACTEURS DE RISQUE » 29-05-2016 17:08:03

powershot
Réponses : 0

Pour le cancer du poumon, on incrimine surtout le tabagisme et, dans une moindre mesure, l'exposition (professionnelle) à certaines substances.

LE TABAGISME

Le tabac est le 1er facteur de risque de cancer du poumon : 80 à 90% de ces cancers pulmonaires sont causés par le tabagisme. Les fumeurs courent ainsi 20 fois plus de risque d'en être atteints par rapport aux non-fumeurs.

Les facteurs suivants influencent ce risque :

  • La durée totale du tabagisme (nombre d'années pendant lesquelles on a fumé) plutôt que son intensité (nombre cigarettes fumées par jour) est déterminante.

  • L'âge de début du tabagisme joue également un rôle : plus le fumer commence jeune (actuellement dès 11-12 ans), plus le risque à long terme est important et plus tôt se développera le risque d’un cancer pulmonaire (dès la quarantaine).

  • Un ancien fumeur reste plus exposé que quelqu'un n'ayant jamais fumé, même si l'arrêt du tabac diminue très fortement le risque et est donc vivement conseillé.

  • Pour les non-fumeurs, le tabagisme passif augmente le risque de cancer pulmonaire de ± 30 %. L'impact du tabagisme passif est d'autant plus grand que les individus exposés sont jeunes, comme les enfants de parents fumeurs.

L'EXPOSITION PROFESSIONNELLE

Dans ± 10 % des cas, le facteur de risque principal est une exposition intense ou répétée (le plus souvent d'origine professionnelle) à des substances comme l'arsenic, le nickel, le chrome, les goudrons, l'amiante, etc.

Autres facteurs de risque du cancer du poumon

Le radon (gaz radioactif émis par certaines roches) et la pollution atmosphérique par particules fines (gaz d'échappement des moteurs diesel) sont également considérés comme causes du cancer du poumon. De plus, une alimentation pauvre en fruits et légumes chez les fumeurs semble également augmenter légèrement le risque de cancers du poumon, sans qu’une explication concrète n’ait pu être établie.

Notons que l'accumulation de facteurs de risque (tabac + amiante ou tabac + radon, par exemple) augmente la probabilité de développer un cancer du poumon. Dans un très petit nombre de cas, aucune cause extérieure ne peut expliquer le développement de la maladie.

SYMPTOMES

Le cancer du poumon peut s'accompagner d'un grand nombre de symptômes qui ne sont toutefois pas spécifiques à cette maladie. Les symptômes et leur rapidité d'apparition ne varient pas seulement en fonction de la nature de la tumeur et de son volume, mais aussi de sa localisation.
En effet, une tumeur sur une bronche a tendance à se manifester plus vite qu'une tumeur sur une bronchiole. Les métastases éventuelles influencent elles aussi les symptômes.

Les symptômes suivants sont fréquents :

  • une modification de la toux, accompagnée ou non de crachats striés de sang (dans 60 à 70 % des cas, c'est le premier signe constaté par le patient)

  • des infections pulmonaires à répétition

  • l'apparition d'un essoufflement

  • un enrouement de la voix

  • des douleurs thoraciques

Parfois, une altération de l'état physique général (fatigue, amaigrissement, fièvre chronique) survient.
La maladie peut également s’accompagner d’un gonflement des ganglions à la base du cou ou d’un gonflement du visage et du cou.
Ces symptômes ne sont pas spécifiques au cancer du poumon et peuvent être causés par d'autres maladies. Mais s'ils persistent, une consultation chez votre médecin traitant est nécessaire.

DÉPISTAGE DU CANCER DU POUMON

L'étude américaine NLST (National Lung Screening Trial), publiée en 2011, a évalué l'effet d’un dépistage utilisant un scanner à faible dose sur 53.000 fumeurs à haut risque de cancer du poumon, comparé à un dépistage par radiographie pulmonaire. Cette étude a démontré que le test par scanner à faible dose permettait de diminuer de 20% la mortalité suite à ce cancer.

Cependant, étant donné le risque engendré par les radiations, même à faibles doses, ce dépistage ne peut se généraliser à toute une population mais doit être réservé à des personnes à très haut risque de développer un cancer du poumon.

Voici les nouvelles recommandations émises par l’USPSTF en mars 2014, également relayées par l’ASCO (American Society of Clinical Oncology).

Elles préconisent de dépister :

des patients de 55 à 74 ans, qui cumulent 30 années-paquet (un paquet par jour pendant 30 ans, ou 2 paquets par jour pendant 15 ans, ou encore 3 paquets par jour durant 10 ans), toujours fumeurs ou qui ont arrêté dans les 15 années qui précèdent.
Ce dépistage du cancer du poumon devrait être interrompu lorsque la période d’abstinence dépasse les 15 ans. Il n’est pas recommandé si une maladie limite l’espérance de vie ou la possibilité d’avoir recours à une chirurgie pulmonaire à titre curatif. Les experts attirent aussi l’attention sur l’importance de la qualité du suivi de ces dépistages et sur la grande expertise indispensable des centres qui s’en chargeront pour que le gain soit réel.

Par ailleurs, le conseil majeur en ce qui concerne la prévention du cancer du poumon reste l’arrêt tabagique !
Se faire aider permet d’augmenter ses chances de réussite, soit avec l’aide des tabacologues de la ligne gratuite Tabacstop 0800/111 00, ou en se rendant à la consultation d’un tabacologue.

EXAMENS DE DIAGNOSTIC
Pour permettre d'identifier un cancer du poumon, plusieurs examens de diagnostic sont nécessaires.

CYTOLOGIE
L'examen microscopique des crachats permet parfois la découverte de cellules cancéreuses.

RADIOGRAPHIE DU THORAX
Une tache irrégulière, un "voile" provoqué par une mauvaise aération d'une partie d'un poumon ou du liquide dans la plèvre (épanchement pleural) confirmeront la nécessité d'examens plus poussés afin de déceler un éventuel cancer du poumon.

SCANNER THORACIQUE
Cet examen, beaucoup plus précis qu'une simple radiographie, permet d'observer de plus petites lésions et d'examiner des zones comme le sommet des poumons ou le médiastin (région située entre les poumons), pour lesquelles la radiographie ne donne pas suffisamment d'informations.

BRONCHOSCOPIE
L'introduction par les voies respiratoires (sous anesthésie locale) d'un fin tuyau dans les bronches permet souvent de visualiser la lésion et d'en prélever un petit fragment au moyen d'une minuscule pince. L'échantillon ainsi récolté sera examiné au microscope (biopsie) pour confirmer si le tissu suspect est cancéreux et pour indiquer la forme de cancer du poumon.
BRONCHOSCOPIE

PONCTION TRANSTHORACIQUE
Lorsque la lésion est située sur une trop petite bronche pour être accessible par fibroscopie, une ponction à l'aiguille, à travers la paroi du thorax doit être envisagée. Le résultat est examiné au microscope. Si le diagnostic de cancer du poumon est confirmé, le médecin demandera d'autres examens pour préciser le degré d'extension de la tumeur.

MÉDIASTINOSCOPIE
Sous anesthésie générale, on pratique, au-dessus du sternum, une petite incision par laquelle le chirurgien introduit un tuyau jusque dans le médiastin afin d'examiner les ganglions lymphatiques. Il effectuera également une biopsie (prélèvement de fragments de tissu suspect) afin de détecter un éventuel envahissement des ganglions par le cancer du poumon.

ÉCHOGRAPHIE OU SCANNER DU FOIE
Un de ces examens est pratiqué pour rechercher d'éventuelles métastases du cancer du poumon dans le foie.

SCANNER OU RMN DU CERVEAU
Idem, à la recherche de métastases cérébrales.

SCINTIGRAPHIE DU SQUELETTE
Pour une scintigraphie, un produit faiblement radioactif est injecté. Le produit se fixe sur les os et permet de rechercher d'éventuelles métastases osseuses.

ÉPREUVE FONCTIONNELLE RESPIRATOIRE
Cet examen mesure le fonctionnement des poumons, afin de déterminer dans quelle mesure une opération qui enlèverait tout ou partie d'un poumon permettrait le maintien d'une fonction respiratoire suffisante.

Les résultats de ces examens permettront de décider quels traitements contre le cancer du poumon peuvent être proposés au patient.

TRAITEMENTS

Pour les traitements du cancer du poumon, une coordination étroite entre différentes disciplines médicales et paramédicales est nécessaire. En effet, ils associent, en fonction des besoins, chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et nouveaux traitements ciblés. Ces différents traitements peuvent être utilisés seuls ou en association.

Le choix du (des) traitement(s) dépend de plusieurs facteurs, dont :

  • la nature cellulaire de chaque cancer

  • sa localisation

  • son degré d'extension

  • l'état général du patient, autrement dit la manière dont fonctionnent ses principaux organes vitaux.

En ce qui concerne les cancers du poumon, les traitements sont divisés en deux grandes catégories selon le type de un cancer, "non à petites cellules" ou "à petites cellules".

Par ailleurs, la stratégie thérapeutique n’est jamais décidée par un seul médecin. Chaque patient souffrant d’un cancer du poumon doit faire l’objet d’une Concertation Oncologique Multidisciplinaire (COM), où sont réunis des médecins des différentes disciplines. Le choix du traitement est le fruit de cette COM. Chaque traitement est donc individualisé. Par traitement, vous trouverez ci-dessous un aperçu des effets secondaires.

1. CHIRURGIE
L’opération est pratiquée par des chirurgiens spécialisés en chirurgie thoracique. Quand ils retirent la tumeur, ils doivent prendre tout autour d’elle une “marge” de sécurité, sur laquelle on vérifie, par examen au microscope, qu’il n’y a plus aucune cellule tumorale. C’est ce que l’on appelle la “résection en marge saine”. Ils doivent également retirer les ganglions lymphatiques proches de la tumeur et qui pourraient être envahis par des cellules cancéreuses.

Selon la localisation et la taille de la tumeur, le chirurgien retirera tout ou une partie du poumon :

Lobectomie : tout un lobe pulmonaire est retiré. C’est l’opération la plus fréquente.
Segmentectomie : seule la partie d’un lobe dans laquelle se trouve la tumeur est retirée.
Pneumectomie : la totalité du poumon est retirée ainsi que les ganglions correspondants. La cavité laissée libre va progressivement se combler de tissu cicatriciel dans les semaines qui suivent l’intervention.
Si le patient est difficilement opérable, la radiofréquence reste toutefois une solution. Cette technique consiste à introduire au travers de la paroi thoracique (sous anesthésie) une sonde “électrode” jusqu’à proximité de la tumeur. Un courant de haute fréquence est ensuite envoyé à travers cette sonde, qui va entraîner un échauffement local important et tuer les cellules cancéreuses.

La radiofréquence et la segmentectomie sont des interventions qui ne concernent que la tumeur. Ces traitements du cancer du poumon ne permettent pas de contrôler les ganglions voisins.

La récupération après la chirurgie
Après une chirurgie pulmonaire, le patient séjourne habituellement entre 24 et 48 h en soins intensifs, notamment pour lutter au mieux contre la douleur. Puis, en fonction du type de chirurgie, l’hospitalisation classique dure en moyenne 8 à 10 jours, sauf si des complications surviennent. S’en suit une période de convalescence.

Pour la radiofréquence, il convient de passer une nuit sous surveillance. En fonction de la capacité pulmonaire de départ, les médecins pourront proposer un cycle de rééducation respiratoire, basée sur la kinésithérapie et un entraînement physique très suivi. Ces approches améliorent de façon importante la récupération post-opératoire.

2. RADIOTHÉRAPIE
Pour les cancers du poumon, la radiothérapie peut être utilisée :

seule
en adjuvant, c’est-à-dire après l’opération pour tenter d’éradiquer toute cellule tumorale qui serait restée (en particulier si le chirurgien n’a pas pu retirer l’entièreté de la tumeur). Elle diminue les risques de rechute locale.
spécifiquement sur le cerveau, en prévention des métastases qui, dans certaines formes de cancers du poumon, ont une prédilection pour le cerveau (radiothérapie prophylactique).
Les récents appareils de radiothérapie permettent de cibler très précisément la zone à traiter. Ceci augmente les chances de réussite du traitement, tout en limitant les effets secondaires.

La radiothérapie peut aussi être employée en combinaison avec de la chimiothérapie (radiochimiothérapie) pour renforcer leurs effets respectifs. Ces traitements combinés sont plus lourds en raison des effets secondaires de la chimiothérapie d’une part et des rayons d’autre part.

Un traitement de radiothérapie dure généralement 6 à 7 semaines à raison d’une séance par jour. Des études sont actuellement menées afin d’établir si d’autres schémas d’administration pourraient améliorer l’efficacité du traitement.

Cas particulier : la radiothérapie ciblée par “cyberknife”
Pour les petites tumeurs localisées chez des personnes difficilement opérables, le médecin peut faire appel à la radiothérapie stéréotaxique. Cette technique nécessite un appareillage sophistiqué qui délivre de multiples faisceaux de rayons qui se rejoignent au niveau de la tumeur. Toute l’efficacité du traitement est basée sur la détermination précise du volume tumoral qui recevra une dose élevée de rayons. Aucune hospitalisation n’est nécessaire, mais la procédure est appliquée en 3 à 5 séances espacées de quelques jours.

Effets secondaires de la radiothérapie
La radiothérapie entraîne des effets secondaires à court et à long terme. Les premiers sont souvent passagers, et disparaissent progressivement peu après la fin du traitement et les seconds sont souvent définitifs.

À COURT TERME

Une radiothérapie peut causer :

  • des brûlures de la peau similaires à des coups de soleil dans la région irradiée

  • une irritation de l’œsophage

  • une gêne au déglutissement

  • des nausées, des vomissements

  • une fatigue progressive

Ces troubles disparaissent généralement après la fin du traitement.

À LONG TERME

Les éventuels effets toxiques tardifs de la radiothérapie thoracique sont à présent devenus rares grâce aux progrès techniques et à une meilleure connaissance de la physiologie. Néanmoins, ils n’ont pas totalement disparu.

Il peut s’agir de la pneumonie chronique (pneumopathie radique). Elle se traduit par l’apparition d’un essoufflement de plus en plus marqué dans les mois suivant la fin de la radiothérapie, en raison d’une inflammation puis d’une fibrose de la région pulmonaire irradiée. Son traitement repose essentiellement sur la cortisone.

Des infections respiratoires peuvent aussi se produire. La radiothérapie thoracique peut fragiliser les poumons et prédisposer aux infections bronchiques ou pulmonaires. Les antibiotiques et la kinésithérapie respiratoire sont généralement efficaces. La vaccination antigrippale annuelle est fortement recommandée, après la fin du traitement

Une pleurésie (liquide apparaissant dans la plèvre, enveloppant le poumon) ou une péricardite (liquide apparaissant dans le péricarde, enveloppant le coeur) peuvent survenir, parfois plusieurs années après le traitement par radiothérapie. Une ponction pleurale ou péricardique peut être nécessaire afin d’évacuer et d’analyser le liquide.

Notons que les nouvelles techniques de radiothérapie, beaucoup plus précises que par le passé, permettent de réduire très nettement ces effets secondaires.

3. CHIMIOTHÉRAPIE
Dans le cas d’un cancer du poumon, les médicaments à base de platine sont courants, habituellement associés à d’autres cytostatiques et/ou des traitements ciblés. Un régime de chimiothérapie consiste en un certain nombre de cures, en alternance avec des périodes de récupération. Le type de cancer du poumon influence le choix des médicaments utilisés.

Effets secondaires de la chimiothérapie
La chimiothérapie s’attaque aux cellules à division rapide, ce qui est le cas pour les cellules cancéreuses. Mais elle peut aussi avoir un effet sur les autres cellules à division rapide, telles que celles de la moelle osseuse, des muqueuses buccales et intestinales et des racines des cheveux.

Ces effets dépendent du médicament employé, de la dose et de la durée du traitement. Ils peuvent se traduire par :

  • un risque accru d’infections (suite à la réduction du nombre de globules blancs)

  • des hémorragies et saignements (suite à la réduction du nombre de plaquettes sanguines)

  • de la fatigue (suite à la réduction du nombre de globules rouges)

  • une inflammation de la muqueuse buccale

  • une perte d’appétit

  • des nausées et vomissements

  • de la diarrhée

  • une chute des cheveux

Ces troubles disparaissent généralement après l’arrêt du traitement. Beaucoup d’entre eux, comme les vomissements, peuvent être prévenus ou traités grâce à des médicaments.

Certaines chimiothérapies, notamment celles à base de platine, peuvent également causer des dégâts aux nerfs (neuropathie). Les conséquences sont des pertes d’audition ou des symptômes localisés dans les mains et les pieds tels que des douleurs, une sensation de brûlure, picotements, hypersensibilité au froid ou au chaud, une sensation de faiblesse. Ces troubles disparaissent normalement à la fin du traitement, mais peuvent perdurer chez certaines personnes. Dans certains cas, il est nécessaire de réduire la dose de chimiothérapie ou même de différer, voire d’arrêter le traitement.

4. THÉRAPIES CIBLÉES
Des médicaments récents permettent de s’attaquer aux cellules cancéreuses en interférant de façon sélective avec certaines étapes-clés de leur fonctionnement. Ces thérapies dites “ciblées” (parfois aussi appelées biothérapies) sont souvent utilisées en combinaison avec la chimiothérapie classique. Des études récentes ont montré que toutes les cellules cancéreuses ne présentent pas les mêmes « cibles » pour des traitements ciblés. Ceux-ci doivent donc être choisis au cas par cas, en fonction des particularités biologiques de chaque cancer.

Dans le cas d’un cancer du poumon, on a généralement recours, à l’heure actuelle, à l’erlotinib ou au gefitinib, à condition qu’une mutation soit présente dans un gène particulier (appelé EGFR). D’autres traitements ciblés font toujours l’objet de recherches cliniques.

Ces médicaments sont habituellement utilisés après une chimiothérapie, ou en cas de récidive, ou encore si le cancer continue à progresser malgré la chimiothérapie. Dans quelques tumeurs présentant une mutation particulière, ils sont introduits en première ligne de traitement. Ces médicaments se présentent sous forme de comprimés.

EFFETS SECONDAIRES DES TRAITEMENTS CIBLÉS

L’arrivée des thérapies ciblées a suscité l’espoir que ces médicaments, d’action plus sélective, seraient dénués d’effets secondaires. Ce n’est malheureusement pas le cas. Certains d’entre eux sont même à l’origine de réactions intenses (allergies, réactions cutanées, etc.).

Toutefois, la bonne nouvelle est que ces effets secondaires sont souvent prédictifs de leur efficacité, ce qui n’est pas le cas avec la chimiothérapie. Parmi les autres effets secondaires possibles, citons : maux de tête, fatigue, fièvre et diarrhée.

#18 BPCO KÉSAKO ? » ANATOMIE DES POUMONS » 29-05-2016 16:15:55

powershot
Réponses : 2

Notre système respiratoire est composé des voies nasales, de la trachée et de deux poumons. Son rôle est double : fournir notre organisme en oxygène (O2) et évacuer le dioxyde de carbone (Co2).

Les poumons sont situés dans la poitrine (le thorax), de chaque côté du cœur. Ils sont divisés en plusieurs lobes, eux-mêmes divisés en plusieurs segments. Le poumon gauche comprend deux lobes et le poumon droit en compte trois, séparés les uns des autres par des cloisons appelées scissures.
Chaque lobe contient les bronches. Les bronches sont constituées d'alvéoles (petites poches) reliées entre elles par les bronchioles. Toutes les bronches sont reliées à la trachée.

app_respiratoire

Lors de l'inspiration, l'air arrive par la trachée et se répartit dans les bronches, puis les bronchioles et les alvéoles. L'oxygène contenu dans l'air inspiré circule dans les alvéoles. Il traverse leur paroi pour aller dans le sang. Le sang distribue ensuite l'oxygène à toutes les cellules de l'organisme.

Dans le même temps, en sens inverse, le gaz carbonique rejeté par toutes les cellules du corps passe dans le sang. Le gaz carbonique traverse les alvéoles, puis passe par les bronches. Il s'échappe par la trachée, puis le nez et la bouche. C'est l'expiration.

ANATOMIE DES POUMONS

Une double enveloppe (la plèvre) maintient les poumons contre la paroi thoracique. Les bronches sont tapissées d'une couche protectrice de mucus. Les cellules des bronches possèdent à leur surface des cils très fins qui, comme un balai, poussent continuellement le mucus vers la trachée en éliminant les particules inspirées qui s'y sont déposées. Lorsque la quantité de mucus est importante, cela produit les crachats.

Entre les deux poumons, au-dessus du cœur, se situe la région du médiastin qui s'étend d'avant en arrière du sternum à la colonne vertébrale. Le médiastin contient des gros vaisseaux sanguins comme l'aorte, la trachée et l'œsophage. Il comprend également les ganglions lymphatiques médiastinaux, situés derrière le sternum.

Ces ganglions lymphatiques font partie du système lymphatique dont le rôle est notamment d'évacuer les déchets émis par l'organisme (dont ceux qui viennent des poumons) via un liquide, la lymphe. Les ganglions médiastinaux peuvent être atteints par les cellules cancéreuses.

#19 OXYGÈNE » L'oxygénothérapie » 29-05-2016 10:57:43

powershot
Réponses : 0

Voir l'article complet sur le sujet ici dans la rubrique "asthme" --->  L'oxygénothérapie

#20 GÉNÉRALITÉS » L'ASTHME EN BELGIQUE, RAPPORT DÉTAILLÉ » 29-05-2016 10:48:41

powershot
Réponses : 0

L’asthme est une cause majeure de morbidité dans le monde, près de 100 millions de personnes. Victimes désignées, les enfants, chez qui l’asthme est la maladie chronique la plus fréquente. Qu’en est-il en Belgique? Comment prévenir cette affection? Quel rôle la pollution joue-t-elle dans sa prévalence? Vous trouverez réponses à ces questions et d’autres encore dans le nouveau dossier thématique du CROSP «L’asthme et la pollution de l’air», rédigé par Marina Puddu et Jean Tafforeau. Morceaux choisis.
En Belgique, l’asthme représente près de 300 décès par an, soit 0,28% des décès dans la population générale. Mais l’impact de l’asthme est beaucoup plus important en terme de morbidité.

- LA POLLUTION -


FACTEUR AGGRAVANT


Les études et enquêtes réalisées montrent que la prévalence de l’asthme diagnostiqué varie de 2 à 8% et qu’elle croît d’année en année.
La pollution peut-elle ici être mise en cause? En théorie, oui, mais il ne s’agit encore que d’une hypothèse, expliquent les auteurs. Même si l’asthme semble être plus fréquent dans les pays industrialisés, peu de résultats montrent que la pollution de l’air est directement responsable de l’apparition de nouveaux cas d’asthme dans nos pays. Toutefois, les polluants provenant notamment du transport routier et des industries ont un impact négatif sur le système respiratoire et sont en cela un facteur aggravant de l’asthme notamment. En Belgique, on constate ces dernières années une amélioration de la qualité de l’air ambiant, suite à une diminution des polluants émis par les industries, mais les émissions provenant du transport routier sont par contre en augmentation…

IMPACT SOCIAL ET ÉCONOMIQUE


Que ce soit pour les malades, leur entourage ou pour la société, la charge que représente l’asthme au niveau social et économique est énorme. Les petits asthmatiques risquent des difficultés d’apprentissage et ont plus souvent besoin d’un accompagnement scolaire. L’asthme peut également affecter leur développement psychologique. Chez les adultes, cela peut entraîner une diminution de la productivité au travail, voire une perte d’emploi.
Ce rapport fait état de coûts directs médicaux (médicaments, consultations, hospitalisations) s’élevant pour la Belgique en 1996 à 2441 euros par patient. Sans compter les coûts annexes tels que l’aménagement de l’habitat, l’achat de housses anti-acariens etc, ainsi que les coûts indirects représentés par une perte d’emploi, la dégradation de la qualité de vie et les ‘inchiffrables’, telle la souffrance engendrée…

ELÉMENTS DE PRÉVENTION


Eviter les complications, limiter les symptômes, tels sont les objectifs d’une prévention de l’asthme, rapportent les auteurs.
En terme de prévention primaire, il s’agira d’éviter toute condition favorable au développement de la maladie, afin de prévenir ou retarder sa survenue chez des sujets prédisposés. Les femmes enceintes elles-mêmes allergiques peuvent déjà modifier leurs habitudes tabagiques, optimiser leur alimentation et éviter toute exposition aux sensibilisants.
Après la naissance, l’allaitement maternel est à encourager bien que ceci reste toujours controversé. Enfin, l’amélioration de la qualité de l’air intérieur par l’éviction des allergènes et l’aménagement de l’habitat représente un réflexe préventif capital.
Le dépistage et la détection précoce de l’asthme sont à encourager dans le cadre d’une prévention secondaire. Beaucoup de jeunes asthmatiques s’ignorent…
Enfin, l’asthme établi, il est conseillé en terme de prévention tertiaire, d’assurer l’éviction des allergènes et des facteurs déclencheurs dans le but de prévenir les crises d’asthme et de réduire les traitements médicamenteux. Education du patient et du personnel soignant, évaluations, et suivi de la maladie et des soins sont les maîtres mots d’une bonne prise en charge du patient asthmatique.

RECOMMANDATIONS


Le dépistage à grande échelle est aussi une mesure préventive à envisager, estiment Marina Puddu et Jean Tafforeau. D’après une récente enquête bruxelloise, 50% des enfants asthmatiques en milieu scolaire sont méconnus et ne bénéficient donc pas d’une prise en charge adaptée. Or il n’existe malheureusement pas pour l’instant de test efficace et fiable de dépistage de l’asthme.
Avant l’âge de deux ans, les asthmes et les allergies sont encore trop souvent sous-diagnostiqués, sous-traités ou mal traités, d’où la nécessité d’une détection précoce.
Il faudrait également centrer les efforts sur une réduction des coûts globalement élevés du traitement de l’asthme, qui de ce fait est moins bien suivi surtout dans les familles à faibles revenus.
Les auteurs plaident encore pour une meilleure information des patients, de leur entourage et du personnel soignant, notamment en ce qui concerne les directives nationales et internationales largement appliquées en matière de traitement de l’asthme.
Il serait par ailleurs opportun que les évolutions thérapeutiques en la matière fassent l’objet d’une formation continue des médecins.
Enfin, le développement de nouveaux médicaments et l’étude scientifique clinique d’un traitement optimal de l’asthme représentent aussi une stratégie importante de lutte contre la maladie.
Un asthmatique l’est en général à vie. La guérison totale est rare. Ces interventions, éléments conseillés d’une politique de santé en matière de lutte contre l’asthme en Belgique, peuvent au moins contribuer à réduire le déclenchement des crises d’asthme et, par là, améliorer un tant soit peu la qualité de vie des malades.

Myriam Marchand

#21 GÉNÉRALITÉS » BIENTÔT UN TRAITEMENT EFFICACE ? » 29-05-2016 10:41:53

powershot
Réponses : 0

Des chercheurs canadiens ont lancé deux thérapies pour diminuer fortement le nombre de crises des personnes souffrant d'asthme. Elles sont actuellement à l'essai dans deux hôpitaux français, à Paris et Marseille.

L'asthme sévère n'est pas perceptible de l'extérieur, mais c'est une maladie qui présente de fortes contraintes dans la vie quotidienne. Incapacité à maintenir une activité physique, crises régulières, nécessité constante d'une ventoline, ce petit appareil qui permet au malade d'inhaler de l'air et du salbutamol lors d'une crise et qui va soulager les bronches ...

En Europe, une personne décède toutes les heures à cause de cette maladie et six millions présentent des symptômes sévères. L'asthme serait dû à une inflammation des bronches, à cause d'allergies par exemple. Le muscle autour, appelé muscle "lisse", s'épaissit. Lorsqu'il se contracte, la zone de passage de l'air est fortement réduite.

Pourtant, peu de traitements existent. La ventoline est davantage utilisée pour une médication à court terme, pour traiter une crise sur le moment. Et la gêne revient quotidiennement. Seules les biothérapies peuvent améliorer l'état clinique de certains cas, selon le Figaro.

Agir sur le muscle dit "lisse"

Au Canada, des scientifiques ont cherché des traitements pour faire diminuer l'apparition de la maladie. Le premier revient à insérer dans les bronches du malade un tube qui contient quatre électrodes à son extrémité. Ces dernières vont se coller aux parois et les chauffer à une température de 65 °C pendant dix secondes. La même manoeuvre est répétée tous les 5 millimètres sur la paroi. La durée du traitement est étalée sur trois séances de quarante minutes toutes les trois semaines. L'objectif est d'obtenir une réduction significative du muscle "lisse", qui joue sur la taille de la zone de passage de l'air. Les premiers résultats ont fait état d'un rétrécissement de 49 à 78 % du muscle en question, sur un panel de dix malades.

Jouer sur les apports en calcium

Le gallopamil est également une solution prometteuse pour le traitement de l'asthme sévère. Cette molécule, testée sur une trentaine de patients en France a favorisé la réduction du muscle des bronches. Pour cela, elle diminue fortement les doses de calcium apportées dans les cellules musculaires.

Le problème de ces deux traitements est leur coût très élevé. L'induction du tube, également appelée thermoplastie bronchique, coûterait entre 15 000 et 20 000 euros. Selon les cas, cette technique pourrait rester plus avantageuse qu'un traitement complet chaque année.

La Belgique en retard

En 2015, environ 10 % de la population souffre d'asthme, sans même parfois en avoir conscience. Malgré une amélioration du traitement de la maladie, la Belgique resterait un des pays d'Europe où le taux d'hospitalisation serait le plus élevé, d'après L'Avenir. Le chiffre est d'autant plus inquiétant que la moitié de ces malades seraient atteints d'un asthme sévère.

"Nous n'avons pas d'explication claire à ce taux élevé, mais le manque de programmes de soins structurés autour de l'asthme sévère en Belgique pourrait être une explication possible", raconte le professeur Renaud Louis de l'Université de Liège.

Ces deux découvertes pourraient donc faire avancer la situation de façon plus significative.

Par Camille Ledun

#22 GÉNÉRALITÉS » L’OXYGÉNOTHÉRAPIE » 29-05-2016 09:55:25

powershot
Réponses : 1

L’oxygénothérapie est le fait d'apporter un supplément de dioxygène à un patient. On la dit « normobare » par opposition à l'oxygénation hyperbare qui se pratique en caisson hyperbare.

Le dioxygène est le comburant qui permet de libérer l'énergie contenue dans les nutriments, via la respiration cellulaire. Il est normalement extrait de l'air par les poumons lors de la ventilation, puis est transporté dans le corps par le sang (fixé par l'hémoglobine contenue dans les globules rouges ou hématies) pour être distribué aux organes.

L'air contient normalement environ 21 % de dioxygène.
Lorsqu'une personne souffre de certaines affections, il peut être utile ou nécessaire de lui apporter un complément de dioxygène.

Risques reliés à l'oxygénothérapie

Dangers physiques[modifier
Le personnel administrant du dioxygène doit le manipuler en gardant à l'esprit que :

le dioxygène étant un puissant comburant, il faut le tenir loin de toute source de chaleur, flamme, étincelles, etc.
toute bonbonne de gaz sous pression dont la « tête » subirait un violent choc risque de se transformer en un dangereux projectile. Il est donc impératif que les cylindres (ou obus) d'oxygène soient en tout temps attachés à un mur ou à un support adéquat ou couchés en position stable, la tête ne pointant vers personne.
le dioxygène pur ne doit jamais être mis en contact avec un corps gras car il y aurait risque d'explosion.

Effets secondaires de l'oxygénothérapie
Face au risque d'hypercapnie et de carbonarcose notamment, une fraction inspirée de dioxygène trop élevée est potentiellement nocive pour les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive.

Par ailleurs, l'oxygène est un vasoconstricteur et, par définition, un oxydant, producteur de radicaux libres éventuellement cytotoxiques. Une étude des paramedics de Melbourne sur des victime d'infarctus du myocarde a montré que l'administration d'oxygène augmentait de 25 % le taux de créatine kinase et de tropine, des enzymes associées à la souffrance du muscle cardiaque, et augmentait de 30 % l'extension de l'infarctus

#23 BPCO KÉSAKO ? » BPCO selon Wikipédia » 29-05-2016 09:39:13

powershot
Réponses : 0

Bronchopneumopathie chronique obstructive

Définition

Au niveau respiratoire, la BPCO est caractérisée par une obstruction lente et progressive des voies aériennes et des poumons, associée à une distension permanente des alvéoles pulmonaires avec destruction des parois alvéolaires.
La BPCO est caractérisée par la diminution non complètement réversible des débits expiratoires2,3,4. Elle est classiquement associée à la bronchite chronique et à l'emphysème pulmonaire.

On soupçonne que l'inflammation chronique des poumons entraîne les dysfonctionnements constatés au niveau musculaire. Chez le patient atteint de BPCO, le métabolisme anaérobie se retrouve préférentiellement sollicité, au détriment du métabolisme aérobie.
La surutilisation de cette filière énergétique entraîne une hyperlactatémie et une acidose chronique. Par effet de rétrocontrôle, l'hyperlactatémie va déclencher une augmentation de la fréquence respiratoire et une aggravation de la dyspnée.
L'entretien et la restauration du fonctionnement du métabolisme aérobie apparaît aujourd'hui comme un enjeu majeur de réadaptation en faveur de la qualité de vie des patients souffrant de BPCO.

La cause principale de cette maladie est le tabagisme

Synonymes

  • Maladie pulmonaire obstructive chronique, abrégée MPOC ;

  • broncho-pneumopathie obstructive ;

  • broncho-pneumopathie chronique obstructive, abrégée BPCO.

Diagnostic

Le diagnostic précis est basé sur les valeurs d'une épreuve fonctionnelle respiratoire qui quantifie l'obstruction à l'expiration.
Cependant, les valeurs considérées comme seuils en deçà desquelles on parle de BPCO varient légèrement d'un pays à l'autre ce qui rend les comparaisons difficiles.

Cette exploration, qui est loin d'être systématique, entraîne le non-diagnostic d'une proportion importante de patients (40 à 50 % en Grande-Bretagne).

Épidémiologie

La broncho-pneumopathie chronique obstructive atteint surtout les adultes de plus de 40 ans et sa fréquence augmente avec l'âge.

La BPCO est la cinquième cause de mortalité dans le monde, après l'infarctus, les accidents vasculaires cérébraux, les infections respiratoires communautaires et la tuberculose.
La mortalité par BPCO a augmenté de 47 % entre 1979 et 1993 aux États-Unis et a doublé chez la femme entre 1980 et 1995 au Canada. La BPCO est en augmentation constante depuis 20 ans avec plus de 44 millions de malades dans le monde, soit 4 à 10 % de la population adulte6.
Elle atteindrait près de 10 % de la population adulte des pays occidentaux7.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à 2,7 millions le nombre de morts dus à la BPCO en 2000 dans le monde.
Pire, elle prévoit qu'en 2020, cette affection sera la troisième cause de mortalité par maladie dans le monde en raison du tabagisme, notamment celui des femmes.

En France, la BPCO concerne 3 à 4 millions de personnes, soit 6 à 8 % de la population adulte. La BPCO est la 3e cause de mortalité en France. 100 000 personnes sont au stade de l'insuffisance respiratoire chronique.
16 000 en meurent chaque année (Source : Ministère de la Santé, juillet 2005). En 1993, 20 % des patients atteints de BPCO étaient des femmes. Aujourd'hui, les femmes constituent 40 à 45 % des malades.
Cela s'explique par le fait que les femmes sont de plus en plus nombreuses à fumer. Actuellement, 30 % des Françaises fument.

Causes

  • Le tabagisme est la principale cause de la broncho-pneumopathie chronique obstructive et est responsable de 80 % de ces dernières2. Le tabagisme passif augmente également les risques de développer la maladie.

  • Une déficience en alpha 1-antitrypsine d'origine génétique peut aussi être une cause d'emphysème mais cette cause est rare (moins de 1 %).

  • Un asthme chronique peut également évoluer vers une BPCO.

  • La pollution atmosphérique joue un rôle certain.

  • Habitations chauffées au bois, en cas d'installations vétustes.

  • L'activité et l'environnement professionnel jouent également leur rôle.

  • Les industries chimique, pétrochimique, pharmaceutique, des solvants, des fabrications d'encres, le travail en milieu/salle stérile - froide, humide et en air conditionné. Les patients atteints de BPCO peuvent alors être relativement jeunes.

#24 GÉNÉRALITÉS » QUELQUES CHIFFRES… » 29-05-2016 09:08:47

powershot
Réponses : 1

On observe une nette augmentation de l’asthme dans les pays industrialisés et en Belgique; 6 à 7% des adultes de 20 à 45 ans en souffrent, mais cette maladie touche plus particulièrement les enfants.
Toujours dans notre pays, 8 à 10% des moins de 18 ans sont asthmatiques ; ceci ne représente toutefois qu’une évaluation partielle du problème puisque plusieurs études ont démontré que de nombreux cas d’asthme n’étaient pas diagnostiqués chez les jeunes.

#25 GÉNÉRALITÉS » QU'EST-CE L'ASTHME ? » 29-05-2016 09:04:43

powershot
Réponses : 0

L'asthme résulte d'une inflammation chronique des bronches qui contribue à rendre celles-ci plus sensibles, on parle d'hyperactivité bronchique. En contact avec certains agents irritants, elles vont se rétrécir suite à plusieurs phénomènes : un oedème de la paroi, une augmentation de la sécrétion de mucus et une contraction musculaire. Cette obstruction bronchique parfois brutale est réversible.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES DE L'ASTHME ?

L'asthme se caractérise par de la toux, des sifflements et une difficulté à respirer. Pendant les crises, l'asthmatique ressent une oppression, un essoufflement et une impression d'étouffement. Dans certains cas, on observe uniquement une toux chronique et épuisante.

QUELLES SONT LES CAUSES DE L’ASTHME ?

Les causes de l’asthme varient d’un individu à l’autre et la grande diversité des facteurs qui sont impliqués exige une approche et une gestion personnalisée de la maladie.

EN GÉNÉRAL, L’ASTHME A UN CARACTÈRE FAMILIAL, SURTOUT S’IL EST D’ORIGINE ALLERGIQUE.

Le facteur déclenchant le plus important chez les enfants est l’exposition aux allergènes. Parmi ceux-ci figurent les acariens, les moisissures, les pollens, les animaux à poils et à plumes. Ces agents provocateurs favorisent les crises d’asthme lorsqu’ils pénètrent dans les voies respiratoires. Cependant, la consommation de certains aliments et médicaments peut aussi provoquer une réaction allergique de type respiratoire.

Il arrive, surtout chez les enfants, que les signes d’asthme apparaissent à l'occasion d’effort physique. Dans ce cas, il est malgré tout important de continuer à pratiquer un sport, la natation par exemple, car cela permet de faire des efforts de plus en plus intenses sans qu'une réaction asthmatique n'apparaisse.

DES INFECTIONS VIRALES PEUVENT ÊTRE À L’ORIGINE DE L’ASTHME.

Par ailleurs, l’apparition et l’augmentation des crises sont largement conditionnées par des facteurs environnementaux : les irritants (solvants, peinture…) et polluants atmosphériques, les conditions météorologiques comme le froid sec ou le temps brumeux. En outre, d’autres éléments peuvent également intervenir : le tabagisme (y compris le tabagisme passif), et l’état émotionnel de la personne (stress, fatigue…).

LA NÉCESSITÉ D’UNE APPROCHE PERSONNALISÉE

Même s’il est rarement mortel, l’asthme a un impact important sur la santé et sur la qualité de vie.

Un traitement adéquat, suivi soigneusement, permet à la personne asthmatique de réduire l’inflammation des bronches. D’autres mesures de prévention, essentiellement via l’éviction des allergènes, sont cependant nécessaires pour autant que l’asthme soit allergique ; elles permettent de limiter le nombre et l’importance des crises. Il est donc particulièrement important d’identifier avec certitude le(s) allergène(s) en cause afin de cibler au mieux les actions à mener. C'est ainsi que de simples mesures d’éviction peu onéreuses (aération, limitation des tapis et des tentures, aspiration régulière des matelas et fauteuils…) ou visant à améliorer l’hygiène de vie (pratique d’un sport, arrêt du tabagisme...) peuvent avoir un impact non négligeable sur la maladie. L’éviction des animaux familiers représente souvent une difficulté psychologique importante. En cas d’antécédents dans la famille, Il vaut mieux éviter d’introduire des animaux domestiques avant la naissance d’un enfant.

L’éducation du patient est essentielle. Elle est d’autant plus importante que l’asthmatique doit connaître sa maladie afin de mieux se prendre en charge.

Pied de page des forums

Propulsé par FluxBB et forum-privé.com